HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Plutarque, Oeuvres morales, Le démon de Socrate

ψυχάς



Texte grec :

[29] Ὁπλιζομένων δ´ ἡμῶν καὶ συνταττομένων αὖθις ἀφικνεῖται Χάρων ἱλαρῷ τῷ προσώπῳ καὶ μειδιῶν καὶ προσβλέπων εἰς ἡμᾶς θαρρεῖν ἐκέλευεν, ὡς δεινοῦ μηδενὸς ὄντος ἀλλὰ τῆς πράξεως ὁδῷ βαδιζούσης. ‘ὁ γὰρ Ἀρχίας’ ἔφη ‘καὶ ὁ Φίλιππος ὡς ἤκουσαν (596) ἥκειν ἐμὲ κεκλημένον, | ἤδη βαρεῖς ὑπὸ τῆς μέθης ὄντες καὶ συνεκλελυμένοι τοῖς σώμασι τὰς ψυχάς, μόλις διαναστάντες ἔξω προῆλθον ἐπὶ τὰς θύρας. εἰπόντος δὲ τοῦ Ἀρχίου ’φυγάδας, ὦ Χάρων, ἀκούομεν ἐν τῇ πόλει κρύπτεσθαι παρεισελθόντας‘ οὐ μετρίως ἐγὼ διαταραχθείς ’ποῦ δ´‘ εἶπον ’εἶναι λέγονται καὶ τίνες;‘ ’ἀγνοοῦμεν‘ ὁ Ἀρχίας εἶπε ’καί σε τούτου χάριν ἐλθεῖν ἐκελεύσαμεν, εἰ δή τι τυγχάνοις σαφέστερον ἀκηκοώς.‘ κἀγὼ μικρὸν ὥσπερ ἐκ πληγῆς ἀναφέρων τὴν διάνοιαν ἐλογιζόμην λόγον εἶναι τὴν μήνυσιν οὐ βέβαιον, οὐδ´ ὑπὸ τῶν συνειδότων ἐξενηνέχθαι τὴν πρᾶξιν οὐδενός· οὐ γὰρ ἂν ἀγνοεῖν τὴν οἰκίαν αὐτούς, εἴ τις εἰδὼς ἀκριβῶς ἐμήνυεν, ἄλλως δ´ ὑποψίαν ἢ λόγον ἄσημον ἐν τῇ πόλει περιφερόμενον ἥκειν εἰς ἐκείνους. εἶπον οὖν πρὸς αὐτὸν ὅτι ’ζῶντος μὲν Ἀνδροκλείδου πολλάκις ἐπίσταμαι φήμας τοιαύτας ῥυείσας διακενῆς καὶ λόγους ψευδεῖς ἐνοχλήσαντας ἡμῖν, νυνὶ δ´‘ ἔφην ’οὐδὲν ἀκήκοα τοιοῦτον, ὦ Ἀρχία· σκέψομαι δὲ τὸν λόγον, εἰ κελεύεις, κἂν πύθωμαί τι φροντίδος ἄξιον, ὑμᾶς οὐ λήσεται.‘ ’πάνυ μὲν οὖν‘ ὁ Φυλλίδας εἶπε ’μηδέν, ὦ Χάρων, ἀδιερεύνητον μηδ´ ἄπυστον ὑπὲρ τούτων ἀπολίπῃς· τί γὰρ κωλύει μηδενὸς καταφρονεῖν ἀλλὰ πάντα φυλάττεσθαι καὶ προσέχειν; καλὸν γὰρ ἡ πρόνοια καὶ τὸ ἀσφαλές.‘ ἅμα δὲ τὸν Ἀρχίαν ὑπολαβὼν ἀπῆγεν εἰς τὸν οἶκον, ἐν ᾧ πίνοντες τυγχάνουσιν. ἀλλὰ μὴ μέλλωμεν, ἄνδρες,’ ἔφη, ‘προσευξάμενοι δὲ τοῖς θεοῖς ἐξίωμεν.’ ταῦτα τοῦ Χάρωνος εἰπόντος εὐχόμεθα τοῖς θεοῖς καὶ παρεκαλοῦμεν ἀλλήλους.

Traduction française :

[29] Nous nous armions et nous mettions en ordre, lorsque Charon revint, le visage épanoui et souriant ; il nous regarda et nous dit d'avoir confiance ; il n'y avait rien à craindre et l'affaire était en chemin. «Quand Archias et Philippos apprirent que j'étais venu à leur appel, déjà alourdis par l'ivresse et l'âme sans plus de ressort que le corps, ils se levèrent à grand peine pour quitter la salle et s'avancèrent jusqu'à la porte. Archias me dit : «On nous raconte, Charon, que des bannis se sont introduits dans la ville et se tiennent cachés.» Extrêmement troublé, je leur dis : «Mais qui? Où?» «Nous l'ignorons, dit Archias, et c'est pourquoi nous t'avons fait venir, au cas où tu aurais appris des détails.» Reprenant un peu mes esprits comme après un choc, je présumai que la dénonciation consistait en propos sans fondement et que le coup ne leur avait été révélé par aucun des complices; ils n'auraient pas ignoré la maison, si la dénonciation était venue d'un homme bien au fait ; ce devait être un soupçon ou un vague on-dit qui courait la ville et qui était arrivé jusqu'à eux. Je lui répondis donc : «Je sais que souvent, du vivant d'Androclidas, des bruits pareils ont couru pour rien et que des propos fallacieux nous ont inquiétés ; mais cette fois-ci, continuai-je, je n'ai rien entendu de tel ; cependant, je verrai à cela, si tu le veux, Archias, et si j'apprends quelque chose d'important, vous en serez informés.» «Fort bien, dit Phyllidas ; sur ce point, Charon, ne laisse quoi que ce soit hors de tes investigations et de tes enquêtes ; qu'est-ce qui empêche de ne rien négliger et de se garder, d'être sur tout en éveil ? C'est une belle chose que la prévoyance et le souci de la sûreté.» En même temps, prenant sous le bras Archias, il le ramena dans la salle où ils sont en train de boire. Eh ! bien, ne tardons pas, amis ; invoquons les dieux, et partons.» Sur ces paroles de Charon, nous fîmes nos prières aux dieux et nous nous exhortâmes mutuellement.





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Dernière mise à jour : 24/08/2005