HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

LUCIEN, Les dialogues des morts

τούτοις



Texte grec :

[10] ΜΕΝΙΠΠΟΥ, ΑΜΦΙΛΟΧΟΥ ΚΑΙ ΤΡΟΦΩΝΙΟΥ
<1> ΜΕΝΙΠΠΟΣ
Σφὼ μέντοι͵ ὦ Τροφώνιε καὶ Ἀμφίλοχε͵ νεκροὶ ὄντες οὐκ οἶδ΄ ὅπως
ναῶν κατηξιώθητε καὶ μάντεις δοκεῖτε͵ καὶ οἱ μάταιοι τῶν ἀνθρώπων
θεοὺς ὑμᾶς ὑπειλήφασιν εἶναι.
ΑΜΦΙΛΟΧΟΣ / ΤΡΟΦΩΝΙΟΣ
Τί οὖν ἡμεῖς αἴτιοι͵ εἰ ὑπὸ ἀνοίας ἐκεῖνοι τοιαῦτα περὶ νεκρῶν
δοξάζουσιν;
ΜΕΝΙΠΠΟΣ
Ἀλλ΄ οὐκ ἂν ἐδόξαζον͵ εἰ μὴ ζῶντες καὶ ὑμεῖς τοιαῦτα ἐτερατεύεσθε
ὡς τὰ μέλλοντα προειδότες καὶ προειπεῖν δυνάμενοι τοῖς ἐρομένοις.
ΤΡΟΦΩΝΙΟΣ
Ὦ Μένιππε͵ Ἀμφίλοχος μὲν οὗτος ἂν εἰδείη ὅ τι αὐτῷ ἀποκριτέον
ὑπὲρ αὑτοῦ͵ ἐγὼ δὲ ἥρως εἰμὶ καὶ μαντεύομαι͵ ἤν τις κατέλθῃ παρ΄ ἐμέ. σὺ
δὲ ἔοικας οὐκ ἐπιδεδημηκέναι Λεβαδείᾳ τὸ παράπαν· οὐ γὰρ ἂν ἠπίστεις
σὺ τούτοις.
ΜΕΝΙΠΠΟΣ
<2> Τί φῄς; εἰ μὴ εἰς Λεβάδειαν γὰρ παρέλθω καὶ ἐσταλμένος ταῖς
ὀθόναις γελοίως μᾶζαν ἐν ταῖν χεροῖν ἔχων εἰσερπύσω διὰ τοῦ στομίου
ταπεινοῦ ὄντος ἐς τὸ σπήλαιον͵ οὐκ ἂν ἠδυνάμην εἰδέναι͵ ὅτι νεκρὸς εἶ
ὥσπερ ἡμεῖς μόνῃ τῇ γοητείᾳ διαφέρων; ἀλλὰ πρὸς τῆς μαντικῆς͵ τί δαὶ ὁ
ἥρως ἐστίν; ἀγνοῶ γάρ.
ΤΡΟΦΩΝΙΟΣ
Ἐξ ἀνθρώπου τι καὶ θεοῦ σύνθετον.
ΜΕΝΙΠΠΟΣ
Ὃ μήτε ἄνθρωπός ἐστιν͵ ὡς φῄς͵ μήτε θεός͵ καὶ συναμφότερόν ἐστιν;
νῦν οὖν ποῦ σου τὸ θεῶν ἐκεῖνο ἡμίτομον ἀπελήλυθεν;
ΤΡΟΦΩΝΙΟΣ
Χρᾷ͵ ὦ Μένιππε͵ ἐν Βοιωτίᾳ.
ΜΕΝΙΠΠΟΣ
Οὐκ οἶδα͵ ὦ Τροφώνιε͵ ὅ τι καὶ λέγεις· ὅτι μέντοι ὅλος εἶ νεκρὸς
ἀκριβῶς ὁρῶ.

Traduction française :

[10] MÉNIPPE, AMPHILOQUE ET TROPHONIUS. 1. MÉNIPPE. Aujourd’hui, Amphiloque et Trophonius, que vous voilà morts, je me demande comment on a pu vous dédier des temples et vous regarder comme des devins ; comment les hommes sont assez fous pour vous croire des dieux. AMPHILOQUE. Eh quoi ! Est-ce notre faute, s’ils ont l'extravagance de penser ainsi au sujet des morts ? MÉNIPPE. Mais ils ne penseraient pas ainsi, si, de votre vivant, vous n’eussiez fait croire par quelques prestiges que vous connaissiez l'avenir, et que vous pouviez répondre à ceux qui vous interrogeaient. TROPHONIUS. Ménippe, Amphiloque, ici présent, sait ce qu'il doit répondre pour se justifier ; moi, je suis un héros, et je donne des oracles à quiconque descend auprès de moi. Mais tu me parais n'avoir jamais voyagé à Lébadie ; autrement, tu ne serais pas si incrédule. 2. MÉNIPPE. Que dis-tu ! Il faut avoir été à Lébadie, s'être affublé d'une toile ridicule, avoir pris un gâteau entre les mains et s'être glissé dans ton antre par son étroite ouverture, pour savoir que tu es mort, comme nous, sans autre distinction que ton charlatanisme ! Mais, au nom de la divination, qu'est-ce qu'un héros ? Je l'ignore. TROPHONIUS. C'est un composé d'homme et de dieu. MÉNIPPE C'est, dis-tu, un être qui n'est ni homme, ni dieu, mais les deux ensemble. Où donc est alors ta moitié divine ? TROPHONIUS. Elle rend des oracles en Béotie, Ménippe ! MÉNIPPE Je ne comprends pas, Trophonius, ce que tu dis ; je vois clairement que tu es tout à fait mort.





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Dernière mise à jour : 28/09/2006