HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Aristophane, Les Acharniens

τὸ



Texte grec :

[500] τὸ γὰρ δίκαιον οἶδε καὶ τρυγῳδία.
ἐγὼ δὲ λέξω δεινὰ μὲν δίκαια δέ.
οὐ γάρ με νῦν γε διαβαλεῖ Κλέων ὅτι
ξένων παρόντων τὴν πόλιν κακῶς λέγω.
αὐτοὶ γάρ ἐσμεν οὑπὶ Ληναίῳ τ᾽ ἀγών,
505 κοὔπω ξένοι πάρεισιν· οὔτε γὰρ φόροι
ἥκουσιν οὔτ᾽ ἐκ τῶν πόλεων οἱ ξύμμαχοι·
ἀλλ᾽ ἐσμὲν αὐτοὶ νῦν γε περιεπτισμένοι·
τοὺς γὰρ μετοίκους ἄχυρα τῶν ἀστῶν λέγω.
ἐγὼ δὲ μισῶ μὲν Λακεδαιμονίους σφόδρα,
510 καὐτοῖς ὁ Ποσειδῶν οὑπὶ Ταινάρῳ θεὸς
σείσας ἅπασιν ἐμβάλοι τὰς οἰκίας·
κἀμοὶ γάρ ἐστ᾽ ἀμπέλια διακεκομμένα.
ἀτὰρ φίλοι γὰρ οἱ παρόντες ἐν λόγῳ,
τί ταῦτα τοὺς Λάκωνας αἰτιώμεθα;
515 ἡμῶν γὰρ ἄνδρες, κοὐχὶ τὴν πόλιν λέγω,
μέμνησθε τοῦθ᾽ ὅτι οὐχὶ τὴν πόλιν λέγω,
ἀλλ᾽ ἀνδράρια μοχθηρά, παρακεκομμένα,
ἄτιμα καὶ παράσημα καὶ παράξενα,
ἐσυκοφάντει Μεγαρέων τὰ χλανίσκια·
520 κεἴ που σίκυον ἴδοιεν ἢ λαγᾐδιον
ἢ χοιρίδιον ἢ σκόροδον ἢ χόνδρους ἅλας,
ταῦτ᾽ ἦν Μεγαρικὰ κἀπέπρατ᾽ αὐθημερόν.
καὶ ταῦτα μὲν δὴ σμικρὰ κἀπιχώρια,
πόρνην δὲ Σιμαίθαν ἰόντες Μεγαράδε
525 νεανίαι κλέπτουσι μεθυσοκότταβοι·
κᾆθ᾽ οἱ Μεγαρῆς ὀδύναις πεφυσιγγωμένοι
ἀντεξέκλεψαν Ἀσπασίας πόρνα δύο·
κἀντεῦθεν ἀρχὴ τοῦ πολέμου κατερράγη
Ἕλλησι πᾶσιν ἐκ τριῶν λαικαστριῶν.
530 ἐντεῦθεν ὀργῇ Περικλέης οὑλύμπιος
ἤστραπτ᾽ ἐβρόντα ξυνεκύκα τὴν Ἑλλάδα,
ἐτίθει νόμους ὥσπερ σκόλια γεγραμμένους,
ὡς χρὴ Μεγαρέας μήτε γῇ μήτ᾽ ἐν ἀγορᾷ
μήτ᾽ ἐν θαλάττῃ μήτ᾽ ἐν οὐρανῷ μένειν.
535 ἐντεῦθεν οἱ Μεγαρῆς, ὅτε δὴ ᾽πείνων βάδην,
Λακεδαιμονίων ἐδέοντο τὸ ψήφισμ᾽ ὅπως
μεταστραφείη τὸ διὰ τὰς λαικαστρίας·
κοὐκ ἠθέλομεν ἡμεῖς δεομένων πολλάκις.
κἀντεῦθεν ἤδη πάταγος ἦν τῶν ἀσπίδων.
540 ἐρεῖ τις, οὐ χρῆν· ἀλλὰ τί ἐχρῆν, εἴπατε.
(Δικαιόπολις) φέρ᾽ εἰ Λακεδαιμονίων τις ἐκπλεύσας σκάφει
ἀπέδοτο φήνας κυνίδιον Σεριφίων,
καθῆσθ᾽ ἂν ἐν δόμοισιν; ἦ πολλοῦ γε δεῖ·
καὶ κάρτα μέντἂν εὐθέως καθείλκετε
545 τριακοσίας ναῦς, ἦν δ᾽ ἂν ἡ πόλις πλέα
θορύβου στρατιωτῶν, περὶ τριηράρχου βοῆς,
μισθοῦ διδομένου, παλλαδίων χρυσουμένων,
στοᾶς στεναχούσης, σιτίων μετρουμένων,
ἀσκῶν, τροπωτήρων, κάδους ὠνουμένων,

