HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Homère, Iliade, chant III

φίλη



Texte grec :

[3,100] εἵνεκ᾽ ἐμῆς ἔριδος καὶ Ἀλεξάνδρου ἕνεκ᾽ ἀρχῆς·
ἡμέων δ᾽ ὁπποτέρῳ θάνατος καὶ μοῖρα τέτυκται
τεθναίη· ἄλλοι δὲ διακρινθεῖτε τάχιστα.
Οἴσετε ἄρν᾽, ἕτερον λευκόν, ἑτέρην δὲ μέλαιναν,
Γῇ τε καὶ Ἠελίῳ· Διὶ δ᾽ ἡμεῖς οἴσομεν ἄλλον·
105 ἄξετε δὲ Πριάμοιο βίην, ὄφρ᾽ ὅρκια τάμνῃ
αὐτός, ἐπεί οἱ παῖδες ὑπερφίαλοι καὶ ἄπιστοι,
μή τις ὑπερβασίῃ Διὸς ὅρκια δηλήσηται.
Αἰεὶ δ᾽ ὁπλοτέρων ἀνδρῶν φρένες ἠερέθονται·
οἷς δ᾽ ὁ γέρων μετέῃσιν ἅμα πρόσσω καὶ ὀπίσσω
110 λεύσσει, ὅπως ὄχ᾽ ἄριστα μετ᾽ ἀμφοτέροισι γένηται.
Ὣς ἔφαθ᾽, οἳ δ᾽ ἐχάρησαν Ἀχαιοί τε Τρῶές τε
ἐλπόμενοι παύσασθαι ὀϊζυροῦ πολέμοιο.
Καί ῥ᾽ ἵππους μὲν ἔρυξαν ἐπὶ στίχας, ἐκ δ᾽ ἔβαν αὐτοί,
τεύχεά τ᾽ ἐξεδύοντο· τὰ μὲν κατέθεντ᾽ ἐπὶ γαίῃ
115 πλησίον ἀλλήλων, ὀλίγη δ᾽ ἦν ἀμφὶς ἄρουρα·
Ἕκτωρ δὲ προτὶ ἄστυ δύω κήρυκας ἔπεμπε
καρπαλίμως ἄρνάς τε φέρειν Πρίαμόν τε καλέσσαι·
αὐτὰρ ὃ Ταλθύβιον προΐει κρείων Ἀγαμέμνων
νῆας ἔπι γλαφυρὰς ἰέναι, ἠδ᾽ ἄρν᾽ ἐκέλευεν
120 οἰσέμεναι· ὃ δ᾽ ἄρ᾽ οὐκ ἀπίθησ᾽ Ἀγαμέμνονι δίῳ.
Ἶρις δ᾽ αὖθ᾽ Ἑλένῃ λευκωλένῳ ἄγγελος ἦλθεν
εἰδομένη γαλόῳ Ἀντηνορίδαο δάμαρτι,
τὴν Ἀντηνορίδης εἶχε κρείων Ἑλικάων
Λαοδίκην Πριάμοιο θυγατρῶν εἶδος ἀρίστην.
125 Τὴν δ᾽ εὗρ᾽ ἐν μεγάρῳ· ἣ δὲ μέγαν ἱστὸν ὕφαινε
δίπλακα πορφυρέην, πολέας δ᾽ ἐνέπασσεν ἀέθλους
Τρώων θ᾽ ἱπποδάμων καὶ Ἀχαιῶν χαλκοχιτώνων,
οὕς ἑθεν εἵνεκ᾽ ἔπασχον ὑπ᾽ Ἄρηος παλαμάων·
ἀγχοῦ δ᾽ ἱσταμένη προσέφη πόδας ὠκέα Ἶρις·
130 δεῦρ᾽ ἴθι νύμφα φίλη, ἵνα θέσκελα ἔργα ἴδηαι
Τρώων θ᾽ ἱπποδάμων καὶ Ἀχαιῶν χαλκοχιτώνων,
οἳ πρὶν ἐπ᾽ ἀλλήλοισι φέρον πολύδακρυν Ἄρηα
ἐν πεδίῳ ὀλοοῖο λιλαιόμενοι πολέμοιο·
οἳ δὴ νῦν ἕαται σιγῇ, πόλεμος δὲ πέπαυται,
135 ἀσπίσι κεκλιμένοι, παρὰ δ᾽ ἔγχεα μακρὰ πέπηγεν.
Αὐτὰρ Ἀλέξανδρος καὶ ἀρηΐφιλος Μενέλαος
μακρῇς ἐγχείῃσι μαχήσονται περὶ σεῖο·
τῷ δέ κε νικήσαντι φίλη κεκλήσῃ ἄκοιτις.
Ὣς εἰποῦσα θεὰ γλυκὺν ἵμερον ἔμβαλε θυμῷ
140 ἀνδρός τε προτέρου καὶ ἄστεος ἠδὲ τοκήων·
αὐτίκα δ᾽ ἀργεννῇσι καλυψαμένη ὀθόνῃσιν
ὁρμᾶτ᾽ ἐκ θαλάμοιο τέρεν κατὰ δάκρυ χέουσα
οὐκ οἴη, ἅμα τῇ γε καὶ ἀμφίπολοι δύ᾽ ἕποντο,
Αἴθρη Πιτθῆος θυγάτηρ, Κλυμένη τε βοῶπις·
145 αἶψα δ᾽ ἔπειθ᾽ ἵκανον ὅθι Σκαιαὶ πύλαι ἦσαν.
Οἳ δ᾽ ἀμφὶ Πρίαμον καὶ Πάνθοον ἠδὲ Θυμοίτην
Λάμπόν τε Κλυτίον θ᾽ Ἱκετάονά τ᾽ ὄζον Ἄρηος
Οὐκαλέγων τε καὶ Ἀντήνωρ πεπνυμένω ἄμφω
ἥατο δημογέροντες ἐπὶ Σκαιῇσι πύλῃσι,

