HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Homère, L'Iliade, chant XXIII

Vers 350-399

  Vers 350-399

[23,350] ἕζετ᾽, ἐπεὶ παιδὶ ἑκάστου πείρατἔειπε.
Μηριόνης δἄρα πέμπτος ἐΰτριχας ὁπλίσαθἵππους.
ἂν δἔβαν ἐς δίφρους, ἐν δὲ κλήρους ἐβάλοντο·
πάλλἈχιλεύς, ἐκ δὲ κλῆρος θόρε Νεστορίδαο
Ἀντιλόχου· μετὰ τὸν δἔλαχε κρείων Εὔμηλος·
355 τῷ δἄρἐπἈτρεΐδης δουρὶ κλειτὸς Μενέλαος,
τῷ δἐπὶ Μηριόνης λάχἐλαυνέμεν· ὕστατος αὖτε
Τυδεΐδης ὄχἄριστος ἐὼν λάχἐλαυνέμεν ἵππους.
στὰν δὲ μεταστοιχί, σήμηνε δὲ τέρματἈχιλλεὺς
τηλόθεν ἐν λείῳ πεδίῳ· παρὰ δὲ σκοπὸν εἷσεν
360 ἀντίθεον Φοίνικα ὀπάονα πατρὸς ἑοῖο,
ὡς μεμνέῳτο δρόμους καὶ ἀληθείην ἀποείποι.
οἳ δἅμα πάντες ἐφἵπποιιν μάστιγας ἄειραν,
πέπληγόν θἱμᾶσιν, ὁμόκλησάν τἐπέεσσιν
ἐσσυμένως· οἳ δὦκα διέπρησσον πεδίοιο
365 νόσφι νεῶν ταχέως· ὑπὸ δὲ στέρνοισι κονίη
ἵστατἀειρομένη ὥς τε νέφος ἠὲ θύελλα,
χαῖται δἐρρώοντο μετὰ πνοιῇς ἀνέμοιο.
ἅρματα δἄλλοτε μὲν χθονὶ πίλνατο πουλυβοτείρῃ,
ἄλλοτε δἀΐξασκε μετήορα· τοὶ δἐλατῆρες
370 ἕστασαν ἐν δίφροισι, πάτασσε δὲ θυμὸς ἑκάστου
νίκης ἱεμένων· κέκλοντο δὲ οἷσιν ἕκαστος
ἵπποις, οἳ δἐπέτοντο κονίοντες πεδίοιο.
ἀλλὅτε δὴ πύματον τέλεον δρόμον ὠκέες ἵπποι
ἂψ ἐφἁλὸς πολιῆς, τότε δὴ ἀρετή γε ἑκάστου
375 φαίνετ᾽, ἄφαρ δἵπποισι τάθη δρόμος· ὦκα δἔπειτα
αἳ Φηρητιάδαο ποδώκεες ἔκφερον ἵπποι.
τὰς δὲ μετἐξέφερον Διομήδεος ἄρσενες ἵπποι
Τρώϊοι, οὐδέ τι πολλὸν ἄνευθἔσαν, ἀλλὰ μάλἐγγύς·
αἰεὶ γὰρ δίφρου ἐπιβησομένοισιν ἐΐκτην,
380 πνοιῇ δΕὐμήλοιο μετάφρενον εὐρέε τὤμω
θέρμετ᾽· ἐπαὐτῷ γὰρ κεφαλὰς καταθέντε πετέσθην.
καί νύ κεν παρέλασσ ἀμφήριστον ἔθηκεν,
εἰ μὴ Τυδέος υἷϊ κοτέσσατο Φοῖβος Ἀπόλλων,
ὅς ῥά οἱ ἐκ χειρῶν ἔβαλεν μάστιγα φαεινήν.
385 τοῖο δἀπὀφθαλμῶν χύτο δάκρυα χωομένοιο,
οὕνεκα τὰς μὲν ὅρα ἔτι καὶ πολὺ μᾶλλον ἰούσας,
οἳ δέ οἱ ἐβλάφθησαν ἄνευ κέντροιο θέοντες.
οὐδἄρἈθηναίην ἐλεφηράμενος λάθἈπόλλων
Τυδεΐδην, μάλα δὦκα μετέσσυτο ποιμένα λαῶν,
390 δῶκε δέ οἱ μάστιγα, μένος δἵπποισιν ἐνῆκεν·
δὲ μετἈδμήτου υἱὸν κοτέουσἐβεβήκει,
ἵππειον δέ οἱ ἦξε θεὰ ζυγόν· αἳ δέ οἱ ἵπποι
ἀμφὶς ὁδοῦ δραμέτην, ῥυμὸς δἐπὶ γαῖαν ἐλύσθη.
αὐτὸς δἐκ δίφροιο παρὰ τροχὸν ἐξεκυλίσθη,
395 ἀγκῶνάς τε περιδρύφθη στόμα τε ῥῖνάς τε,
θρυλίχθη δὲ μέτωπον ἐπὀφρύσι· τὼ δέ οἱ ὄσσε
δακρυόφι πλῆσθεν, θαλερὴ δέ οἱ ἔσχετο φωνή.
Τυδεΐδης δὲ παρατρέψας ἔχε μώνυχας ἵππους,
πολλὸν τῶν ἄλλων ἐξάλμενος· ἐν γὰρ Ἀθήνη
[23,350] ayant appris à son fils les conséquences de
chaque manoeuvre.
Mérion, le cinquième, prépara ses chevaux à la belle robe.
Puis ils montèrent sur leurs chars, et jetèrent leurs
sorts. Achille les agita; et au dehors sauta celui du fils
de Nestor, Antilochos. Après lui vint le sort du puissant
Eumèlos; à sa suite, l'Atride Ménélas, célèbre par sa
lance, à sa suite Mérion obtinrent du sort de se placer.
Et, le dernier, le fils de Tydée, (de beaucoup le meilleur),
