HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Platon, Les lois, livre XII

πιέσαντες



Texte grec :

[12,965] (965a) τοὺς δὲ νῷ ἀπῃκασμένους τῷ πολλὰ καὶ ἄξια λόγου διαφερόντως φρονεῖν, τοὺς γέροντας, βουλεύεσθαι, καὶ ὑπηρέταις χρωμένους μετὰ συμβουλίας τοῖς νέοις, οὕτω δὴ κοινῇ σῴζειν ἀμφοτέρους ὄντως τὴν πόλιν ὅλην. πότερον οὕτω λέγομεν ἤ πως ἄλλως δεῖν κατασκευάζεσθαι; μῶν ὁμοίους πάντας κεκτημένους καὶ μὴ διηκριβωμένους ἔστιν οὓς τραφέντας τε καὶ πεπαιδευμένους; (Κλεινίας) ἀλλ', ὦ θαυμάσιε, ἀδύνατον. (965b) (Ἀθηναῖος) ἰτέον ἄρα ἐπί τινα ἀκριβεστέραν παιδείαν τῆς ἔμπροσθεν. (Κλεινίας) ἴσως. (Ἀθηναῖος) ἆρ' οὖν ἧς δὴ νῦν σχεδὸν ἐφηψάμεθα, τυγχάνοι ἂν οὖσα ἧς χρείαν ἔχομεν αὕτη; (Κλεινίας) παντάπασι μὲν οὖν. (Ἀθηναῖος) οὐκοῦν ἐλέγομεν τόν γε πρὸς ἕκαστα ἄκρον δημιουργόν τε καὶ φύλακα μὴ μόνον δεῖν πρὸς τὰ πολλὰ βλέπειν δυνατὸν εἶναι, πρὸς δὲ τὸ ἓν ἐπείγεσθαι γνῶναί τε, καὶ γνόντα πρὸς ἐκεῖνο συντάξασθαι πάντα συνορῶντα; (Κλεινίας) ὀρθῶς. (965c) (Ἀθηναῖος) ἆρ' οὖν ἀκριβεστέρα σκέψις θέα τε ἂν περὶ ὁτουοῦν ὁτῳοῦν γίγνοιτο ἢ τὸ πρὸς μίαν ἰδέαν ἐκ τῶν πολλῶν καὶ ἀνομοίων δυνατὸν εἶναι βλέπειν; (Κλεινίας) ἴσως. (Ἀθηναῖος) οὐκ ἴσως, ἀλλ' ὄντως, ὦ δαιμόνιε, ταύτης οὐκ ἔστιν σαφεστέρα μέθοδος ἀνθρώπων οὐδενί. (Κλεινίας) σοὶ πιστεύων, ὦ ξένε, συγχωρῶ δή, καὶ ταύτῃ πορευώμεθα λέγοντες. (Ἀθηναῖος) ἀναγκαστέον ἄρ', ὡς ἔοικεν, καὶ τοὺς τῆς θείας πολιτείας ἡμῖν φύλακας ἀκριβῶς ἰδεῖν πρῶτον τί ποτε διὰ (965d) πάντων τῶν τεττάρων ταὐτὸν τυγχάνει, ὃ δή φαμεν ἔν τε ἀνδρείᾳ καὶ σωφροσύνῃ καὶ δικαιοσύνῃ καὶ ἐν φρονήσει ἓν ὄν, ἀρετὴν ἑνὶ δικαίως ἂν ὀνόματι προσαγορεύεσθαι. τοῦτο, ὦ φίλοι, εἰ μὲν βουλόμεθα, τὰ νῦν οἷόνπερ σφόδρα πιέσαντες μὴ ἀνῶμεν, πρὶν ἂν ἱκανῶς εἴπωμεν τί ποτ' ἔστιν εἰς ὃ βλεπτέον, εἴτε ὡς ἓν εἴτε ὡς ὅλον εἴτε ἀμφότερα εἴτε ὅπως ποτὲ πέφυκεν· ἢ τούτου διαφυγόντος ἡμᾶς, οἰόμεθά ποτε (965e) ἡμῖν ἱκανῶς ἕξειν τὰ πρὸς ἀρετήν, περὶ ἧς οὔτ' εἰ πολλά ἐστ' οὔτ' εἰ τέτταρα οὔθ' ὡς ἓν δυνατοὶ φράζειν ἐσόμεθα; οὔκουν ἐάν γε ἡμῖν συμβούλοις πειθώμεθα, ἄλλως δέ πως μηχανησόμεθα ἐν τῇ πόλει ἐγγεγονέναι τοῦθ' ἡμῖν· εἰ δ' ἄρα τὸ παράπαν δοκεῖ ἐᾶν, ὁρᾶν δὴ χρεών. (Κλεινίας) ἥκιστα, νὴ τὸν ξένιον, ὦ ξένε, θεόν, ἐατέον που τὸ τοιοῦτον, ἐπεὶ δοκεῖς ἡμῖν ὀρθότατα λέγειν. ἀλλὰ δὴ πῶς τις τοῦτ' ἂν μηχανῷτο;

