HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

DION CASSIUS, L'Histoire romaine, livre LIII

ἠθέλησε



Texte grec :

[53,6] καὶ μήτε θαυμάσητε εἰ ταῦθ´ οὕτω φρονῶ, τήν τε ἄλλην ἐπιείκειάν μου καὶ πρᾳότητα καὶ ἀπραγμοσύνην ὁρῶντες, καὶ προσεκλογιζόμενοι ὅτι οὐδὲν πώποτε οὔθ´ ὑπέρογκον οὔθ´ ὑπὲρ τοὺς πολλούς, καίπερ πολλὰ πολλάκις ψηφισαμένων ὑμῶν, ἐδεξάμην· μήτ´ αὖ μωρίαν μου καταγνῶτε, ὅτι ἐξόν μοι καὶ ὑμῶν ἄρχειν καὶ τηλικαύτην ἡγεμονίαν τοσαύτης οἰκουμένης ἔχειν οὐ βούλομαι. ἐγὼ γάρ, ἄν τε τὸ δίκαιόν τις ἐξετάζῃ, δικαιότατον εἶναι νομίζω τὸ τὰ ὑμέτερα ὑμᾶς διέπειν, ἄν τε καὶ τὸ συμφέρον, συμφορώτατον ἡγοῦμαι καὶ ἐμοὶ τὸ μήτε πράγματα ἔχειν μήτε φθονεῖσθαι μήτε ἐπιβουλεύεσθαι καὶ ὑμῖν τὸ μετ´ ἐλευθερίας καὶ σωφρόνως καὶ φιλικῶς πολιτεύεσθαι· ἄν τε καὶ τὸ εὐκλεές, οὗπερ ἕνεκα πολλοὶ καὶ πολεμεῖν καὶ κινδυνεύειν πολλάκις αἱροῦνται, πῶς μὲν οὐκ εὐδοξότατόν μοι ἔσται τηλικαύτης ἀρχῆς ἀφέσθαι, πῶς δ´ οὐκ εὐκλεέστατον ἐκ τοσούτου ἡγεμονίας ὄγκου ἐθελοντὶ ἰδιωτεῦσαι; ὥστ´ εἴ τις ὑμῶν ἀπιστεῖ ταῦτ´ ὄντως τινὰ ἄλλον καὶ φρονῆσαι ἐπ´ ἀληθείας καὶ εἰπεῖν δύνασθαι, ἔμοιγε πιστευσάτω. πολλὰ γὰρ καὶ μεγάλα καταλέξαι ἔχων ὅσα καὶ ὑπ´ ἐμοῦ καὶ ὑπὸ τοῦ πατρός μου εὐηργέτησθε, ἐφ´ οἷς εἰκότως ἂν ἡμᾶς ὑπὲρ πάντας τοὺς ἄλλους καὶ φιλοίητε καὶ τιμῴητε, οὐδὲν ἂν ἄλλο τούτου μᾶλλον εἴποιμι, οὐδ´ ἂν ἐπ´ ἄλλῳ τινὶ μᾶλλον σεμνυναίμην, ὅτι τὴν μοναρχίαν μήτε ἐκεῖνος καίτοι διδόντων ὑμῶν λαβεῖν ἠθέλησε καὶ ἐγὼ ἔχων ἀφίημι.

Traduction française :

[53,6] «Que de tels sentiments ne vous surprennent point, lorsque vous pouvez voir ma clémence, ma douceur, mon amour du repos dans toutes les autres circonstances, lorsque vous pouvez, en outre, considérer que je n'ai jamais accepté aucun honneur exagéré ni plus élevé que le commun des citoyens, bien que maintes fois maints décrets de votre part m'en aient décernés ; ne m'accusez pas non plus de folie parce que, lorsqu'il est en mon pouvoir de vous commander et d'être à la tête d'une si grande portion de l'univers, je ne le veux pas. Pour moi, si l'on examine la justice, j'estime qu'il est très juste que vous administriez vous-mêmes vos affaires; si l'on examine l'intérêt, je regarde comme l'intérêt le plus grand, pour moi, de ne pas avoir d'embarras et de n'être en butte ni à l'envie ni aux complots; pour vous, de jouir en liberté d'un gouvernement sage et de votre choix; si l'on examine la gloire, motif qui souvent décide bien des gens à entreprendre des guerres et à s'exposer aux périls, comment n'acquerrai-je pas une illustre renommée en renonçant à un si grand empire ? comment n'acquerrai-je pas une grande gloire pour avoir, descendant d'un poste si élevé, consenti à être simple particulier ? Ainsi donc, si quelqu'un de vous ne croit pas qu'un autre puisse en réalité penser et dire véritablement de telles choses, qu'il ait, du moins, confiance en moi. En effet, quels que soient la grandeur et le nombre des bienfaits que je pourrais citer de moi et de mon père envers vous, bienfaits pour lesquels nous méritons, par-dessus tous les autres, votre amour et vos honneurs, je n'en citerai pas de plus grand, je ne me vanterai d'aucun autre que de celui-ci : il n'a pas voulu, lorsque vous le lui offriez, accepter le pouvoir monarchique, et moi, qui le possède, je le dépose.





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Dernière mise à jour : 28/09/2006