Texte grec :
| [3,8] Φρύνιχον Ἀθηναῖοι στρατηγὸν εἵλοντο οὔτε κατὰ
σπουδὰς οὔτε κατὰ τὴν τοῦ γένους ἀξίαν οὔτε μὴν
ὅτι ἦν πλούσιος· πολλάκις γὰρ καὶ ἐκ τούτων ἐθαυμάζοντο
ἐν ταῖς Ἀθήναις, καὶ τῶν ἄλλων προῃροῦντο.
ἀλλ´ ἐπεὶ τοῖς πυρριχισταῖς ἔν τινι τραγῳδίᾳ ἐπιτήδεια
μέλη καὶ πολεμικὰ ἐξεπόνησεν, οὕτως ἄρα κατεκτήσατο
τὸ θέατρον καὶ ἐκράτησε τῶν παρόντων, ὥστε
παραχρῆμα αὐτὸν εἵλοντο στρατηγεῖν, πιστεύσαντες
ὅτι τῶν πολεμικῶν ἔργων ἡγήσεται καλῶς καὶ ἐς δέον,
ὅπου μὴ ἀπᾴδοντα τοῖς ἐνόπλοις ἀνδράσιν εἰργάσατο
τὰ ἐν τῷ δράματι μέλη τε καὶ ποιήματα.
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Traduction française :
| [3,8] Un poème valut à Phrynichus le commandement de l'armée athénienne.
LORSQUE les Athéniens choisirent Phrynichus pour général de leur armée, il ne
dut cet honneur, ni à la brigue, ni à la noblesse de sa naissance, ni à ses
richesses. Ce n'est pas que toutes ces choses ne fussent capables de remuer les
Athéniens, et qu'elles n'aient même déterminé souvent leur choix : mais
Phrynichus avait inséré dans une de ses tragédies quelques vers, dont le rythme
militaire convenait aux mouvements de la danse pyrrhique. Toute l'assemblée en
fut frappée; et les spectateurs enchantés l'élurent sur-le-champ pour général,
ne doutant pas qu'un homme capable de faire des vers si parfaitement assortis au
génie guerrier, ne fût également propre à conduire des opérations guerrières
avec succès.
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