HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Hérodote, Histoires, livre VIII

Πέρσης



Texte grec :

[8,136] Μαρδόνιος δὲ ἐπιλεξάμενος ὅ τι δὴ λέγοντα ἦν τὰ χρηστήρια μετὰ ταῦτα ἔπεμψε ἄγγελον ἐς Ἀθήνας Ἀλέξανδρον τὸν Ἀμύντεω ἄνδρα Μακεδόνα, ἅμα μὲν ὅτι οἱ προσκηδέες οἱ Πέρσαι ἦσαν· Ἀλεξάνδρου γὰρ ἀδελφεὴν Γυγαίην, Ἀμύντεω δὲ θυγατέρα, Βουβάρης ἀνὴρ Πέρσης ἔσχε, ἐκ τῆς οἱ ἐγεγόνεε Ἀμύντης ὁ ἐν τῇ Ἀσίῃ, ἔχων τὸ οὔνομα τοῦ μητροπάτορος, τῷ δὴ ἐκ βασιλέος τῆς Φρυγίης ἐδόθη Ἀλάβανδα πόλις μεγάλη νέμεσθαι· ἅμα δὲ ὁ Μαρδόνιος πυθόμενος ὅτι πρόξεινός τε εἴη καὶ εὐεργέτης ὁ Ἀλέξανδρος ἔπεμπε· (2) τοὺς γὰρ Ἀθηναίους οὕτω ἐδόκεε μάλιστα προσκτήσεσθαι, λεών τε πολλὸν ἄρα ἀκούων εἶναι καὶ ἄλκιμον, τά τε κατὰ τὴν θάλασσαν συντυχόντα σφι παθήματα κατεργασαμένους μάλιστα Ἀθηναίους ἐπίστατο. (3) τούτων δὲ προσγενομένων κατήλπιζε εὐπετέως τῆς θαλάσσης κρατήσειν, τά περ ἂν καὶ ἦν, πεζῇ τε ἐδόκεε πολλῷ εἶναι κρέσσων, οὕτω τε ἐλογίζετο κατύπερθέ οἱ τὰ πρήγματα ἔσεσθαι τῶν Ἑλληνικῶν. τάχα δ᾽ ἂν καὶ τὰ χρηστήρια ταῦτά οἱ προλέγοι, συμβουλεύοντα σύμμαχον τὸν Ἀθηναῖον ποιέεσθαι· τοῖσι δὴ πειθόμενος ἔπεμπε.

Traduction française :

[8,136] CXXXVI. Mardonius, ayant lu les réponses des oracles, envoya en ambassade à Athènes Alexandre de Macédoine, fils d'Amyntas. Il choisit ce prince parce qu'il avait avec les Perses de l'affinité, sa soeur Gygée, fille d'Amyntas, ayant épousé un Perse nommé Bubarès, dont elle avait un fils qui s'appelait Amyntas, du nom de son aïeul maternel. Cet Amyntas était alors en Asie, et le roi lui avait donné Alabandes, ville considérable de Phrygie. Mardonius envoya aussi Alexandre, parce qu'il avait appris qu'il était uni avec les Athéniens par les droits de l'hospitalité, et qu'ils le regardaient comme leur bienfaiteur. Il s'imaginait que, par ce moyen, il se concilierait surtout les Athéniens, dont il entendait parler comme d'un peuple nombreux et vaillant, et qu'il savait avoir le plus contribué à la défaite des Perses sur mer. Il se flattait que s'ils se joignaient à lui, il se rendrait aisément maître de la mer; ce qui serait certainement arrivé. Comme il se croyait beaucoup plus fort que les Grecs par terre, il comptait alors avoir sur eux une grande supériorité. Peut-être aussi les oracles qu'il avait consultés lui conseillaient-ils de faire alliance avec les Athéniens, et ce fut peut-être cette raison qui l'engagea à leur députer Alexandre.





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Dernière mise à jour : 2/02/2006