Texte grec :
| [5,8] Τὰ σκώμματα καὶ αἱ λοιδορίαι οὐδέν μοι δοκεῖ
δύνασθαι. ἐὰν γὰρ στερεᾶς γνώμης λάβηται, καταλέλυται·
ἐὰν δὲ ἀγεννοῦς καὶ ταπεινῆς, ἴσχυσε καὶ οὐ
μόνον ἐλύπησε πολλάκις, ἀλλὰ καὶ ἀπέκτεινε. τούτων
ἀπόδειξις ἐκεῖνα ἔστω, Σωκράτης μὲν κωμῳδούμενος
ἐγέλα, Πολίαγρος δὲ ἀπήγξατο.
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Traduction française :
| [5,8] Des injures.
LES railleries et les injures n'ont, à mon avis, aucune force par elles-mêmes.
Si elles tombent sur une âme forte et courageuse, elles ne l'effleurent point :
si elles rencontrent une âme faible et molle, elles y font impression; elles
l'affligent, et vont quelquefois jusqu'à causer la mort. Ainsi, Socrate joué sur
le théâtre, ne fit qu'en rire, et Poliagre joué de même, s'étrangla.
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