Traduction française :

[500] Or, la comédie sait aussi ce qui est juste. Or je ne dirai,
au risque d'être désagréable, que des choses justes. Certes, Cléon
ne m'accusera point aujourd'hui de dire du mal de la ville en
présence des étrangers.
Nous sommes seuls : c'est la fête des Lénaion ; les étrangers n'y
sont pas encore ; les tributs n'arrivent pas, ni les alliés
venant de leurs villes. Nous sommes donc seuls et triés au
volet ; car les métèques, selon moi, sont aux citoyens ce
que la paille est au blé.
Je déteste de tout mon coeur les Lacédémoniens : et puisse
Poséidon, le dieu du Ténare, leur envoyer un tremblement
qui renverse toutes leurs maisons ! Et de fait, mes vignes
ont été coupées. Mais, voyons, car il n'y a que des amis
présents à mon discours, pourquoi accuser de tout cela les
Laconiens ? Chez nous, quelques hommes, je ne dis pas la
ville, souvenez-vous bien que je ne dis pas la ville, quelques
misérables pervers, décriés, pas même citoyens, ont accusé
les Mégariens de contrebande de lainage. Voyaient-ils un
concombre, un levraut, un cochon de lait, une gousse d'ail,
un grain de sel : "Cela vient de Mégare !" et on le vendait sur
l'heure. Seulement, c'est peu de chose, et cela ne sort pas
de chez nous. Mais la courtisane Simaithé ayant été enlevée
par des jeunes gens ivres, venus à Mégare, les Mégariens,
outrés de douleur, enlèvent, à leur tour, deux courtisanes
d'Aspasie ; et voilà la guerre allumée chez tous les Hellènes
pour trois filles. Sur ce point, du haut de sa colère,
l'Olympien Périclès éclaire, tonne, bouleverse la Grèce et fait
une loi qui, comme dit le scolie, interdit aux Mégariens de
"séjourner sur la terre, sur l'Agora, sur la mer et sur le
continent " Alors les Mégariens, finissant par mourir de faim,
prient les Lacédémoniens de faire rapporter le décret rendu
à cause des filles de joie. Nous ne voulons pas écouter leurs
demandes réitérées, et dès lors commence un fracas de
boucliers. Quelqu'un va dire : "Il ne fallait pas"; mais que
fallait-il ? dites-le. Qu'un Lacédémonien se fût embarqué
pour Séripho, afin d'y enlever, sous quelque prétexte, un
petit chien et de le vendre, seriez-vous restés tranquilles
dans vos maisons ? Il s'en faut de beaucoup. Vous auriez
aussitôt mis trois cents vaisseaux à la mer : voilà la ville
pleine du bruit des soldats, de clameurs au sujet du
triérarque, des distributions de la solde, du redorage des
Palladia, de bousculades sous les portiques, de mesures de
vivres, d'outres, de courroies à rames, d'achats de tonneaux,





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Dernière mise à jour : 9/02/2006