Traduction française :

[12,965] que, de leur côté, les vieillards, vu la supériorité qu'ils ont sur les autres par l'étendue et la haute valeur de leurs connaissances, représentent l'intelligence et prennent des délibérations, et que, se servant du ministère des jeunes gens et se consultant avec eux, les uns et les autres sauvent l'État tout entier en agissant de concert. Est-ce ainsi que la chose doit se faire ? Sinon, de quelle autre manière faut-il nous organiser ? ou bien tous les citoyens doivent-ils être pareils, et n'y en aura-t-il pas quelques-uns qui aient été perfectionnés par l'éducation et l'instruction qu'ils auront reçues ? (CLINIAS) Mais alors, mon étonnant ami, notre projet serait irréalisable. (L'ATHÉNIEN) Il nous faut donc imaginer une éducation plus parfaite que celle dont il a été question précédemment. (CLINIAS) C'est à croire. (L'ATHÉNIEN) Est-ce que celle dont nous venons de toucher un mot ne serait pas par hasard celle dont nous avons besoin ? (CLINIAS) Si, assurément. (L'ATHÉNIEN) N'avons-nous pas dit qu'un ouvrier consommé dans son art et qu'un gardien devaient être capables non seulement de porter leurs regards sur plusieurs objets, mais encore tendre à un but unique, le bien et, l'ayant connu, se régler sur lui en embrassant tout d'une seule vue ? (CLINIAS) Fort bien. (L'ATHÉNIEN) Est-il possible à quelqu'un d'examiner et de voir quoi que ce soit plus exactement qu'en embrassant sous une seule idée plusieurs choses qui diffèrent entre elles ? (CLINIAS) Peut-être. (L'ATHÉNIEN) Non pas peut-être, mon cher, car il est bien réel qu'il n'y a pas pour l'esprit humain de méthode plus lumineuse que celle-là. (CLINIAS) Je te crois sur parole, étranger, et je te l'accorde; continuons donc sur ce pied notre discussion. (L'ATHÉNIEN) Il faut donc, ce semble, forcer aussi les gardiens de notre divine cité à voir exactement d'abord ce qu'il peut y avoir d'identique, comme nous le disons, dans ces quatre vertus, le courage, la tempérance, la justice et la prudence, que nous appelons avec raison d'un seul nom. Ce point-là, mes amis, si nous le voulons bien, serrons-le maintenant fortement et ne le lâchons pas, avant d'avoir suffisamment expliqué quel est ce but auquel il faut viser, soit comme à une chose simple, soit comme à un tout, soit comme à l'un et à l'autre, en un mot, quelle qu'en soit la nature. Si ce point nous échappe, pouvons-nous croire que nous serons jamais capables de connaître exactement ce qui touche à la vertu, étant hors d'état de dire si elle est plusieurs choses, si elle est quatre, ou si elle est une seule. Si donc vous voulez suivre mes conseils, nous tâcherons de trouver quelque moyen de faire naître cette connaissance dans notre cité. Si néanmoins vous êtes absolument d'avis qu'il faut y renoncer, renonçons-y. (CLINIAS) Pas du tout, étranger ; au nom du dieu de l'hospitalité, ne quittons point cette matière, car ton avis nous paraît parfaitement juste ; mais comment trouver ce moyen ?





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Dernière mise à jour : 24/05/2007