Texte grec :
| [12] Γίγνονται δὲ καὶ μέγισταί τινες μυῖαι, ἃς
στρατιώτιδας οἱ πολλοὶ καλοῦσιν, οἱ δὲ κύνας,
τραχύταται τὸν βόμβον καὶ τὴν πτῆσιν ὠκύταται,
αἵ γε καὶ μακροβιώταταί εἰσιν καὶ τοῦ χειμῶνος
ὅλου ἄσιτοι διακαρτεροῦσιν ὑπεπτηχυῖαι τοῖς
ὀρόφοις μάλιστα, ἐφ´ ὧν κἀκεῖνο θαυμάζειν ἄξιον,
ὅτι ἀμφότερα, καὶ τὰ θηλειῶν καὶ τὰ ἀρρένων,
δρῶσιν καὶ βαινόμεναι καὶ βαίνοντες ἐν τῷ μέρει
κατὰ τὸν Ἑρμοῦ καὶ Ἀφροδίτης παῖδα τὸν μικτὸν
τὴν φύσιν καὶ διττὸν τὸ κάλλος. πολλὰ δ´ ἔτι
ἔχων εἰπεῖν καταπαύσω τὸν λόγον, μὴ καὶ δόξω
κατὰ τὴν παροιμίαν ἐλέφαντα ἐκ μυίας ποιεῖν.
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Traduction française :
| [12] Il y a une espèce particulière de grandes mouches, qu'on appelle
communément mouches militaires ou chiens : elles font entendre
un bourdonnement très prononcé ; leur vol est rapide ; elles
jouissent d'une très longue vie et passent l'hiver sans prendre de
nourriture, cachées surtout dans les lambris. Ce qu'il y a de plus
extraordinaire chez elles, c'est qu'elles remplissent à tour de rôle les
fonctions de mâles et de femelles, couvrant après avoir été
couvertes, et réunissant, comme le fils de Mercure et d'Aphrodite,
un double sexe et une double beauté. Je pourrais ajouter encore
bien des traits à cet éloge ; mais je m'arrête, de peur de paraître
vouloir, comme dit le proverbe, faire d'une mouche un éléphant.
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