Texte grec :
| [1,2] Περὶ φαλάγγων.
Ὑφαντικὴν, καὶ ὑφαίνειν, καὶ δῶρα Ἐργάνης δαίμονος, οὖτε ἴσασιν αἱ φάλαγγες
οὖτε εἰδέναι βούλονται. Ἤ τί ποτ’ ἂν καὶ χρήσαιτο τῷ τοιῷδε ἐσθήματι τὸ
τοιοῦτον θηρίον; τὸ δὲ ἀράχριου πάγη, καὶ οἱονεὶ κύρτος ἐστὶ τοῖς ἐμπίπτουσι.
Καὶ ἡ μὲν ἀρκυωρεῖ πάνυ σφόδρα ἀτρεμοῦσα, καὶ ἔοικεν ἀκινήτῳ. Καὶ τὸ μὲν
ἐνέπεσεν, ὅ τί ποτέ ἐστι τὸ ἐμπεσόν, ἡ δὲ ἔχει δαῖτα. Τοσοῦτον δ’ ἐμπίπτει, ὅσον
καὶ τὸ ὕφασμα κατέχειν δυνατόν ἐστι, καὶ ἐκείνῃ δειπνεῖν ἀπόχρη.
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Traduction française :
| [1,2] Des araignées.
LES araignées ignorent et ne veulent pas apprendre l'art d'ourdir et de faire de
la toile, ainsi que les autres arts inventés par Minerve. Quel usage
feraient-elles d'un pareil tissu pour se vêtir ? La toile qu'elles fabriquent
est une espèce de nasse, un filet tendu pour prendre les insectes. L'araignée,
immobile dans son poste, et parfaitement semblable à un corps inanimé, veille
sans cesse sur ce filet : ce qui y tombe fait son repas. Or, il en tombe autant
que la toile en peut retenir, et qu'il en faut à l'araignée pour sa nourriture.
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