[3,5,2] Πρὸς δὲ τῇ εὐκαρπίᾳ τῆς γῆς καὶ τὸ μηδὲν τῶν σινομένων θηρίων
εὑρίσκεσθαι ῥᾳδίως ἐνταῦθα πρόσεστιν· οὐδὲ γὰρ τοὺς λαγιδεῖς ἐπιχωρίους
εἶναί φασιν, ἀλλὰ κομισθέντων ἐκ τῆς περαίας ὑπό τινος ἄρρενος καὶ θηλείας
γενέσθαι τὴν ἐπιγονήν· ἣ τοσαύτη κατ' ἀρχὰς ὑπῆρχεν, ὥστε καὶ οἴκους
ἀνατρέπειν ἐκ τῆς ὑπονομῆς καὶ δένδρα, καὶ ἐπὶ τοὺς Ῥωμαίους, ὥσπερ εἶπον,
ἀναγκασθῆναι καταφυγεῖν τοὺς ἀνθρώπους. Νῦν μέντοι τὸ εὐμεταχείριστον
τῆς θήρας ἐπικρατεῖν οὐκ ἐᾷ τὴν βλάβην, ἀλλὰ λυσιτελῶς οἱ ἔχοντες
καρποῦνται τὴν γῆν. Αὗται μὲν οὖν ἐντὸς στηλῶν τῶν Ἡρακλείων καλουμένων.
| [3,5,2] A leur fertilité naturelle ces îles joignent un autre avantage, c'est
qu'on aurait peine à y rencontrer aucune bête nuisible. Les lapins eux-mêmes,
à ce qu'on assure, n'y sont point indigènes, mais un des
habitants ayant apporté de la côte voisine un mâle et une femelle, ce
premier couple fit souche, et telle fut l'abondance avec laquelle la race
de ces animaux multiplia tout d'abord, que les populations, voyant
leurs maisons et leurs arbres sapés et renversés, en furent réduites,
avons-nous dit, à chercher un refuge auprès des Romains. Aujourd'hui
heureusement l'habileté des chasseurs ne laisse plus le fléau prendre
ainsi le dessus et les propriétaires sont libres de cultiver leurs terres
avec profit. — Les îles dont nous venons de parler
sont situées en deçà des Colonnes d'Hercule.
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