HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

DION CASSIUS, L'Histoire romaine, livre LIV

αὐτοῦ



Texte grec :

[54,10] ὑπάτευε μὲν δὴ ἐν τῷ ἔτει ἐκείνῳ Γάιος Σέντιος· ἐπεὶ δὲ καὶ τὸν συνάρξοντα αὐτῷ προσαποδειχθῆναι ἔδει (ὁ γὰρ Αὔγουστος οὐδὲ τότε τηρηθεῖσάν οἱ τὴν ἀρχὴν ἐδέξατο), στάσις τε αὖθις ἐν τῇ Ῥώμῃ συνηνέχθη καὶ σφαγαὶ συνέβησαν, ὥστε τοὺς βουλευτὰς φρουρὰν τῷ Σεντίῳ ψηφίσασθαι. ἐπειδή τε μήτε ἠθέλησεν αὐτῇ χρήσασθαι, πρέσβεις πρὸς τὸν Αὔγουστον, μετὰ δύο ῥαβδούχων ἕκαστον, ἔπεμψαν. μαθὼν οὖν ταῦτ´ ἐκεῖνος, καὶ συνιδὼν ὅτι οὐδὲν πέρας τοῦ κακοῦ γενήσοιτο, οὐκέτ´ αὐτοῖς ὁμοίως ὥσπερ καὶ πρὶν προσηνέχθη, ἀλλ´ ἔκ τε τῶν πρεσβευτῶν αὐτῶν Κύιντον Λουκρήτιον, καίπερ ἐν τοῖς ἐπικηρυχθεῖσιν ἀναγραφέντα, ὕπατον ἀπέδειξε, καὶ αὐτὸς ἐς τὴν Ῥώμην ἠπείχθη. καὶ αὐτῷ ἐπί τε τούτοις καὶ ἐπὶ τοῖς ἄλλοις τοῖς ἐν τῇ ἀποδημίᾳ πραχθεῖσι πολλὰ καὶ παντοῖα ἐψηφίσθη· ὧν οὐδὲν προσήκατο, πλὴν Τύχῃ τε Ἐπαναγώγῳ (οὕτω γάρ πως αὐτὴν ἐκάλεσαν) βωμὸν ἱδρυθῆναι καὶ τὴν ἡμέραν ἣν ἀφίξοιτο ἔν τε ταῖς ἱερομηνίαις ἀριθμεῖσθαι καὶ Αὐγουστάλια ὀνομάζεσθαι. ἐπεὶ δὲ καὶ ὣς αἵ τε ἀρχαὶ καὶ οἱ ἄλλοι προαπαντῆσαί οἱ προπαρεσκευάσαντο, νύκτωρ ἐς τὴν πόλιν ἐσεκομίσθη, καὶ τῇ ὑστεραίᾳ τῷ τε Τιβερίῳ τὰς τῶν ἐστρατηγηκότων τιμὰς ἔδωκε, καὶ τῷ Δρούσῳ πέντε ἔτεσι θᾶσσον παρὰ τὰ νομιζόμενα τὰς ἀρχὰς αἰτῆσαι ἐπέτρεψεν. ἐπειδή τε μηδὲν ὡμολόγει ὅσα τε ἀπόντος αὐτοῦ στασιάζοντες καὶ ὅσα παρόντος φοβούμενοι ἔπρασσον, ἐπιμελητής τε τῶν τρόπων ἐς πέντε ἔτη παρακληθεὶς δὴ ἐχειροτονήθη, καὶ τὴν ἐξουσίαν τὴν μὲν τῶν τιμητῶν ἐς τὸν αὐτὸν χρόνον τὴν δὲ τῶν ὑπάτων διὰ βίου ἔλαβεν, ὥστε καὶ ταῖς δώδεκα ῥάβδοις ἀεὶ καὶ πανταχοῦ χρῆσθαι, καὶ ἐν μέσῳ τῶν ἀεὶ ὑπατευόντων ἐπὶ τοῦ ἀρχικοῦ δίφρου καθίζεσθαι. ψηφισάμενοι δὲ ταῦτα διορθοῦν τε πάντα αὐτὸν καὶ νομοθετεῖν ὅσα βούλοιτο ἠξίουν, καὶ τούς τε νόμους τοὺς γραφησομένους ὑπ´ αὐτοῦ Αὐγούστους ἐκεῖθεν ἤδη προσηγόρευον, καὶ ἐμμενεῖν σφισιν ὀμόσαι ἤθελον. ὁ δὲ τὰ μὲν ἄλλα ὡς ἅτε καὶ ἀναγκαῖα ἐδέξατο, τοὺς δ´ ὅρκους ἀφῆκεν αὐτοῖς· καὶ γὰρ εὖ ᾔδει ὅτι, εἰ μὲν ἀπὸ γνώμης τι ψηφίσαιντο, τηρήσουσιν αὐτὸ κἂν μὴ ὀμόσωσιν, εἰ δὲ μή, οὐδὲν αὐτοῦ, κἂν μυρίας πίστεις ἐπαγάγωσι, προτιμήσουσιν.

Traduction française :

[54,10] Le consul de cette année fut C: Sentius ; quand il fallut lui nommer un collègue (Auguste, cette fois encore, n'accepta point la place qui lui était réservée), une sédition éclata de nouveau à Rome et le sang coula, en sorte que les sénateurs donnèrent par un décret une garde à Sentius. Sentius ayant refusé de s'en servir, on envoya des députés avec chacun deux licteurs à Auguste. Instruit des faits et comprenant que le mal n'aurait pas de terme, Auguste, au lieu de se conduire comme il l'avait fait dans une circonstance précédente, nomma consul l'un de ces deux députés, Q. Lucrétius, bien qu'il eùt été autrefois inscrit sur la liste des proscrits, et se hâta de revenir à Rome. Ce retour et les actes accomplis durant son absence furent l'occasion d'un grand nombre de décrets divers dont il n'accepta aucun, excepté celui qui érigeait un autel à la Fortune-du-Bon-Retour (c'est ainsi qu'on l'appela), et qui mettait le jour de son arrivée au nombre des jours fériés sous le nom de fètes Augustales. Les magistrats néanmoins et les autres citoyens se préparant à aller au-devant de lui, il entra de nuit dans la ville et, le lendemain, il donna à Tibère les honneurs des anciens préteurs, et permit à Drusus de demander les charges cinq ans avant l'âge fixé par les lois. Comme ce qu'on avait fait, dans les séditions, en son absence, et ce qu'on faisait, par crainte, en sa présence, ne s'accordait pas, il fut, à la demande générale, créé préfet des moeurs pour cinq ans, et reçut le pouvoir censorial pour le même temps et le pouvoir consulaire à vie ; de telle sorte que, toujours et partout, il avait les douze faisceaux et s'asseyait sur la chaise curule au milieu des consuls de chaque année. Ces décrets rendus, on lui demanda de corriger tous les abus et de porter les lois qu'il lui plairait; on donna aussi dès ce moment le nom de lois Augustes aux lois qu'il devait rédiger, et on voulut jurer d'y rester fidèles. Auguste accepta tout le reste comme une nécessité, mais il dispensa du serment : il savait bien en effet que, si les décrets étaient sincères, ils seraient observés sans qu'il fût besoin de rien jurer ; que sinon, il aurait beau avoir obtenu mille promesses, on ne s'inquiéterait d'aucune.





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Dernière mise à jour : 29/09/2006