HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Platon, La République, livre III

σοι



Texte grec :

[412] ὅπως (412a) ἂν ἀλλήλοιν συναρμοσθῆτον ἐπιτεινομένω καὶ ἀνιεμένω μέχρι τοῦ προσήκοντος. Καὶ γὰρ ἔοικεν, ἔφη. Τὸν κάλλιστ’ ἄρα μουσικῇ γυμναστικὴν κεραννύντα καὶ μετριώτατα τῇ ψυχῇ προσφέροντα, τοῦτον ὀρθότατ’ ἂν φαῖμεν εἶναι τελέως μουσικώτατον καὶ εὐαρμοστότατον, πολὺ μᾶλλον ἢ τὸν τὰς χορδὰς ἀλλήλαις συνιστάντα. Εἰκότως γ’, ἔφη, ὦ Σώκρατες. Οὐκοῦν καὶ ἐν τῇ πόλει ἡμῖν, ὦ Γλαύκων, δεήσει τοῦ τοιούτου τινὸς ἀεὶ ἐπιστάτου, εἰ μέλλει ἡ πολιτεία σῴζεσθαι; (b) Δεήσει μέντοι ὡς οἷόν τέ γε μάλιστα. Οἱ μὲν δὴ τύποι τῆς παιδείας τε καὶ τροφῆς οὗτοι ἂν εἶεν. χορείας γὰρ τί ἄν τις διεξίοι τῶν τοιούτων καὶ θήρας τε καὶ κυνηγέσια καὶ γυμνικοὺς ἀγῶνας καὶ ἱππικούς; σχεδὸν γάρ τι δῆλα δὴ ὅτι τούτοις ἑπόμενα δεῖ αὐτὰ εἶναι, καὶ οὐκέτι χαλεπὰ εὑρεῖν. ῎Ισως, ἦ δ’ ὅς, οὐ χαλεπά. Εἶεν, ἦν δ’ ἐγώ· τὸ δὴ μετὰ τοῦτο τί ἂν ἡμῖν διαιρετέον εἴη; ἆρ’ οὐκ αὐτῶν τούτων οἵτινες ἄρξουσί τε καὶ ἄρξονται; (c) Τί μήν; Οὐκοῦν ὅτι μὲν πρεσβυτέρους τοὺς ἄρχοντας δεῖ εἶναι, νεωτέρους δὲ τοὺς ἀρχομένους, δῆλον; Δῆλον. Καὶ ὅτι γε τοὺς ἀρίστους αὐτῶν; Καὶ τοῦτο. Οἱ δὲ γεωργῶν ἄριστοι ἆρ’ οὐ γεωργικώτατοι γίγνονται; Ναί. Νῦν δ’, ἐπειδὴ φυλάκων αὐτοὺς ἀρίστους δεῖ εἶναι, ἆρ’ οὐ φυλακικωτάτους πόλεως; Ναί. Οὐκοῦν φρονίμους τε εἰς τοῦτο δεῖ ὑπάρχειν καὶ δυνατοὺς καὶ ἔτι κηδεμόνας τῆς πόλεως; (d) ῎Εστι ταῦτα. Κήδοιτο δέ γ’ ἄν τις μάλιστα τούτου ὃ τυγχάνοι φιλῶν. Ἀνάγκη. Καὶ μὴν τοῦτό γ’ ἂν μάλιστα φιλοῖ, ᾧ συμφέρειν ἡγοῖτο τὰ αὐτὰ καὶ ἑαυτῷ καὶ (ὅταν μάλιστα) ἐκείνου μὲν εὖ πράττοντος οἴοιτο συμβαίνειν καὶ ἑαυτῷ εὖ πράττειν, μὴ δέ, τοὐναντίον. Οὕτως, ἔφη. ᾿Εκλεκτέον ἄρ’ ἐκ τῶν ἄλλων φυλάκων τοιούτους ἄνδρας, οἳ ἂν σκοποῦσιν ἡμῖν μάλιστα φαίνωνται παρὰ πάντα τὸν (e) βίον, ὃ μὲν ἂν τῇ πόλει ἡγήσωνται συμφέρειν, πάσῃ προθυμίᾳ ποιεῖν, ὃ δ’ ἂν μή, μηδενὶ τρόπῳ πρᾶξαι ἂν ἐθέλειν. ᾿Επιτήδειοι γάρ, ἔφη. Δοκεῖ δή μοι τηρητέον αὐτοὺς εἶναι ἐν ἁπάσαις ταῖς ἡλικίαις, εἰ φυλακικοί εἰσι τούτου τοῦ δόγματος καὶ μήτε γοητευόμενοι μήτε βιαζόμενοι ἐκβάλλουσιν ἐπιλανθανόμενοι δόξαν τὴν τοῦ ποιεῖν δεῖν ἃ τῇ πόλει βέλτιστα. Τίνα, ἔφη, λέγεις τὴν ἐκβολήν; ᾿Εγώ σοι, ἔφην, ἐρῶ. φαίνεταί μοι δόξα ἐξιέναι ἐκ διανοίας ἢ ἑκουσίως ἢ ἀκουσίως,

