HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Platon, Les lois, livre XII

Page 945

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[12,945] τούτῳ μήτ' οὖν τις στρατηγὸς μήτ' ἄλλος ποτὲ τῶν κατὰ πόλεμον (945a) ἀρχόντων ὡς ἀνδρὶ στρατιώτῃ χρήσηται μηδ' εἰς τάξιν κατατάξῃ μηδ' ἡντινοῦν· εἰ δὲ μή, κατευθύνειν αὐτοῦ τὸν εὔθυνον, ἂν μὲν τοῦ μεγίστου τιμήματος τάξας τὸν κακόν, χιλίας, ἂν δὲ τοῦ δευτέρου, πέντε μνᾶς, ἂν δὲ τοῦ τρίτου, τρεῖς μνᾶς, ἂν δὲ τοῦ τετάρτου, μνᾶν. δὲ ὀφλὼν τὴν δίκην πρὸς τῷ ἀφεῖσθαι τῶν ἀνδρείων κινδύνων κατὰ φύσιν τὴν αὑτοῦ προσαποτεισάτω μισθόν, χιλίας μέν, ἂν τοῦ μεγίστου τιμήματος , πέντε δέ, τοῦ δευτέρου, τρεῖς δέ, (945b) ἂν τοῦ τρίτου, μνᾶν δὲ ὡσαύτως, καθάπερ οἱ πρόσθεν, τοῦ τετάρτου μέρους. CHAPITRE III. εὐθύνων δὴ πέρι τίς ἡμῖν λόγος ἂν εἴη πρέπων ἀρχόντων γενομένων τῶν μὲν κατὰ τύχην κλήρου καὶ ἐπ' ἐνιαυτόν, τῶν δ' εἰς πλείονα ἔτη καὶ ἐκ προκρίτων; τῶν δὴ τοιούτων εὐθυντὴς τίς ἱκανός, ἄν τίς τί εἴπῃ σκολιὸν αὐτῶν <> καμφθεὶς ὑπὸ βάρους μὲν τὴν ἀρχὴν πράξῃ, τῆς δ' αὑτοῦ δυνάμεως ἐνδείᾳ πρὸς τὴν τῆς ἀρχῆς ἀξίαν; ῥᾴδιον μὲν (945c) οὐδαμῶς εὑρεῖν τῶν ἀρχόντων ἄρχοντα ὑπερβάλλοντα πρὸς ἀρετήν, ὅμως δὲ πειρατέον εὐθυντάς τινας ἀνευρίσκειν θείους. ἔχει γὰρ οὖν οὕτω. πολλοὶ καιροὶ πολιτείας λύσεώς εἰσιν, καθάπερ νεὼς ζῴου τινός, οὓς ἐντόνους τε καὶ ὑποζώματα καὶ νεύρων ἐπιτόνους, μίαν οὖσαν φύσιν διεσπαρμένην, πολλαχοῦ πολλοῖς ὀνόμασιν προσαγορεύομεν· εἷς δὲ οὗτος οὐ σμικρότατος καιρὸς τοῦ σῴζεσθαί τε καὶ διαλυθεῖσαν (945d) οἴχεσθαι πολιτείαν. ἂν μὲν γὰρ οἱ τοὺς ἄρχοντας ἐξευθύνοντες βελτίους ὦσιν ἐκείνων, καὶ τοῦτ' ἐν δίκῃ ἀμέμπτῳ τε καὶ ἀμέμπτως, πᾶσα οὕτω θάλλει τε καὶ εὐδαιμονεῖ χώρα καὶ πόλις· ἐὰν δ' ἄλλως τὰ περὶ τὰς εὐθύνας τῶν ἀρχόντων γίγνηται, τότε λυθείσης τῆς τὰ πάντα πολιτεύματα συνεχούσης εἰς ἓν δίκης, ταύτῃ πᾶσα ἀρχὴ διεσπάσθη χωρὶς ἑτέρα ἀπ' ἄλλης, καὶ οὐκ εἰς τὸ αὐτὸ ἔτι νεύουσαι, (945e) πολλὰς ἐκ μιᾶς τὴν πόλιν ποιοῦσαι, στάσεων ἐμπλήσασαι ταχὺ διώλεσαν. διὸ δὴ δεῖ πάντως τοὺς εὐθύνους θαυμαστοὺς πᾶσαν ἀρετὴν εἶναι. τεκταινώμεθα δή τινα τρόπον αὐτῶν τοιάνδε γένεσιν. κατ' ἐνιαυτὸν ἕκαστον μετὰ τροπὰς ἡλίου τὰς ἐκ θέρους εἰς χειμῶνα συνιέναι χρεὼν πᾶσαν τὴν πόλιν εἰς Ἡλίου κοινὸν καὶ Ἀπόλλωνος τέμενος, [12,945] qu'aucun général, ni aucun autre officier n'admette cet homme comme soldat et ne le range dans aucun corps de troupes, quel qu'il soit. Sinon, le censeur taxera celui qui l'aura admis dans les rangs de l'armée à mille drachmes d'amende, s'il est de la première classe ; à cinq mines, s'il est de la seconde ; à trois, s'il est de la troisième; à une, s'il est de la quatrième. Quant au condamné, outre qu'on l'écartera, conformément à sa lâcheté, des dangers que courent les hommes, il payera une amende de mille drachmes, s'il est de la première classe ; de cinq mines, s'il est de la seconde ; de trois, s'il est de la troisième, et d'une, s'il est de la quatrième, exactement comme le précédent. CHAPITRE III. (L'ATHÉNIEN) Que convient-il de proposer au sujet de la censure à exercer sur les magistrats institués, les uns par le tirage au sort et pour une année, les autres pour plusieurs années et au choix ? Où trouver quelqu'un qui soit capable de leur demander des comptes, si l'un d'eux, courbé sous le poids de sa charge, n'ayant pas les forces suffisantes pour l'exercer comme il le doit, commet quelque action louche ? Quoiqu'il ne soit aucunement facile de trouver un magistrat supérieur aux autres en vertu, il faut néanmoins essayer de découvrir de ces hommes divins capables de censurer les autres. Il y a bien des causes qui peuvent amener la ruine d'un État, comme il y en a pour un vaisseau et pour un animal dans ce que nous appelons de noms divers, ressorts, ceinture, nerfs et tendons, bien que, placés en plusieurs endroits, ils soient de même nature. Mais la censure dont il s'agit est certainement un des facteurs les plus importants pour la conservation ou la décomposition d'un gouvernement ; car si ceux qui demandent des comptes aux magistrats sont meilleurs qu'eux, et s'ils remplissent leur fonction en toute justice et d'une manière irréprochable, tout le pays et l'État sont florissants et prospères. Mais s'ils se comportent autrement dans leur censure, alors la justice, qui est le lien commun de toutes les parties du gouvernement, venant à se dissoudre, tous les magistrats entrent en conflit les uns avec les autres, et, au lieu de conspirer à la même fin, d'une république ils en font plusieurs et ils ne tardent pas à en précipiter la ruine. C'est pourquoi il faut absolument que les censeurs soient admirables en tout genre de vertu. Imaginons donc un procédé pour les élire. Chaque année, quand le soleil aura passé des signes d'été aux signes d'hiver, tous les citoyens se réuniront dans un lieu consacré à la fois au Soleil et à Apollon


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Dernière mise à jour : 24/05/2007