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Du texte à l'hypertexte

Flavius Josèphe (37 à +/- 100 ap. J. Chr.), Les Antiquités judaïques, livre VIII

Chapitre 15, par. 5

  Chapitre 15, par. 5

[8,15,5] (5)<411> Καὶ Ἄχαβος μὲν καὶ Ἰωσάφατος τῶν Ἱεροσολύμων βασιλεὺς ἀναλαβόντες τὰς δυνάμεις ἤλασαν εἰς Ῥαμάθην πόλιν τῆς Γαλαδίτιδος. δὲ τῶν Σύρων βασιλεὺς ἀκούσας αὐτῶν τὴν στρατείαν ἀντεπήγαγεν αὐτοῖς τὴν αὑτοῦ στρατιὰν καὶ οὐκ ἄπωθεν τῆς Ἀραμάθης στρατοπεδεύεται. <412> συνέθεντο δὲ τε Ἄχαβος καὶ Ἰωσάφατος ἀποθέσθαι μὲν τὸν Ἄχαβον τὸ βασιλικὸν σχῆμα, τὸν δὲ τῶν Ἱεροσολύμων βασιλέα τὴν αὐτοῦ στολὴν ἔχοντα στῆναι ἐν τῇ παρατάξει, κατασοφιζόμενοι τὰ ὑπὸ τοῦ Μιχαία προειρημένα. εὗρε δ' αὐτὸν τὸ χρεὼν καὶ δίχα τοῦ σχήματος: <413> μὲν γὰρ Ἄδαδος τῶν Σύρων βασιλεὺς παρήγγειλε τῇ στρατιᾷ διὰ τῶν ἡγεμόνων μηδένα τῶν ἄλλων ἀναιρεῖν, μόνον δὲ τὸν βασιλέα τῶν Ἰσραηλιτῶν. οἱ δὲ Σύροι τῆς συμβολῆς γενομένης ἰδόντες τὸν Ἰωσάφατον ἑστῶτα πρὸ τῆς τάξεως καὶ τοῦτον εἰκάσαντες εἶναι τὸν Ἄχαβον ὥρμησαν ἐπ' αὐτὸν καὶ περικυκλωσάμενοι, <414> ὡς ἐγγὺς ὄντες ἔγνωσαν οὐκ ὄντα τοῦτον, ἀνεχώρησαν ὀπίσω, ἀπό τε ἀρχομένης ἠοῦς ἄχρι δείλης μαχόμενοι καὶ νικῶντες ἀπέκτειναν οὐδένα κατὰ τὴν τοῦ βασιλέως ἐντολὴν ζητοῦντες τὸν Ἄχαβον ἀνελεῖν μόνον καὶ εὑρεῖν οὐ δυνάμενοι. παῖς δέ τις βασιλικὸς τοῦ Ἀδάδου Ἀμανὸς ὄνομα τοξεύσας εἰς τοὺς πολεμίους τιτρώσκει τὸν βασιλέα διὰ τοῦ θώρακος κατὰ τοῦ πνεύμονος. <415> Ἄχαβος δὲ τὸ μὲν συμβεβηκὸς οὐκ ἔγνω ποιῆσαι τῷ στρατεύματι φανερὸν μὴ τραπείησαν, τὸν δ' ἡνίοχον ἐκέλευσεν ἐκτρέψαντα τὸ ἅρμα ἐξάγειν τῆς μάχης: χαλεπῶς γὰρ βεβλῆσθαι καὶ καιρίως. ὀδυνώμενος δὲ ἔστη ἐπὶ τοῦ ἅρματος ἄχρι δύνοντος ἡλίου καὶ λιφαιμήσας ἀπέθανε. [8,15,5] 5. Achab et Josaphat, roi de Jérusalem, emmenèrent leurs troupes et marchèrent vers Aramathé, ville de la Galaditide. Le roi des Syriens, averti de leur expédition, fit sortir son armée contre eux et établit son camp non loin d’Aramathé. Achab et Josaphat convinrent qu’Achab se dépouillerait de son costume royal, tandis que le roi de Jérusalem le revêtirait<402> et se tiendrait dans la mêlée, croyant déjouer par ce calcul les prédictions de Michéas. Mais la fatalité le trouva, même sans ses insignes. En effet, Adad, le roi des Syriens, recommanda à l’armée, par la voix des chefs, de ne mettre à mort nul autre que le seul roi des Israélites. Les Syriens, le combat engagé, ayant aperçu Josaphat qui se tenait devant les rangs, se figurant voir Achab, s’élancèrent sur lui et l’entourèrent. Mais lorsque, venus plus près, ils reconnurent leur méprise<403>, ils firent tous demi-tour. En lutte depuis le point du jour jusqu’à la nuit et vainqueurs, ils ne tuèrent personne, selon la recommandation du roi ; ils cherchaient uniquement à tuer Achab, mais ne purent le rencontrer. Cependant, un page du roi Adad, nommé Amanos<404>, ayant lancé des flèches sur les ennemis, blessa le roi au poumon à travers sa cuirasse. Achab résolut de ne pas faire connaître l’accident à l’armée, de peur de la déterminer à la fuite, mais il ordonna au conducteur de faire tourner son char et de l’emmener loin du combat, car il était blessé grièvement. Au milieu de ses souffrances, il demeura sur son char jusqu’au coucher du soleil et mourut de la perte de son sang.


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Dernière mise à jour : 28/08/2009