HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Strabon, Geographica, livre IV

Chapitre 4

  par. 1

[4,4,1] ΚΕΦ. Δ'. 1. Μετὰ δὲ τὰ λεχθέντα ἔθνη τὰ λοιπὰ Βελγῶν ἐστιν ἔθνη τῶν παρωκεανιτῶν, ὧν Ὀυένετοι μέν εἰσιν οἱ ναυμαχήσαντες πρὸς Καίσαρα· ἕτοιμοι γὰρ ἦσαν κωλύειν τὸν εἰς τὴν Βρεττανικὴν πλοῦν χρώμενοι τῷ ἐμπορίῳ. Κατεναυμάχησε δὲ ῥᾳδίως, οὐκ ἐμβόλοις χρώμενος ( ἦν γὰρ παχέα τὰ ξύλα), ἀλλ' ἀνέμῳ φερομένων ἐπ' αὐτὸν κατέσπων οἱ Ῥωμαῖοι τὰ ἱστία δορυδρεπάνοις· ἦν γὰρ σκύτινα διὰ τὴν βίαν τῶν ἀνέμων· ἁλύσεις δ' ἔτεινον ἀντὶ κάλων. Πλατύπυγα δὲ ποιοῦσι καὶ ὑψίπρυμνα καὶ ὑψόπρῳρα διὰ τὰς ἀμπώτεις, δρυίνης ὕλης, ἧς ἐστιν εὐπορία· διόπερ οὐ συνάγουσι τὰς ἁρμονίας τῶν σανίδων, ἀλλ' ἀραιώματα καταλείπουσι· ταῦτα δὲ βρύοις διανάττουσι τοῦ μὴ κατὰ τὰς νεωλκίας καπυροῦσθαι τὴν ὕλην μὴ νοτιζομένην, τοῦ μὲν βρύου νοτιωτέρου ὄντος τῇ φύσει, τῆς δὲ δρυὸς ξηρᾶς καὶ ἀλιποῦς. Τούτους οἶμαι τοὺς Ὀυενέτους οἰκιστὰς εἶναι τῶν κατὰ τὸν Ἀδρίαν· καὶ γὰρ οἱ ἄλλοι πάντες σχεδόν τι οἱ ἐν τῇ Ἰταλίᾳ Κελτοὶ μετανέστησαν ἐκ τῆς ὑπὲρ τῶν Ἄλπεων γῆς, καθάπερ καὶ οἱ Βόιοι καὶ Σένονες· διὰ δὲ τὴν ὁμωνυμίαν Παφλαγόνας φασὶν αὐτούς. Λέγω δ' οὐκ ἰσχυριζόμενος· ἀρκεῖ γὰρ περὶ τῶν τοιούτων τὸ εἰκός. Ὀσίσμιοι δ' εἰσίν, οὓς {Ὠσ}τιμίους ὀνομάζει Πυθέας, ἐπί τινος προπεπτωκυίας ἱκανῶς ἄκρας εἰς τὸν ὠκεανὸν οἰκοῦντες, οὐκ ἐπὶ τοσοῦτον δέ, ἐφ' ὅσον ἐκεῖνος φησι καὶ οἱ πιστεύσαντες ἐκείνῳ. Τῶν δὲ μεταξὺ ἐθνῶν τοῦ τε Σηκοάνα καὶ τοῦ Λείγηρος οἱ μὲν τοῖς Σηκοανοῖς, οἱ δὲ τοῖς Ἀρουέρνοις ὁμοροῦσι. [4,4,1] CHAPITRE IV. 1. Les derniers peuples que nous ayons encore à mentionner après ceux qui précèdent appartiennent à la Belgique parocéanique ou maritime. De ce nombre sont les Vénètes qui livrèrent à César cette grande bataille navale : ils s'étaient proposé d'empêcher César de passer en Bretagne, l'île de Bretagne étant le principal débouché de leur commerce. Mais César eut facilement raison de leur flotte, bien que ses vaisseaux n'eussent pu faire usage de leurs éperons, le bois des embarcations vénètes ayant trop d'épaisseur : il laissa l'ennemi arriver sur lui à pleines voiles et poussé par le vent, puis, sur son ordre, les Romains, qui s'étaient munis de faux emmanchées au bout de longues piques, se mirent à couper et à arracher les voiles des vaisseaux vénètes, voiles faites en cuir à cause de la violence habituelle du vent dans ces parages, et que les Vénètes tendent, non avec des câbles, mais à l'aide de chaînes. Quant aux vaisseaux mêmes, ils sont très larges de fond, très élevés de la poupe comme de la proue, pour pouvoir mieux résister aux marées de l'Océan, et construits en chêne, vu que le chêne abonde sur ces côtes : seulement, eu égard à la nature de ce bois, on ne rapproche pas les planches de façon à les faire joindre exactement, mais on y laisse des interstices, qu'on bouche ensuite avec des algues marines, pour éviter que, quand le navire est tiré à terre, le bois, faute d'humidité, ne se dessèche; car, tandis que le bois de chêne est toujours sec et maigre, les algues sont plutôt humides de leur nature. La plupart des peuples Celtes ou Gaulois établis en Italie (les Boiens notamment et les Sénons) étant venus de la Gaule transalpine, je serais assez porté à croire que les Vénètes de l'Adriatique sont une colonie de ces Vénètes de l'Océan, et que c'est uniquement la ressemblance des noms qui les a fait passer pour originaires de Paphlagonie. Je ne donne pas du reste mon opinion pour certaine, mais elle est vraisemblable, et, dans les questions de ce genre, cela suffit. Aux Vénètes succèdent les Osismiens, ou, comme les nomme Pythéas, les {Ostimiens} : ce peuple habite une presqu'île qui avance passablement loin dans l'Océan, pas aussi loin pourtant que le prétend Pythéas et qu'on le répète d'après lui. Quant aux nations comprises entre le Sequanas et le Liger, elles confinent, {avons-nous dit,} les unes aux Séquanes, et les autres aux Arvernes.


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Dernière mise à jour : 12/04/2006