HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Julien l'Apostat, Contre les chiens ignorants

τούτων



Texte grec :

[3] Δεῦρο οὖν ἄνωθεν ἐν κεφαλαίοις διεξέλθωμεν ἐφεξῆς τὸν λόγον, ἵνα ὑπὲρ ἑκάστου τὸ προσῆκον ἀποδιδόντες αὐτοί τε εὐκολώτερον ἀπεργασώμεθα τοῦθ´ ὅπερ διενοήθημεν καὶ σοὶ ποιήσωμεν εὐπαρακολούθητον. Οὐκοῦν ἐπειδὴ τὸν κυνισμὸν εἶδός τι φιλοσοφίας εἶναι συμβέβηκεν, οὔτι φαυλότατον οὐδὲ ἀτιμότατον, ἀλλὰ τοῖς κρατίστοις ἐνάμιλλον, ὀλίγα πρότερον ὑπὲρ αὐτῆς ῥητέον ἡμῖν ἐστι τῆς φιλοσοφίας. Ἡ τῶν θεῶν εἰς ἀνθρώπους δόσις ἅμα φανοτάτῳ πυρὶ διὰ Προμηθέως ἐξ ἡλίου μετὰ τῆς Ἑρμοῦ μερίδος οὐχ ἕτερόν ἐστι παρὰ τὴν τοῦ λόγου καὶ νοῦ διανομήν· ὁ γάρ τοι Προμηθεύς, ἡ πάντα ἐπιτροπεύουσα τὰ θνητὰ πρόνοια, πνεῦμα ἔνθερμον ὥσπερ ὄργανον ὑποβάλλουσα τῇ φύσει, ἅπασι μετέδωκεν ἀσωμάτου λόγου· μετέσχε δὲ ἕκαστον οὗπερ ἡδύνατο, τὰ μὲν ἄψυχα σώματα τῆς ἕξεως μόνον, τὰ φυτὰ δὲ ἤδη καὶ τοῦ σώματος, τὰ ζῷα δὲ ψυχῆς, ὁ δὲ ἄνθρωπος καὶ λογικῆς ψυχῆς. Εἰσὶ μὲν οὖν οἳ μίαν οἴονται διὰ τούτων πάντων ἥκειν φύσιν, εἰσὶ δὲ οἳ καὶ κατ´ εἶδος ταῦτα διαφέρειν. Ἀλλὰ μήπω τοῦτο, μᾶλλον δὲ μηδὲ ἐν τῷ νῦν λόγῳ τοῦτο ἐξεταζέσθω πλὴν ἐκείνου χάριν ὅτι τὴν φιλοσοφίαν εἴθ´, ὥσπερ τινὲς ὑπολαμβάνουσι, τέχνην τεχνῶν καὶ ἐπιστήμην ἐπιστημῶν, εἴτε «ὁμοίωσιν θεῶν κατὰ τὸ δυνατόν», εἴθ´, ὅπερ ὁ Πύθιος ἔφη, τὸ «Γνῶθι σαυτὸν» ὑπολάβοι τις, οὐδὲν διοίσει πρὸς τὸν λόγον· ἅπαντα γὰρ ταῦτα φαίνεται προσάλληλα καὶ μάλα οἰκείως ἔχοντα. Ἀρξώμεθα δὲ πρῶτον ἀπὸ τοῦ «Γνῶθι σαυτόν», ἐπειδὴ καὶ θεῖόν ἐστι τοῦτο τὸ παρακέλευσμα. Οὐκοῦν ὁ γιγνώσκων αὑτὸν εἴσεται μὲν περὶ ψυχῆς, εἴσεται δὲ καὶ περὶ σώματος. Καὶ τοῦτο οὐκ ἀρκέσει μόνον ὡς ἔστιν ἄνθρωπος ψυχὴ χρωμένη σώματι μαθεῖν, ἀλλὰ καὶ αὐτῆς τῆς ψυχῆς ἐπελεύσεται τὴν οὐσίαν, ἔπειτα ἀνιχνεύσει τὰς δυνάμεις· καὶ οὐδὲ τοῦτο μόνον ἀρκέσει αὐτῷ, ἀλλὰ καὶ εἴ τι τῆς ψυχῆς ἐν ἡμῖν ἐστι κρεῖττον καὶ θειότερον, ὅπερ δὴ πάντες ἀδιδάκτως πειθόμενοι θεῖόν τι εἶναι νομίζομεν, καὶ τοῦτο ἐνιδρῦσθαι πάντες οὐρανῷ κοινῶς ὑπολαμβάνομεν. Ἐπιὼν δὲ αὖθις τὰς ἀρχὰς τοῦ σώματος σκέψαιτο, εἴτε σύνθετον εἴτε ἁπλοῦν ἐστιν· εἶτα ὁδῷ προβαίνων ὑπέρ τε ἁρμονίας αὐτοῦ καὶ παθῶν καὶ δυνάμεων καὶ πάντων ἁπλῶς ὧν δεῖται πρὸς διαμονήν. Ἐπιβλέψει δὲ τὸ μετὰ τοῦτο καὶ ἀρχαῖς τεχνῶν ἐνίων, ὑφ´ ὧν βοηθεῖται πρὸς διαμονὴν τὸ σῶμα, οἷον ἰατρικῆς, γεωργίας, ἑτέρων τοιούτων. Οὐ μὴν οὐδὲ τῶν ἀχρήστων καὶ περιττῶν τι παντάπασιν ἀγνοήσει, ἐπεὶ καὶ αὐτὰ πρὸς κολακείαν τοῦ παθητικοῦ τῆς ψυχῆς ἡμῶν ἐπινενόηται. Προσλιπαρῆσαι μὲν γὰρ τούτοις ἀποκνήσει αἰσχρὸν οἰόμενος τὸ τοιοῦτον, τὸ δοκοῦν ἐργῶδες ἐν αὐτοῖς φεύγων· τὸ δ´ ὅλον ὁποῖα ἄττα δοκεῖ καὶ οἷστισιν ἁρμόττει τῆς ψυχῆς μέρεσιν οὐκ ἀγνοήσει. Σκόπει δὴ εἰ μὴ τὸ «ἑαυτὸν γνῶναι» πάσης μὲν ἐπιστήμης, πάσης δὲ τέχνης ἡγεῖται τε ἅμα καὶ τοὺς καθόλου λόγους συνείληφε. Τά τε γὰρ θεῖα διὰ τῆς ἐνούσης ἡμῖν θείας μερίδος, τά τε θνητὰ διὰ τῆς θνητοειδοῦς μοίρας· πρὸς τούτοις, ἔφη, τὰ μεταξὺ τού〈των ζῷον εἶναι τὸν ἄνθρωπον, τῷ μὲν καθ´ ἕκαστον θνητόν, τῷ παντὶ δὲ ἀθάνατον, καὶ μέντοι καὶ τὸν ἕνα καὶ τὸν καθ´ ἕκαστον συγκεῖσθαι ἐκ θνητῆς καὶ ἀθανάτου μερίδος.