Traduction française :

[3,100] à cause de ma querelle, et d'Alexandre, qui a commencé. Que celui de nous deux dont la mort et la destinée sont prêtes, meure; et vous autres, séparez-vous au plus tôt. Apportez deux agneaux, un mâle blanc et une femelle noire, pour la Terre et pour le Soleil ; nous, pour Zeus, nous en apporterons un autre. Amenez ici Sa Force Priam, qu'il sacrifie les gages du serment lui-même (car ses enfants sont hautains et per- fides), pour que personne ne détruise, en les transgressant, les serments de Zeus. Toujours, chez les hommes jeunes, les âmes sont inconstantes; mais quand un vieillard est parmi eux, il regarde à la fois en avant et en arrière comment l'arrangement sera le meilleur pour les deux partis. » A ces mots, ils se réjouirent, Achéens et Troyens, espérant la fin de cette guerre déplorable. Les chevaux, ils les maintinrent en ligne; mais eux-mêmes sortirent des chars, et, ôtant leurs armures, les mirent à terre, tout près les unes des autres, car il y avait peu de place des deux côtés. Hector envoya à la ville deux hérauts, en hâte, pour prendre les agneaux et appeler Priam; et le puissant Agamemnon lança Thaltybios vers les vaisseaux creux, avec l'ordre d'apporter un agneau. Le héraut ne désobéit pas au divin Agamemnon. Iris vint d'autre part vers Hélène aux bras blancs, en messagère, sous les traits de sa belle-soeur, la femme du fils d'Anténor (celle que possédait le fils d'Anténor, le puissant Hélicaon), Laodicè, a plus belle des filles de Priam. Elle la trouva dans son palais, tissant une grande étoffe, un manteau éclatant, sur lequel elle semait maint combat de Troyens dompteurs de chevaux et d'Achéens vêtus de bronze, combats que, pour elle-même, ils souffraient sous la main d'Arès. Debout près d'elle, Iris aux pieds rapides lui dit : "Viens ici, chère belle-soeur, voir la conduite merveilleuse des Troyens dompteurs de chevaux et des Achéens vêtus de bronze. Auparavant, ils menaient les uns contre les autres le déplorable Arès, dans la plaine, passionnés pour la guerre pernicieuse. Maintenant, ils sont assis en silence, la guerre ayant cessé, appuyés sur leurs boucliers, et leurs longues piques plantées près d'eux. Mais Alexandre et Ménélas aimé d'Arès, avec leurs longues piques, vont combattre pour toi, et le vainqueur t'appellera sa femme. » En parlant ainsi, la déesse jeta au coeur d'Hélène un doux regret de son premier mari, de sa cité et de ses parents. Aussitôt, s'étant couverte d'un voile éclatant de blancheur, elle s'élança hors de la salle en versant de tendres larmes. Elle n'était pas seule : deux servantes la suivaient, Aithré, fille de Pitthée, et Clymène aux yeux de génisse. Peu après, elles arrivèrent là où était la porte Scée. Ceux qui entouraient Priam, Panthoos, Thymoetès, Lampos, Clytios, et Hikétaon, rejeton d'Arès, puis Oucalégon et Anténor, sages tous deux, étaient assis, comme Anciens du peuple, sur la porte Scée.





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Dernière mise à jour : 14/10/2005