HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

POLYBE, Histoire, livre XII [fragments]

Chapitre 10

  Chapitre 10

[12,10] X. <1> Πρῶτον δὴ διαπορήσαι τις ἂν πρὸς τίνας τῶν Λοκρῶν παραγενόμενος ἐπυνθάνετο περὶ τούτων. Εἰ μὲν γὰρ συνέβαινε, <2> καθάπερ τοὺς ἐν Ἰταλίᾳ Λοκρούς, οὕτω καὶ τοὺς κατὰ τὴν Ἑλλάδα μίαν πόλιν ἔχειν, τάχἂν οὐκ ἔδει διαπορεῖν, ἀλλἦν ἂν εὐθεώρητον· <3> ἐπεὶ δὲ δύἔθνη Λοκρῶν ἐστι, πρὸς ποτέρους ἦλθε καὶ πρὸς ποίας πόλεις τῶν ἑτέρων, καὶ παρὰ τίσιν εὗρε τὰς συνθήκας ἀναγεγραμμένας; οὐδὲν γὰρ ἡμῖν διασαφεῖται τούτων. <4> Καίτοι διότι τοῦτἴδιόν ἐστι Τιμαίου καὶ ταύτῃ παρημίλληται τοὺς ἄλλους συγγραφέας καὶ καθόλου τῇδέ πῃ τῆς ἀποδοχῆςλέγω δὲ κατὰ τὴν ἐν τοῖς χρόνοις καὶ ταῖς ἀναγραφαῖς ἐπίφασιν τῆς ἀκριβείας καὶ τὴν περὶ τοῦτο τὸ μέρος ἐπιμέλειανδοκῶ, πάντες γινώσκομεν. <5> Διὸ καὶ θαυμάζειν ἐστὶν ἄξιον πῶς οὔτε τὸ τῆς πόλεως ὄνομα, παροἷς εὗρεν, οὔτε τὸν τόπον, ἐν συμβαίνει τὴν συνθήκην ἀναγεγράφθαι, διεσάφησεν ἡμῖν, οὔτε τοὺς ἄρχοντας τοὺς δείξαντας αὐτῷ τὴν ἀναγραφὴν καὶ πρὸς οὓς ἐποιεῖτο τὸν λόγον, ἵνα μηδενὶ διαπορεῖν ἐξῇ μηδέν, ἀλλὡρισμένου τοῦ τόπου καὶ τῆς πόλεως ἐνῇ τοῖς ἀμφισβητοῦσιν εὑρεῖν τὴν ἀκρίβειαν. <6> δὲ πάντα ταῦτα παραλελοιπὼς δῆλός ἐστι συνειδὼς αὑτῷ κατὰ πρόθεσιν ἐψευσμένῳ. Διότι γὰρ τῶν τοιούτων ἐπιλαβόμενος οὐδὲν ἂν παρέλειπε Τίμαιος, ἀλλἀπρίξ, τὸ δὴ λεγόμενον, ἀμφοῖν τοῖν χεροῖν ἐπέφυ, προφανὲς ἐκ τούτων. <7> γὰρ πρὸς τὴν Ἐχεκράτους πίστιν ἀπερεισάμενος ἐπὀνόματος, πρὸς ὅν φησι περὶ τῶν ἐν Ἰταλίᾳ Λοκρῶν ποιήσασθαι τοὺς λόγους καὶ παροὗ πυθέσθαι περὶ τούτων, <8> καὶ προσεξειργασμένος, ἵνα μὴ φανῇ τοῦ τυχόντος ἀκηκοὼς ὅτι συνέβαινε τὸν τούτου πατέρα πρεσβείας κατηξιῶσθαι πρότερον ὑπὸ Διονυσίου, <9> πού γἂν οὗτος δημοσίας ἀναγραφῆς ἐπιλαβόμενος παραδοσίμου στήλης παρεσιώπησεν; [12,10] X. <1> D'abord, on pourrait se demandera à quels Locriens il s'est adressé pour avoir ces détails. <2> Si, en Grèce comme en Italie, les Locriens ne formaient qu'une seule cité, le doute ne serait plus permis, la chose serait évidente. <3> Mais comme en Grèce il y a deux peuples du même nom, auprès duquel a-t-il cherché ces détails, et de plus, auprès de quelle ville de l'un ou de l'autre ? Chez qui a-t-il trouvé le traité écrit? il ne nous en dit rien. <4> Cependant, un des traits caractéristiques de Timée, une qualité qu'il oppose aux historiens ses rivaux comme un titre à la faveur, c'est une exactitude scrupuleuse et un soin particulier dans l'indication des dates et dans celle des autorités dont il s'est servi : il n'est personne, je pense, qui l'ignore. <5> Aussi, doit-on justement s'étonner qu'il n'ait cité ni le nom de la ville où il a rencontré ces lumières, ni le lieu où le traité a été rédigé, ni les magistrats qui le lui ont montré et qui ont conversé avec lui ; par là il eût évité toute équivoque. Dès que le lieu et la ville étaient déterminés, rien n'était plus facile pour les incrédules que de s'assurer de la vérité. <6> Si donc il a omis ces détails, c'est qu'il avait conscience de ses mensonges volontaires. Il est évident par ce qui suit que, dans le cas où il eût réellement trouvé ces preuves, loin de négliger ce qui pouvait les confirmer, il s'en fût avidement saisi. <7> Il s'appuie sur l'autorité d'Échécrate qu'il nomme à propos des Locriens d'Italie ; il dit que c'est lui qui l'a entretenu de ce peuple, <8> qui lui en a tracé l'histoire; et pour ne pas paraître citer un témoignage sans valeur, il ajoute que le père d'Échécrate avait été chargé d'une ambassade par Denys. <9> Comment un homme si exact, du reste, pourrait-il se taire sur un écrit public ou sur une ancienne inscription qu'il aurait découverte ?


Recherches | Texte | Lecture | Liste du vocabulaire | Index inverse | Menu | Site de Philippe Remacle |

 
UCL | FLTR | Hodoi Elektronikai | Itinera Electronica | Bibliotheca Classica Selecta (BCS) |
Ingénierie Technologies de l'Information : B. Maroutaeff - C. Ruell - J. Schumacher

Dernière mise à jour : 12/03/2009