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Du texte à l'hypertexte

Porphyre, L'Antre des Nymphes, texte complet

Chapitre 17-18

  Chapitre 17-18

[17] λαμβανομένου τοίνυν καὶ ἐπὶ καθαρμοῦ τοῦ μέλιτος καὶ ἐπὶ φυλακῆς σηπεδόνος καὶ ἐπὶ τῆς δι´ ἡδονῆς εἰς γένεσιν καταγωγῆς οἰκεῖον σύμβολον καὶ νύμφαις ὑδριάσι παρατίθεται εἰς τὸ ἄσηπτον τῶν ὑδάτων ὧν ἐπιστατοῦσι καὶ τὴν κάθαρσιν αὐτῶν καὶ τὴν εἰς γένεσιν συνεργίαν, συνεργεῖ γὰρ γενέσει τὸ ὕδωρ. διὸ καὶ ἐν τοῖς κρατῆρσι καὶ ἀμφιφορεῦσι τιθαιβώσσουσι μέλισσαι, τῶν μὲν κρατήρων σύμβολον τῶν πηγῶν φερόντων, καθὼς παρὰ τῷ Μίθρᾳ κρατὴρ ἀντὶ τῆς πηγῆς τέτακται, τῶν δ´ ἀμφιφορέων τῶν ἐν οἷς τὰ ἀπὸ τῶν πηγῶν ἀρυόμεθα. [17] Le miel passant pour purifier, préserver de la corruption naturelle et exciter à la génération par l'attrait du plaisir est pris à juste titre pour symbole des Nymphes Hydriades parce que les eaux auxquelles président celles-ci sont incorruptibles, purificatrices et qu'elles aident à la génération. Car l'eau aide à la génération. Pour cette raison les abeilles construisent leurs rayons dans des cratères et des amphores. Les cratères symbolisent les sources (ainsi auprès de Mithra est placé un cratère en guise de source) et les amphores figurent les vases avec lesquels nous puisons l'eau des sources.
[18] πηγαὶ δὲ καὶ νάματα οἰκεῖα ταῖς ὑδριάσι νύμφαις καὶ ἔτι γε μᾶλλον νύμφαις ταῖς ψυχαῖς, ἃς ἰδίως μελίσσας οἱ παλαιοὶ ἐκάλουν ἡδονῆς οὔσας ἐργαστικάς. ὅθεν καὶ Σοφοκλῆς οὐκ ἀνοικείως ἐπὶ τῶν ψυχῶν ἔφηβομβεῖ δὲ νεκρῶν σμῆνος ἔρχεταί τ´ ἄνω.’ καὶ τὰς Δήμητρος ἱερείας ὡς τῆς χθονίας θεᾶς μύστιδας μελίσσας οἱ παλαιοὶ ἐκάλουν αὐτήν τε τὴν Κόρην Μελιτώδη, Σελήνην τε οὖσαν γενέσεως προστάτιδα Μέλισσαν ἐκάλουν ἄλλως τε ἐπεὶ ταῦρος μὲν Σελήνη καὶ ὕψωμα Σελήνης ταῦρος, βουγενεῖς δ´ αἱ μέλισσαι, καὶ ψυχαὶ δ´ εἰς γένεσιν ἰοῦσαι βουγενεῖς, καὶ βουκλόπος θεὸς τὴν γένεσιν λεληθότως ἀκούων. πεποίηνται ἤδη τὸ μέλι καὶ θανάτου σύμβολον (διὸ καὶ μέλιτος σπονδὰς τοῖς χθονίοις ἔθυον), τὴν δὲ χολὴν ζωῆς, ἤτοι δι´ ἡδονῆς αἰνιττόμενοι ἀποθνῄσκειν τὸν τῆς ψυχῆς βίον, διὰ δὲ πικρίας ἀναβιώσκεσθαι (ὅθεν καὶ τοῖς θεοῖς χολὴν ἔθυον), ὅτι μὲν θάνατος λυσίπονος, δ´ ἐνταῦθα ζωὴ ἐπίμοχθος καὶ πικρά. [18] Les sources et les fontaines conviennent aux Nymphes Hydriades et particulièrement aux âmes nymphes que les anciens appelaient proprement abeilles parce qu'elles sont ouvrières de plaisir. Aussi Sophocle a-t-il dit des âmes sans inexactitude: "L’essaim des morts bourdonne et monte". Les anciens donnaient encore le nom d'abeilles aux prêtresses de Cérès en tant qu'elles étaient chargées d'initier aux mystères de la déesse souterraine et ils disaient Koré douce comme le miel. Ils appelaient aussi abeille la lune qui préside à la génération et d'un autre nom taureau ; car le signe du Taureau est le point d'exaltation de la lune ; et comme les abeilles naissent des bœufs, on nomme Née des bœufs les âmes qui vont vers la génération et Voleur de bœufs le dieu qui connaît les secrets de la génération. On a fait aussi du miel le symbole de la mort (c'est pour cela qu'on offrait des libations de miel aux dieux souterrains) et du fiel le symbole de la vie, soit que l’on voulût signifier que la vie de l’âme périt par la volupté et renaît par l'amertume (de là vient qu'on offrait du fiel aux dieux), soit que l’on voulût faire entendre que la mort délivre de la douleur et que cette vie est pénible et amère.


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Dernière mise à jour : 7/06/2007