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Παρὰ Διογνήτου τὸ ἀκενόσπουδον· καὶ τὸ ἀπιστητικὸν τοῖς ὑπὸ τῶν
τερατευομένων καὶ γοήτων περὶ ἐπῳδῶν καὶ {περὶ} δαιμόνων ἀποπομπῆς
καὶ τῶν τοιούτων λεγομένοις· καὶ τὸ μὴ ὀρτυγοκοπεῖν μηδὲ περὶ τὰ τοιαῦτα
ἐπτοῆσθαι· καὶ τὸ ἀνέχεσθαι παῤῥησίας· καὶ τὸ οἰκειωθῆναι φιλοσοφίᾳ καὶ
τὸ ἀκοῦσαι πρῶτον μὲν Βακχείου, εἶτα Τανδάσιδος καὶ Μαρκιανοῦ· καὶ τὸ
γράψαι διαλόγους ἐν παιδί· καὶ τὸ σκίμποδος καὶ δορᾶς ἐπιθυμῆσαι καὶ
ὅσα τοιαῦτα τῆς Ἑλληνικῆς ἀγωγῆς ἐχόμενα.
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A Diognète, j’ai dû de ne pas m’appliquer à des riens ; de ne jamais
croire à tout ce que les sorciers et les charlatans débitent de leurs
incantations et des conjurations de démons, ni à tant d’autres inventions
aussi fausses. Je lui ai dû encore de ne pas me plaire à élever des cailles de
combat et de ne point me passionner pour ces puérilités ; de savoir
supporter la franchise de ceux qui me parlent ; d’avoir contracté le goût de
la philosophie ; d’avoir suivi d’abord les leçons de Bacchius, puis ensuite
celles de Tandasis et de Marcien ; d’avoir composé des dialogues
dès mon enfance, et de m’être fait une joie du grabat, du simple
cuir, et de tous les ustensiles dont se compose la discipline des
philosophes grecs.
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