Traduction française :

[3] Reprenons ici de plus haut, et divisons notre sujet par chapitres, afin que, donnant à chaque chose l'importance qu'elle mérite, nous trouvions plus facile ce que nous nous sommes proposé et que nous t'en rendions la marche plus aisée. Or, comme le cynisme est une des formes de la philosophie qui, loin d'être vile et méprisable, rivalise avec les plus célèbres, nous devons d'abord dire quelques mots de la philosophie elle-même. Le don que les dieux firent aux hommes par Prométhée du feu lumineux détaché du soleil et d'une portion de Mercure, n'est autre chose que la distribution de la raison et de l'intelligence. Car Prométhée, c'est-à-dire la Providence qui régit tous les êtres périssables, a donné pour organe à la nature un esprit empreint de chaleur, et leur a communiqué à tous une raison incorporelle. Chacun en a reçu la part qu'il a pu : les corps sans âme n'ont eu qu'un instinct d'habitude; les plantes, la vie propre aux corps; les animaux, une âme ; l'homme, une âme raisonnable. Quelques-uns pensent qu'une substance unique suffit pour tous les êtres ; d'autres, qu'il y a diverses substances, selon les espèces. Mais ce n'est point de cela qu'il s'agit. Ne cherchons plutôt dans le présent discours qu'à savoir si la philosophie est, comme certains le disent, l'art des arts, la science des sciences, le moyen d'approcher le plus près possible des dieux, ou bien si elle est contenue dans l'oracle d'Apollon Pythien : "Connais-toi toi-même". Peu importe, du reste; car tout cela revient au même et désigne un seul et même objet. Commençons toutefois par le mot : «Connais-toi toi-même,» vu que c'est un précepte divin. Celui qui se connaît lui-même saura d'abord ce qu'est son âme, et puis ce qu'est son corps. Il ne lui suffira pas de savoir que l'homme est une âme qui se sert d'un corps. Il examinera, en outre, quelle est l'essence de cette âme ; il se mettra à la recherche de ses facultés; et cela ne lui suffira point encore : il verra s'il n'existe pas en nous quelque chose de plus noble et de plus divin que l'âme, un principe que nous sentons en nous, sans l'avoir appris, que nous croyons être divin et que nous supposons tous résider dans le ciel. De là il passera à l'examen des éléments de son corps, s'ils sont simples ou composés : et il étudiera, en poursuivant sa route, l'harmonie, les impressions, les forces, enfin tout ce qui en maintient l'ensemble. Il jettera un coup d'oeil sur les principes de quelques arts, qui se proposent de venir en aide à la conservation du corps, par exemple la médecine, l'agriculture et autres semblables. Et si parmi ces connaissances il en est d'oiseuses ou de surabondantes, il ne voudra pas les ignorer absolument, puisqu'elles ont été inventées pour soulager la partie affective de notre âme. Il craindra toutefois de se livrer exclusivement à cette étude : il en rougirait, et il évitera ce qui paraîtrait coûter trop de peine. Mais dans ce qu'elle a de général et dans ce qui se rattache à quelques dispositions particulières de l'âme, il n'y sera point étranger. Vois maintenant si le mot : « Connais-toi toi-même « n'est pas au-dessus de toute science, de tout art, et s'il ne renferme pas la raison générale des choses, le divin par la partie divine qui est en nous, et le mortel par la partie mortelle. Le dieu y comprend encore la raison des êtres mixtes par l'homme qui est un demi-animal, mortel dans son individualité et immortel dans son universalité, un et complexe, composé d'une portion qui meurt et d'une autre qui ne meurt pas.





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Dernière mise à jour : 7/03/2006