Traduction française :

[412] afin qu'ils (412a) s'harmonisent entre eux, étant tendus ou relâchés jusqu'au point convenable. Il le semble. Par suite, celui qui mêle avec le plus de beauté la gymnastique à la musique, et dans la meilleure mesure les applique à son âme, celui-là, dirons-nous très justement, est parfait musicien et parfait harmoniste, bien plus que celui qui règle entre elles les cordes d'un instrument. Nous le dirons très justement, Socrate. Nous aurons donc besoin aussi dans notre cité, Glaucon, d'un chef préposé à régler ce mélange, si nous voulons sauver notre constitution. (412b) Assurément, nous en aurons le plus grand besoin. Tel est notre plan d'enseignement et d'éducation dans ses lignes générales ; car, à quoi bon nous étendre sur les danses de nos jeunes gens, leurs chasses avec ou sans meute, leurs compétitions gymniques et hippiques? Il est assez clair que les règles à suivre en cela dépendent de celles que nous avons posées, et qu'il n'est pas difficile de les trouver. Peut-être, dit-il, n'est-ce pas difficile. Admettons-le, poursuivis-je. Après cela que nous reste-t-il à déterminer? N'est-ce pas le choix des citoyens qui doivent commander ou obéir ? (412c) Sans doute. Or, il est évident que les vieillards devront commander et les jeunes obéir. C'est évident. Et que parmi les vieillards il faut choisir les meilleurs. C'est évident aussi. Mais les meilleurs d'entre les laboureurs ne sont-ils pas les plus aptes à cultiver la terre ? Si. Donc, ne faut-il pas que nos chefs, puisqu'ils doivent être les meilleurs d'entre les gardiens, soient les plus aptes à garder la cité ? Si. Et cela ne demande-t-il pas de l'intelligence, de l'autorité et du dévouement à l'intérêt public? Certainement. (412d) Mais n'est-on pas surtout dévoué à ce qu'on aime ? Il y a nécessité. Or, un homme aime surtout ce qu'il croit en communauté d'intérêt avec lui, ce dont il considère la réussite comme la sienne et l'insuccès comme le sien. Oui, dit-il. Nous choisirons donc parmi les gardiens ceux qui, après examen, nous paraîtront devoir faire, pendant toute leur vie et de toute leur bonne volonté, ce qu'ils considèrent comme profitable à la cité, sans jamais consentir (412e) à faire le contraire. Voilà en effet ceux qui conviennent, approuva-t-il. Je crois donc qu'il faut les observer à tous les âges pour voir s'ils restent fidèles à cette maxime, et si, fascinés ou contraints, ils n'abandonnent ni n'oublient l'opinion qui leur impose de travailler au plus grand bien de la cité. Qu'entends-tu par cet abandon ? demanda-t-il. Je vais te le dire, répondis-je. Il me semble qu'une opinion sort de l'esprit volontairement ou involontairement ;





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Dernière mise à jour : 15/02/2006