HODOI ELEKTRONIKAI
Corpora

Strabon, Geographica, livre X-2

Μυρτούντιον



Texte grec :

[10b,21] Μεταξὺ δὲ Λευκάδος καὶ τοῦ Ἀμβρακικοῦ κόλπου λιμνοθάλαττά ἐστι Μυρτούντιον λεγομένη. Ἀπὸ δὲ Λευκάδος ἑξῆς Πάλαιρος καὶ Ἀλυζία τῆς Ἀκαρνανίας εἰσὶ πόλεις, ὧν ἡ Ἀλυζία πεντεκαίδεκα ἀπὸ θαλάττης διέχει σταδίους, καθ' ἥν ἐστι λιμὴν Ἡρακλέους ἱερὸς καὶ τέμενος, ἐξ οὗ τοὺς Ἡρακλέους ἄθλους, ἔργα Λυσίππου, μετήνεγκεν εἰς Ῥώμην τῶν ἡγεμόνων τις, παρὰ τόπον κειμένους διὰ τὴν ἐρημίαν. Εἶτα ἄκρα Κριθώτη καὶ {αἱ} Ἐχινάδες καὶ πόλις Ἀστακός, ὁμώνυμος τῇ περὶ Νικομήδειαν καὶ τὸν Ἀστακηνὸν κόλπον καὶ ἡ Κριθώτη δ' ὁμώνυμος πολίχνη τῶν ἐν τῇ Θρᾳκίᾳ Χερρονήσῳ· πάντα δ' εὐλίμενα τὰ μεταξύ· εἶτ' Οἰνιάδαι καὶ ὁ Ἀχελῶος· εἶτα λίμνη τῶν Οἰνιαδῶν Μελίτη καλουμένη, μῆκος μὲν ἔχουσα τριάκοντα σταδίων πλάτος δὲ εἴκοσι, καὶ ἄλλη Κυνία διπλασία ταύτης καὶ μῆκος καὶ πλάτος, τρίτη δ' Οὐρία πολλῷ τούτων μικροτέρα· ἡ μὲν οὖν Κυνία καὶ ἐκδίδωσιν εἰς τὴν θάλατταν, αἱ λοιπαὶ δ' ὑπέρκεινται ὅσον ἡμιστάδιον· εἶθ' ὁ Εὔηνος, εἰς ὃν ἀπὸ τοῦ Ἀκτίου στάδιοι ἑξακόσιοι ἑβδομήκοντα· μετὰ δὲ τὸν Εὔηνον τὸ ὄρος ἡ Χαλκίς, ἣν Χαλκίαν εἴρηκεν Ἀρτεμίδωρος· εἶθ' ἡ Πλευρών, εἶθ' ἡ Ἁλίκυρνα κώμη, ἧς ὑπέρκειται Καλυδὼν ἐν τῇ μεσογαίᾳ σταδίοις τριάκοντα· περὶ δὲ τὴν Καλυδῶνά ἐστι τὸ τοῦ Λαφρίου Ἀπόλλωνος ἱερόν· εἶθ' ὁ Ταφιασσὸς τὸ ὄρος, εἶτα Μακυνία πόλις, εἶτα Μολύκρεια καὶ πλησίον τὸ Ἀντίρριον τὸ τῆς Αἰτωλίας ὅριον καὶ τῆς Λοκρίδος, εἰς ὃ ἀπὸ τοῦ Εὐήνου στάδιοι περὶ ἑκατὸν εἴκοσιν. Ἀρτεμίδωρος μὲν {οὐχ} οὕτω περὶ τῆς εἴτε Χαλκίδος εἴτε Χαλκίας τοῦ ὄρους, μεταξὺ τοῦ Ἀχελώου καὶ τῆς Πλευρῶνος ἱδρύων αὐτήν, Ἀπολλόδωρος δέ, ὡς πρότερον εἶπον, ὑπὲρ τῆς Μολυκρείας καὶ τὴν Χαλκίδα καὶ τὸν Ταφιασσόν· καὶ τὴν δὲ Καλυδῶνα μεταξὺ ἱδρῦσθαί φησι τῆς τε Πλευρῶνος καὶ τῆς Χαλκίδος· εἰ μὴ ἄρα ἕτερον θετέον τὸ πρὸς Πλευρῶνι ὄρος Χαλκίαν καλούμενον, ἕτερον δὲ τὴν Χαλκίδα τὴν πρὸς Μολυκρείᾳ. Ἔστι δέ τις καὶ πρὸς τῇ Καλυδῶνι λίμνη μεγάλη καὶ εὔοψος, ἣν ἔχουσιν οἱ ἐν Πάτραις Ῥωμαῖοι.

