Texte grec :
[28] Ὥστε οὐ πρός γε σοῦ τὸ τοιοῦτον, ψοφοδεῶς
διακεῖσθαι πρὸς τὸν ἔπαινον· εἰ γάρ τι ἐν τῷ
συγγράμματι πεπλημμέληται εἰς τὸ θεῖον, σὺ
μὲν ἀνεύθυνος αὐτοῦ, ἐκτὸς εἰ μή τινα νομίζεις
ἀκροάσεως εὔθυναν εἶναι, ἐμὲ δὲ ἀμυνοῦνται οἱ
θεοί, ἐπειδὰν πρὸ ἐμοῦ τὸν Ὅμηρον καὶ τοὺς
ἄλλους ποιητὰς ἀμύνωνται. ἀλλ´ οὐδέπω οὐδὲ
τὸν ἄριστον τῶν φιλοσόφων ἠμύναντο εἰκόνα θεοῦ
τὸν ἄνθρωπον εἰπόντα εἶναι.
Πολλὰ ἔτι ἔχων πρὸς σὲ εἰπεῖν Πολυστράτου
ἕνεκα τούτου παύσομαι, ἵνα καὶ ἀπομνημονεῦσαι
δυνηθῇ τὰ εἰρημένα.
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Traduction française :
[28] Bannissez donc toute crainte au sujet de ces louanges :
ce n'est point votre affaire. Si, dans mon ouvrage, j'ai
commis quelque faute envers la divinité, vous n'en êtes
pas responsable, à moins qu'il n'y ait des crimes de
lecture. Les dieux s'en vengeront sur moi, s'il est vrai
qu'ils se soient vengés autrefois d'Homère et des autres
poètes. En tout cas, ils ne se sont jamais fâchés contre le
prince des philosophes, qui a dit que l'homme est
l'image de la divinité. J'aurais encore beaucoup de choses
à dire, mais je me tairai par égard pour notre ami
Polystrate, afin qu'il puisse retenir tout ce que j'ai dit.
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