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Du texte à l'hypertexte

APPIEN d'Alexandrie, Histoire romaine - Les guerres civiles, livre I

Chapitre 29-30

  Chapitre 29-30

[1,29] 29. Καὶ τὸ μὲν Νωνίου πάθος ὧδε ἐσιγήθη διὰ τὴν δημαρχίαν Ἀπουληίου, δεδιότων αὐτὸν ἔτι ἐξελέγχειν· ἐξηλάθη δὲ καὶ Μέτελλος ὑπ' αὐτῶν, προσλαβόντων Γάιον Μάριον ἕκτην ἄρχοντα ὑπατείαν, ἐχθρὸν ἀφανῆ τοῦ Μετέλλου. Καὶ συνέπραξαν ὧδε ἅπαντες ἀλλήλοις. μὲν Ἀπουλήιος νόμον ἐσέφερε διαδάσασθαι γῆν, ὅσην ἐν τῇ νῦν ὑπὸ Ῥωμαίων καλουμένῃ Γαλατίᾳ Κίμβροι γένος Κελτῶν κατειλήφεσαν, καὶ αὐτοὺς Μάριος ἔναγχος ἐξελάσας τὴν γῆν ὡς οὐκέτι Γαλατῶν ἐς Ῥωμαίους περιεσπάκει. Προσέκειτο δέ, εἰ κυρώσειε τὸν νόμον δῆμος, τὴν βουλὴν πένθ' ἡμέραις ἐπομόσαι πεισθήσεσθαι τῷ νόμῳ, τὸν οὐκ ὀμόσαντα μήτε βουλεύειν καὶ ὀφλεῖν τῷ δήμῳ τάλαντα εἴκοσιν, ὑπονοοῦντες οὕτως ἄλλους τε τῶν δυσχεραινόντων ἀμυνεῖσθαι καὶ Μέτελλον ὑπὸ φρονήματος οὐκ ἐνδώσοντα ἐς τὸν ὅρκον. μὲν δὴ νόμος ὧδε εἶχεν, καὶ Ἀπουλήιος ἡμέραν αὐτοῦ τῇ δοκιμασίᾳ προυτίθει καὶ περιέπεμπε τοὺς ἐξαγγέλλοντας τοῖς οὖσιν ἀνὰ τοὺς ἀγρούς, οἷς δὴ καὶ μάλιστ' ἐθάρρουν ὑπεστρατευμένοις Μαρίῳ. Πλεονεκτούντων δ', ἐν τῷ νόμῳ τῶν Ἰταλιωτῶν δῆμος ἐδυσχέραινε. [1,29] 29. Métellus aussi fut banni par ses ennemis avec l'aide de Caius Marius, qui était alors consul pour la sixième fois et qui était en secret son ennemi. C’est pourquoi ils travaillèrent main dans la main. Apuleius proposa une loi pour diviser la terre que les Cimbres (une tribu celtique récemment battue par Marius) avaient prises dans le pays que les Romains appellent maintenant la Gaule et qui était devenu à ce moment non plus un territoire gaulois mais romain. Cette loi prévoyait que, si le peuple la votait, les sénateurs devaient prêter serment dans les cinq jours de lui obéir et que ceux qui refusaient de le faire seraient expulsés du Sénat et devraient payer une amende de 20 talents au profit du peuple. Ainsi ils avaient l’intention de punir ceux qui ceux qui s’opposaient et particulièrement Métellus, qui était trop orgueilleux pour se soumettre au serment. Telle était la proposition de loi. Apuleius choisit le jour pour tenir les comices et envoya des messagers pour rameuter de tribus rustiques ceux en qui il avait le plus confiance parce qu'ils avaient servi dans l'armée de Marius. Car la loi faisait la part belle aux alliés italiens alors qu’elle ne plaisait aux habitants de la ville.
