Texte grec :
| [5,17] Ὅτι τοσοῦτον ἦν Ἀθηναίοις δεισιδαιμονίας, εἴ τις
πρινίδιον ἐξέκοψεν ἐξ ἡρῴου, ἀπέκτεινον αὐτόν. ἀλλὰ
καὶ Ἀτάρβην, ὅτι τοῦ Ἀσκληπιοῦ τὸν ἱερὸν στρουθὸν
ἀπέκτεινε πατάξας, οὐκ ἀργῶς τοῦτο Ἀθηναῖοι παρεῖδον,
ἀλλ´ ἀπέκτειναν Ἀτάρβην, καὶ οὐκ ἔδοσαν οὔτε
ἀγνοίας συγγνώμην οὔτε μανίας, πρεσβύτερα τούτων
ἀμφοτέρων τὰ τοῦ θεοῦ ποιησάμενοι. ἐλέγετο γὰρ
ἀκουσίως οἳ δὲ μεμηνὼς τοῦτο δρᾶσαι.
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Traduction française :
| [5,17] Superstition des Athéniens.
TEL était l'excès de la superstition des Athéniens, que s'il arrivait à
quelqu'un de couper le plus petit arbre dans un bois consacré à un héron, ils le
condamnaient à la mort. Atarbe avait tué un moineau consacré à Esculape.
Les Athéniens ne souffrirent pas que ce crime demeurât impuni; ils firent mourir
Atarbe. On eut beau représenter, les uns, que sa volonté n'y avait eu aucune
part, les autres, que c'était l'effet d'un accès de folie : les Athéniens,
jugeant que le respect dû aux choses sacrées devait prévaloir sur ces deux
raisons, ne firent grâce ni à la folie, ni à l'ignorance.
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