Traduction française :

[10b,21] Entre Leucade et le golfe Ambracique s'étend l'aestuaire ou liman de Myrtuntium ; puis la côte d'Acarnanie nous offre, à partir de Leucade, les villes de Palaeros et d'Alyzia. Celle-ci, à vrai dire, est à 15 stades de la mer, mais juste au-dessous est un port consacré à Hercule et voisin d'un temple de la même divinité que décorait le beau groupe des travaux d'Hercule dû au ciseau de Lysippe, avant qu'il eût été enlevé et transporté à Rome par un préteur romain (je ne sais plus lequel), qui avait jugé, apparemment, qu'un lieu aussi désert n'était pas la place d'un pareil chef-d'oeuvre. - Viennent ensuite et la pointe de Crithoté et le groupe des Echinades et la ville d'Astacus, dont le nom rappelle identiquement celui d'une ville {de Bithynie}, voisine de Nicomédie et du golfe Astacénien, de même que le nom de la pointe Crithoté rappelle celui d'une des petites villes de la Chersonèse de Thrace. Toute la côte dans l'intervalle est pourvue de ports excellents. Puis on rencontre, successivement, l'étang d'Oeniades ou de Mélité (ce dernier nom est aujourd'hui plus usité), long de 30 stades et large de 20, l'étang de Cynia double du précédent en longueur et en largeur, enfin celui d'Uria, le plus petit des trois de beaucoup. Mais l'étang de Cynia seul débouche directement dans la mer : les deux autres sont séparés de la côte par l'espace d'un demi-stade environ. Suit enfin l'embouchure de l'Evénus. Jusque là, depuis Actium, l'étendue totale de la côte est de 670 stades. Passé l'Evénus, on aperçoit le mont Chalcis, ou, comme l'appelle Artémidore, le mont Chalcia, suivi de Pleuron et du bourg d'Halicyrna. C'est juste au-dessus de ce bourg, à 30 stades dans l'intérieur, qu'est située la ville de Calydon, et, tout à côté de Calydon, le temple d'Apollon Laphrius. On signale ensuite le mont Taphiassus, la ville de Macynia, celle de Molycria, et l'on ne tarde pas à atteindre {le cap} Antirrhium, qui marque la limite entre l'Aetolie et la Locride et se trouve à 120 stades de l'embouchure de l'Evénus. Artémidore, à la vérité, assigne au mont Chalcis ou Chalcia une position bien différente, puisqu'il place cette montagne entre le fleuve Achéloüs et Pleuron, mais on se souvient qu'Apollodore fixe positivement la situation de Molycria au-dessous des monts Chalcis et Taphiassus ; j'ajoute que le même auteur nous dit formellement que Calydon était bâtie entre Pleuron et le mont Chalcis. Peut-être bien aussi y aurait-il lieu d'admettre l'existence de deux sommets distincts, l'un du nom de Chalcia, voisin de Fleuron, l'autre du nom de Chalcis, voisin de Molycria. Signalons enfin dans les environs de Calydon un grand étang, fort poissonneux, appartenant actuellement aux Romains de Patrae.





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Dernière mise à jour : 22/05/2008