[15,16] ΚΕΦΑΛΑΙΟΝ ΙϚʹ.
Πορφυρίου πρὸς τὴν τῶν Στωϊκῶν περὶ θεοῦ δόξαν.
« Τὸν δὲ θεὸν οὐκ ὀκνοῦσι πῦρ νοερὸν εἰπόντες ἀΐδιον καταλείπειν καὶ
φθείρειν μὲν πάντα λέγειν καὶ ἐπινέμεσθαι, ὡς τοιοῦτον ὂν πῦρ οἷον τὸ ἡμῖν
συνεγνωσμένον, ἀντιλέγειν τε τῷ Ἀριστοτέλει παραιτουμένῳ τὸν αἰθέρα ἐκ
πυρὸς λέγειν τοιούτου. Ἀπαιτούμενοι δὲ πῶς τὸ τοιοῦτον ἐπιδιαμένει πῦρ,
ἀλλοῖον μὲν πῦρ οὐ λέγουσιν εἶναι, τὸ τοιοῦτον δ´ εἰπόντες καὶ πιστεύειν
αὐτοῖς ἀξιώσαντες εἰποῦσι τῇ ἀλόγῳ πίστει ταύτῃ ἐπισυνάπτουσιν, ὅτι καὶ
ἀΐδιόν ἐστι, καίπερ ἐκ μέρους καὶ τὸ αἰθέριον σβέννυσθαι καὶ ἀνάπτεσθαι
τιθέντες. Ἀλλὰ τὴν τούτων πρὸς μὲν τὰ αὑτῶν ἀβλεψίαν, πρὸς δὲ τὰ τῶν
παλαιῶν ῥᾳθυμίαν τε καὶ καταφρόνησιν τί ἄν τις ἐπιὼν ἐπὶ πλέον μηκύνοι; »
| [15,16] CHAPITRE XVI.
DE PORPHYRE. CONTRE L'OPINION QUE LES STOÏCIENS SE SONT FORMÉE DE DIEU.
TIRÉ DE LA RÉPUTATION DE BOETHUS DANS SON LIVRE DE L'ÂME.
« Ils ne craignent pas de nommer Dieu un feu intelligent qu'ils laissent
durer éternellement. Ils disent encore qu'il détruit et dévore toutes
choses à la manière du feu que nous connaissons. Ils combattent Aristote
qui se refuse à admettre que l'éther soit rempli d'un feu pareil au nôtre.
Quand on leur demande comment ce feu peut s'entretenir, puisqu'ils
contiennent qu'il n'est pas différent du nôtre, mais semblable en tout,
ils répondent qu'on doit les croire sur parole, réunissant ces deux
propositions contradictoires dans une même croyance : savoir, que le feu
dont ils parlent est éternel, et que les parties de l'éther s'éteignent et
se rallument successivement.
« Mais à quoi bon développer plus longuement d'une part le défaut de
lumière de ces philosophes et la paresse ou le dédain des anciens pour
réfuter de semblables doctrines. »
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