HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Basile de Césarée, Homélies sur l'Hexaëméron (I)

Chapitre 2

  Chapitre 2

[1,2] Οὗτος τοίνυν τῆς αὐτοπροσώπου θέας τοῦ Θεοῦ ἐξίσου τοῖς ἀγγέλοις ἀξιωθεὶς, ἐξ ὧν ἤκουσε παρὰ τοῦ Θεοῦ διαλέγεται ἡμῖν. Ἀκούσωμεν τοίνυν ἀληθείας ῥημάτων οὐκ ἐν πειθοῖς σοφίας ἀνθρωπίνης, ἀλλ´ ἐν διδακτοῖς Πνεύματος λαληθεῖσιν· ὧν τὸ τέλος οὐχ τῶν ἀκουόντων ἔπαινος, ἀλλ´ σωτηρία τῶν διδασκομένων. Ἐν ἀρχῇ ἐποίησεν θεὸς τὸν οὐρανὸν καὶ τὴν γῆν. Ἵστησί μου τὸν λόγον τὸ θαῦμα τῆς διανοίας. Τί πρῶτον εἴπω; πόθεν ἄρξομαι τῆς ἐξηγήσεως; Ἐλέγξω τῶν ἔξω τὴν ματαιότητα; ἀνυμνήσω τὴν ἡμετέραν ἀλήθειαν; Πολλὰ περὶ φύσεως ἐπραγματεύσαντο οἱ τῶν Ἑλλήνων σοφοὶ, καὶ οὐδὲ εἷς παρ´ αὐτοῖς λόγος ἕστηκεν ἀκίνητος καὶ ἀσάλευτος, ἀεὶ τοῦ δευτέρου τὸν πρὸ αὐτοῦ καταβάλλοντος· ὥστε ἡμῖν μηδὲν ἔργον εἶναι τὰ ἐκείνων ἐλέγχειν· ἀρκοῦσι γὰρ ἀλλήλοις πρὸς τὴν οἰκείαν ἀνατροπήν. Οἱ γὰρ Θεὸν ἀγνοήσαντες, αἰτίαν ἔμφρονα προεστάναι τῆς γενέσεως τῶν ὅλων οὐ συνεχώρησαν, ἀλλ´ οἰκείως τῇ ἐξ ἀρχῆς ἀγνοίᾳ τὰ ἐφεξῆς συνεπέραναν. Διὰ τοῦτο οἱ μὲν ἐπὶ τὰς ὑλικὰς ὑποθέσεις κατέφυγον, τοῖς τοῦ κόσμου στοιχείοις τὴν αἰτίαν τοῦ παντὸς ἀναθέντες· οἱ δὲ ἄτομα καὶ ἀμερῆ σώματα, καὶ ὄγκους καὶ πόρους συνέχειν τὴν φύσιν τῶν ὁρατῶν ἐφαντάσθησαν. Νῦν μὲν γὰρ συνιόντων ἀλλήλοις τῶν ἀμερῶν σωμάτων, νῦν δὲ μετασυγκρινομένων, τὰς γενέσεις καὶ τὰς φθορὰς ἐπιγίνεσθαι· καὶ τῶν διαρκεστέρων σωμάτων τὴν ἰσχυροτέραν τῶν ἀτόμων ἀντεμπλοκὴν τῆς διαμονῆς τὴν αἰτίαν παρέχειν. Ὄντως ἱστὸν ἀράχνης ὑφαίνουσιν οἱ ταῦτα γράφοντες, οἱ οὕτω λεπτὰς καὶ ἀνυποστάτους ἀρχὰς οὐρανοῦ καὶ γῆς καὶ θαλάσσης ὑποτιθέμενοι. Οὐ γὰρ ᾔδεσαν εἰπεῖν, Ἐν ἀρχῇ ἐποίησεν Θεὸς τὸν οὐρανὸν καὶ τὴν γῆν. Διὰ τοῦτο ἀκυβέρνητα καὶ ἀδιοίκητα εἶναι τὰ σύμπαντα, ὡς ἂν τύχῃ φερόμενα, ὑπὸ τῆς ἐνοικούσης αὐτοῖς ἀθεότητος ἠπατήθησαν. [1,2] Or ce grand homme, qui a mérité de voir Dieu comme les Anges le voient, nous raconte ce que le Seigneur lui a appris. Ecoutons donc les paroles de la vérité, qui offrent, non les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais la doctrine pure de l'Esprit-Saint (I. Cor. 2. 4) ; ces paroles dont la fin n'est pas les applaudissements de ceux qui écoutent, mais le salut de ceux qui veulent s'instruire. Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. Frappé de cette idée admirable, je m'arrête. Que dirai-je d'abord? par où commencerai-je mon instruction? confondrai-je les erreurs des infidèles, ou exalterai-je les vérités de notre foi? Incapables de se fixer à une seule opinion solide, les sages de la Grèce ont fabriqué sur la nature des choses mille opinions diverses, qui se combattent et se détruisent les unes les autres sans qu'il soit besoin que nous les attaquions. Comme ils ignoraient le vrai Dieu, ils n'ont pas admis une cause intelligente qui ait présidé à la création de l'univers ; mais ils ont forgé des systèmes conformes à leur ignorance de l'Etre suprême. Recourant à des causes matérielles, les uns ont attribué l'origine du monde aux éléments du monde même; les autres ont cru que les choses visibles sont composées de corps simples, d'atomes plus ou moins rapprochés, que de leur réunion ou de leur séparation résulte la génération ou la dissolution des êtres, que l'adhésion plus ferme et plus durable de ces mêmes atomes forme ce qu'on appelle les corps durs. C'est vraiment ne donner que des tissus de toile d'araignées, que de fournir des principes si faibles et si peu consistants du ciel, de la terre et de la mer. Ils ne savaient pas dire, ces sages insensés : Au commencement Dieu a fait le ciel et la terre. Aussi l'ignorance de la divinité les a-t-elle jetés dans l’erreur de croire que tout est régi par le hasard, et non gouverné par une suprême sagesse.


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Dernière mise à jour : 23/04/2009