Texte grec :
| [3,12] Οὔκ εἰσι θρυπτικοὶ πρὸς τοὺς ἐραστὰς οἱ ἐν Λακεδαίμονι
καλοὶ οὐδὲ ἀλαζόνες, ἐπεὶ τοὐναντίον ἢ
παρὰ τοῖς ἄλλοις ὡραίοις τὰ ἐκ τούτων καταμαθεῖν
ἐστιν. αὐτοὶ γοῦν δέονται τῶν ἐραστῶν εἰσπνεῖν αὐτοῖς·
Λακεδαιμονίων δέ ἐστιν αὕτη ἡ φωνή, ἐρᾶν
δεῖν λέγουσα. Σπαρτιάτης δὲ ἔρως αἰσχρὸν οὐκ οἶδεν·
εἴτε γὰρ μειράκιον ἐτόλμησεν ὕβριν ὑπομεῖναι
εἴτε ἐραστὴς ὑβρίσαι, ἀλλ´ οὐδετέροις ἐλυσιτέλησε
τῇ Σπάρτῃ ἐγκαταμεῖναι· ἢ γὰρ τῆς πατρίδος ἀπηλλάγησαν
ἢ καὶ τὸ ἔτι θερμότερον τοῦ βίου αὐτοῦ.
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Traduction française :
| [3,12] De l'amour chez les Lacédémoniens.
A Lacédémone, les jeunes gens ne se montrent ni dédaigneux ni fiers à l'égard de
leurs amants et ce qui prouve qu'ils différent en cela de ceux qui chez les
autres peuples se distinguent par leur beauté, c'est qu'ils prient leurs amants
de respirer en eux : expression lacédémonienne; par laquelle ils les prient de
les aimer. L'amour spartiate ne connaît rien de honteux. Ceux qui seraient assez
lâches pour souffrir un affront, ou assez audacieux pour outrager un concitoyen,
ne sauraient demeurer à Sparte : il ne leur reste plus que l'exil, ou la mort même.
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