obtint de placer ses chevaux. Ils s'arrêtèrent en ligne, et
Achille leur montra la borne, au loin, dans la plaine
unie. Il y avait placé, comme surveillant, Phénix, rival
des dieux, suivant de son père, pour qu'il se rappelât la
course et lui rapportât la vérité.
Tous, alors, sur les chevaux levèrent le fouet, les
frappèrent de leur lanière, les excitèrent de la voix, d'un
élan; et eux, vite, parcouraient la plaine, loin des vaisseaux,
rapidement. Sous leur poitrail, la poussière se
dressait, soulevée, comme un nuage ou un tourbillon;
et leurs crinières flottaient au souffle du vent. Les chars
tantôt s'abaissaient vers la terre nourricière, tantôt bondissaient
en l'air. Leurs conducteurs étaient debout
dans la caisse, et le coeur de chacun palpitait du désir de
la victoire; ils excitaient chacun leurs chevaux, qui
volaient dans la poussière, par la plaine.
Mais, comme les chevaux rapides parcouraient le bout
de la piste, en revenant vers la mer blanchissante, alors
la valeur de chacun apparut. Les chevaux allongèrent
leur galop; et, aussitôt, les juments rapides du fils de
Phérès se détachèrent. Derrière elles se détachèrent les
étalons de Diomède, les chevaux de Trôs; ils n'étaient pas
loin, mais très près; sans cesse il semblait qu'ils allaient
monter sur le char, et, de leur souffle, Eumèlos sentait son
dos et ses larges épaules chauffés ; car ils avaient la tête sur
lui, en volant.
Alors il serait passé ou aurait rendu la victoire discutable
le fils de Tydée, si Phébus Apollon ne s'était irrité
contre lui : il fit tomber de ses mains le fouet brillant.
De ses yeux coulèrent des larmes de rage, à voir les
juments aller plus vite encore, et ses chevaux lésés, car
ils couraient sans aiguillon.
Mais à Athénè il n'échappa point qu'Apollon nuisait
par fraude au fils de Tydée. A l'instant elle s'élança vers
le pasteur de troupes, lui donna un fouet, mit de l'ardeur
en ses chevaux; puis vers le fils d'Admète, irritée, elle
alla. La déesse brisa le joug de son attelage; les juments
partirent chacune d'un côté de la route, dans leur course,
le timon roula à terre, Eumèlos lui-même, du char,
roula contre une roue, se déchira les coudes, la bouche,
le nez, se blessa au front, au-dessus des sourcils. Ses
yeux se remplirent de larmes, sa voix vigoureuse s'arrêta.
Le fils de Tydée l'évita avec ses chevaux aux sabots massifs,
et bondit bien en avant des autres;


Recherches | Texte | Lecture | Liste du vocabulaire | Index inverse | Menu | Bibliotheca Classica Selecta |

 
UCL | FLTR | Hodoi Elektronikai | Itinera Electronica | Bibliotheca Classica Selecta (BCS) |
Ingénierie Technologies de l'Information : B. Maroutaeff - C. Ruell - J. Schumacher

Dernière mise à jour : 26/06/2006