HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

DION CASSIUS, L'Histoire romaine, livre LXVI (fragments)

ὣς



Texte grec :

[66, 13] Ὡς δ´ οὖν καὶ ἄλλοι πολλοὶ ἐκ τῶν στωικῶν καλουμένων λόγων προαχθέντες, μεθ´ ὧν καὶ Δημήτριος ὁ κυνικός, συχνὰ καὶ οὐκ ἐπιτήδεια τοῖς παροῦσι δημοσίᾳ, τῷ τῆς φιλοσοφίας προσχήματι καταχρώμενοι, διελέγοντο, κἀκ τούτου καὶ ὑποδιέφθειρόν τινας, ἔπεισεν ὁ Μουκιανὸς τὸν Οὐεσπασιανὸν πάντας τοὺς τοιούτους ἐκ τῆς πόλεως ἐκβαλεῖν, εἰπὼν ὀργῇ μᾶλλον ἢ φιλολογίᾳ τινὶ πολλὰ κατ´ αὐτῶν. Ὅτι Μουκιανὸς πρὸς Βεσπασιανὸν κατὰ τῶν στωικῶν πλεῖστά τε εἶπε καὶ θαυμάσια, ὡς ὅτι αὐχήματος κενοῦ εἰσι πεπληρωμένοι, κἂν τὸν πώγωνά τις αὐτῶν καθῇ καὶ τὰς ὀφρύας ἀνασπάσῃ τό τε τριβώνιον ἀναβάληται καὶ ἀνυπόδητος βαδίσῃ, σοφὸς εὐθὺς ἀνδρεῖος δίκαιός φησιν εἶναι, καὶ πνεῖ ἐφ´ ἑαυτῷ μέγα, κἂν τὸ λεγόμενον δὴ τοῦτο μήτε γράμματα μήτε νεῖν ἐπίστηται. Καὶ πάντας ὑπερορῶσι, καὶ τὸν μὲν εὐγενῆ τηθαλλαδοῦν τὸν δὲ ἀγενῆ σμικρόφρονα, καὶ τὸν μὲν καλὸν ἀσελγῆ τὸν δὲ αἰσχρὸν εὐφυᾶ, τὸν δὲ πλούσιον πλεονέκτην τὸν δὲ πένητα δουλοπρεπῆ καλοῦσι. Καὶ πάντας αὐτίκα τοὺς φιλοσόφους ὁ Οὐεσπασιανός, πλὴν τοῦ Μουσωνίου, ἐκ τῆς Ῥώμης ἐξέβαλε, τὸν δὲ δὴ Δημήτριον καὶ τὸν Ὁστιλιανὸν καὶ ἐς νήσους κατέκλεισε. Καὶ ὁ μὲν Ὁστιλιανὸς εἰ καὶ τὰ μάλιστα μὴ ἐπαύσατο περὶ τῆς φυγῆς ἀκούσας (ἔτυχε γὰρ διαλεγόμενός τινι), ἀλλὰ καὶ πολλῷ πλείω κατὰ τῆς μοναρχίας κατέδραμεν, ὅμως παραχρῆμα μετέστη· τῷ δὲ Δημητρίῳ μηδ´ ὣς ὑπείκοντι ἐκέλευσεν ὁ Οὐεσπασιανὸς λεχθῆναι ὅτι "σὺ μὲν πάντα ποιεῖς ἵνα σε ἀποκτείνω, ἐγὼ δὲ κύνα ὑλακτοῦντα οὐ φονεύω".

Traduction française :

[66,13] An de Rome 824, Fl. Vespasien consul III et Cocc. Nerva consul I. Quelques autres aussi, poussés par la doctrine stoïcienne, et, avec eux, Démétrius le cynique, abusant des dehors de la philosophie, tenaient en public une foule de discours peu convenables aux circonstances, et, par suite, ils corrompaient plusieurs citoyens ; Mucien décida Vespasien à chasser tous ceux qui appartenaient à cette secte, s'inspirant contre eux plus encore de la colère que de l'amour de la science. Mucien s'étendit, auprès de Vespasien, en termes magnifiques contre les stoïciens : c'étaient, disait-il, des gens pleins d'un vain orgueil. Aussitôt, ajoutait-il, qu'on a laissé pousser sa barbe, qu'on a relevé ses sourcils, qu'on s'est enveloppé du manteau troué, qu'on marche sans chaussure, aussitôt on prétend être sage, courageux, juste; on a une haute opinion de sa personne, bien que, comme dit le proverbe, on ne sache ni lire ni filer; on méprise tout le monde : les gens de noble naissance sont des fats; les gens sans naissance de petits esprits; l'homme beau est impudique ; l'homme laid est distingué ; le riche est ravisseur; le pauvre a des sentiments serviles.... Vespasien chassa aussitôt de Rome tous les philosophes, à l'exception de Musonius; il relégua même Démétrius et Hostilius dans des îles. Hostilius, bien qu'à la nouvelle de son exil, loin de mettre un terme à ses propos (il conversait avec un autre citoyen), il eût redoublé d'invectives contre le pouvoir monarchique, ne laissa pas de partir sur-le-champ ; quant à Démétrius, comme il ne cédait pas malgré cela, Vespasien ordonna de lui dire : « Tu fais tout pour m'obliger de t'ôter la vie, mais je ne tue pas un chien qui aboie. »





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Dernière mise à jour : 10/02/2009