Texte grec :
| [14] "Ἐπεὶ δὲ καὶ ῥήτωρ αὐτὸς ἐθέλεις γενέσθαι
καὶ τοῦτο οὐκ ἂν παρ´ ἄλλου ῥᾷον μάθοις, ἕπου
μόνον, ὦ μέλημα, οἷς ἂν εἴπω καὶ ζήλου πάντα,
καὶ τοὺς νόμους οἷς ἂν ἐπιτάξω χρῆσθαι ἀκριβῶς
μοι παραφύλαττε. μᾶλλον δὲ ἤδη προχώρει
μηδὲν ὀκνήσας μηδὲ πτοηθείς, εἰ μὴ προετελέσθης
ἐκεῖνα τὰ πρὸ τῆς ῥητορικῆς, ὁπόσα ἡ ἄλλη
προπαιδεία τοῖς ἀνοήτοις καὶ ματαίοις μετὰ
πολλοῦ καμάτου ὁδοποιεῖ· οὐδὲν γὰρ αὐτῶν
δεήσει. ἀλλ´ ἀνίπτοις ποσίν—ἡ παροιμία φησίν
—ἔμβαινε, οὐ μεῖον ἕξων διὰ τοῦτο, οὐδ´ ἄν, τὸ
κοινότατον, μηδὲ γράφειν τὰ γράμματα εἰδῇς·
ἄλλο γάρ τι παρὰ ταῦτα ὁ ῥήτωρ.
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Traduction française :
| [14] "Puisque vous voulez aussi devenir rhéteur, et qu'il ne vous serait pas
facile d'apprendre mieux cet art avec un autre, suivez seulement, cher objet des
soins de Clitius, suivez mes conseils, imitez en tout mon exemple, et
observez religieusement les lois que je vais vous prescrire. Mais avancez,
n'hésitez pas, n'ayez pas peur de ce que vous n'êtes pas encore initié à ces
mystères de la rhétorique, auxquels une autre méthode préliminaire, enseignée
par des hommes vains et qui n'ont pas le sens commun, veut qu'on arrive après de
longs travaux. Il n'en est aucun besoin. Marchez donc, comme dit un proverbe,
sans vous être lavé les pieds. Vous ne sauriez pas écrire, ce que personne
n'ignore, que vous n'en réussiriez pas moins. Le rhéteur est au-dessus de tout
cela.
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