[1,30] 30. Καὶ στάσεως ἐν τῇ κυρίᾳ γενομένης, ὅσοι μὲν ἐκώλυον τῶν δημάρχων τοὺς νόμους, ὑβριζόμενοι πρὸς τοῦ Ἀπουληίου κατεπήδων ἀπὸ τοῦ βήματος, δὲ πολιτικὸς ὄχλος ἐβόα ὡς γενομένης ἐν ἐκκλησίᾳ βροντῆς, ὅθεν οὐ θέμις ἐστὶ Ῥωμαίοις οὐδὲν ἔτι κυροῦν. Βιαζομένων δὲ καὶ ὣς τῶν περὶ τὸν Ἀπουλήιον οἱ πολιτικοὶ τά τε ἱμάτια διαζωσάμενοι καὶ τὰ προστυχόντα ξύλα ἁρπάσαντες τοὺς ἀγροίκους διέστησαν. Οἱ δ' αὖθις ὑπὸ τοῦ Ἀπουληίου συγκαλούμενοι μετὰ ξύλων καὶ οἵδε τοῖς ἀστικοῖς ἐπῄεσαν καὶ βιασάμενοι τὸν νόμον ἐκύρωσαν. Κυρωθέντος δ' αὐτίκα Μάριος οἷα ὕπατος τῇ βουλῇ προυτίθει σκοπεῖν περὶ τοῦ ὅρκου· καὶ τὸν Μέτελλον εἰδὼς στερρόν τε τῇ γνώμῃ καὶ βέβαιον ἐφ' τι φρονήσειεν εἰπεῖν φθάσειεν, ἐτίθει πρῶτος ἐς μέσον τὴν γνώμην τὴν ἑαυτοῦ μετ' ἐνέδρας καὶ ἔλεγεν, ὡς οὔποτε τὸν ὅρκον ἑκὼν τόνδε αὐτὸς ὀμόσει. Συναποφηναμένου δὲ ταῦτα καὶ τοῦ Μετέλλου καὶ τῶν ἄλλων αὐτοὺς ἐπαινεσάντων, Μάριος διέλυσε τὴν βουλήν. Εἶτα τῆς πέμπτης ἡμέρας, τῷ ὅρκῳ τελευταία κατὰ τὸν νόμον ἦν, ἀμφὶ δεκάτην ὥραν αὐτοὺς κατὰ σπουδὴν συναγαγὼν ἔφη τὸν δῆμον ἐσπουδακότα περὶ τὸν νόμον δεδιέναι, μηχανὴν δ' ὁρᾶν καὶ σόφισμα τοιόνδε· ὀμόσειν γάρ, νόμος ἐστί, τῷδε πεισθήσεσθαι τῷ νόμῳ, καὶ νῦν μὲν οὕτω διασκεδᾶν τοὺς ἀπὸ τῶν ἀγρῶν ἐνηδρευμένους, ὕστερον δ' οὐ δυσχερῶς ἐπιδείξειν, ὅτι οὐκ ἔστι νόμος πρὸς βίαν τε καὶ βροντῆς ὠνομασμένης κεκυρωμένος παρὰ τὰ πάτρια. [1,30] 30. Des troubles éclatèrent le jour des comices. Ceux qui tentèrent d'empêcher le vote des lois proposées par les tribuns furent insultés par Apuleius et écartés des rostres. La foule urbaine hurla qu’on avait lors de l'assemblée entendu le tonnerre et que la coutume romaine, dans ce cas-là, n’autorisait pas de terminer ce jour-là les affaires en cours. Malgré cela les partisans d'Apuleius persistèrent. Les habitants de la ville se regroupèrent, saisirent des morceaux de bois qui se trouvaient à portée de main et dispersèrent les gens de la campagne. Ces derniers furent rassemblés par Apuleius et attaquèrent à leur tour les gens de ville avec des massues, les repoussèrent et firent voter la loi. Aussitôt après, Marius, comme consul, proposa au sénat d’examiner la question. Sachant que Métellus était un homme avec des opinions bien arrêtées et résolu à dire ce qu’il pensait, Marius donna lui-même en premier lieu publiquement son propre avis, mais hypocritement en disant qu’il ne prêterait jamais lui-même ce serment volontairement. Métellus fut d’accord avec lui et tous les autres les approuvèrent tous les deux. Marius renvoya le sénat. Le cinquième jour (le dernier jour prescrit par la loi pour prêter le serment) il les appela tous ensemble dans la précipitation à la dixième heure en disant qu'il avait peur du peuple parce que celui-ci voulait absolument la loi. Il dit qu’il connaît un subterfuge pour se tirer d'affaire : de jurer qu'ils obéiraient à la loi dans la mesure où c'était une loi et immédiatement après ils disperseraient par ce stratagème les gens de la campagne. Ensuite on pourrait facilement montrer que cette loi, qui avait été votée par violence, après que le tonnerre ait grondé et contrairement à la coutume de leurs ancêtres, n'était pas vraiment une loi.


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Dernière mise à jour : 13/04/2006