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Du texte à l'hypertexte

Flavius Josèphe (37 à +/- 100 ap. J. Chr.), Les Antiquités judaïques, livre VIII

Chapitre 14, par. 5

  Chapitre 14, par. 5

[8,14,5] (5)<389> Προφήτης δέ τις τοὔνομα Μιχαίας προσελθών τινι τῶν Ἰσραηλιτῶν ἐκέλευεν αὐτὸν εἰς τὴν κεφαλὴν πλῆξαι: τοῦτο γὰρ ποιήσειν κατὰ βούλησιν τοῦ θεοῦ. τοῦ δὲ μὴ πεισθέντος προεῖπε παρακούσαντα τῶν τοῦ θεοῦ προσταγμάτων λέοντι περιτυχόντα διαφθαρήσεσθαι. συμβάντος τούτου τἀνθρώπῳ πρόσεισιν ἑτέρῳ πάλιν προφήτης ταὐτὸ προστάσσων. <390> πλήξαντος δ' ἐκείνου καὶ θραύσαντος αὐτοῦ τὸ κρανίον καταδησάμενος τὴν κεφαλὴν προσῆλθε τῷ βασιλεῖ λέγων αὐτῷ συνεστρατεῦσθαι καὶ παραλαβεῖν ἐπὶ φυλακῇ τινα τῶν αἰχμαλώτων παρὰ τοῦ ταξιάρχου, φυγόντος δ' αὐτοῦ κινδυνεύειν ὑπὸ τοῦ παραδεδωκότος ἀποθανεῖν: ἀπειλῆσαι γὰρ αὐτὸν εἰ διαφύγοι αἰχμάλωτος ἀποκτείνειν. <391> δίκαιον δὲ φήσαντος Ἀχάβου τὸν θάνατον εἶναι λύσας τὴν κεφαλὴν ἐπιγινώσκεται ὑπ' αὐτοῦ Μιχαίας προφήτης ὤν. ἐκέχρητο δὲ σοφίσματι πρὸς αὐτὸν τῷ γενομένῳ πρὸς τοὺς μέλλοντας λόγους: <392> εἶπε γάρ, <ὡς> θεὸς ἀφέντ' αὐτὸν διαδράναι τὴν τιμωρίαν Ἄδαδον τὸν βλασφημήσαντα εἰς αὐτὸν μετελεύσεται καὶ ποιήσει σεαυτὸν μὲν ἀποθανεῖν ὑπ' ἐκείνου, τὸν δὲ λαὸν ὑπὸ τῆς στρατιᾶς αὐτοῦ.” παροξυνθεὶς δ' Ἄχαβος πρὸς τὸν προφήτην τὸν μὲν ἐγκλεισθέντα φυλάττεσθαι ἐκέλευσε, συγκεχυμένος δ' αὐτὸς ἐπὶ τοῖς Μιχαίου λόγοις ἀνεχώρησεν εἰς τὴν οἰκείαν. [8,14,5] 5. Cependant un prophète, nommé Michéas<380>, s’approchant d’un Israélite, le pria de le frapper à la tête : il se conformerait ainsi à la volonté de Dieu. L’homme ayant refusé, il lui prédit que, pour avoir contrevenu aux prescriptions divines, il rencontrerait un lion qui le tuerait. Et ainsi il advint. Ensuite le prophète aborde un second homme et lui intime le même ordre. L’homme le frappe et lui fend le crâne. Le prophète, la tête bandée, s’approche du roi, lui raconte qu’il avait fait la campagne et avait reçu un prisonnier en garde des mains du capitaine, mais l’homme s’étant échappé, il craignait d’être mis à mort par le chef qui le lui avait confié : celui-ci l’avait, en effet, menacé de mort en pareil cas. Alors, comme Achab affirmait qu’il méritait, en effet, de mourir, il découvre sa tête et le roi reconnaît le prophète Michéas. S’il s’était servi d’un pareil subterfuge, c’était pour arriver à lui tenir le langage suivant : « Puisque tu as, lui dit-il, laissé impuni cet Adad, qui a proféré des blasphèmes contre lui, Dieu te poursuivra et te fera périr, toi de la main d’Adad et ton peuple par son armée. » Achab, irrité contre le prophète, le fit enfermer et surveiller<381>, mais il s’en retourna chez lui troublé<382> par les paroles de Michéas.


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Dernière mise à jour : 28/08/2009