HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

DION CASSIUS, L'Histoire romaine, livre LIII

οὐδὲν



Texte grec :

[53,5] ὄφελον μὲν γὰρ μηδὲ ἐπιστῆναί ποτε οὕτω τοῖς πράγμασι· τοῦτ´ ἔστιν, ὄφελον μὴ δεδεῆσθαί μου πρὸς τοιοῦτό τι τὴν πόλιν, ἀλλ´ ἐν εἰρήνῃ καὶ ὁμονοίᾳ, καθάπερ ποτὲ καὶ οἱ πατέρες ἡμῶν, καὶ ἡμᾶς τοὺς ἐν τῇδε τῇ ἡλικίᾳ ἀπ´ ἀρχῆς βεβιωκέναι. ἐπεὶ δὲ εἱμαρμένη τις, ὡς ἔοικεν, ἐς τοῦτο προήγαγεν ὑμᾶς ὥστε καὶ ἐμοῦ, καίπερ νέου ἔτι τότε ὄντος, καὶ χρείαν σχεῖν καὶ πεῖραν λαβεῖν, μέχρι μὲν οὗ τὰ πράγματα τῆς παρ´ ἐμοῦ ἐπικουρίας ἔχρῃζε, πάντα τε προθύμως καὶ ὑπὲρ τὴν ἡλικίαν ἐποίησα καὶ πάντα εὐτυχῶς καὶ ὑπὲρ τὴν δύναμιν κατέπραξα· καὶ οὐκ ἔστιν ὅ τι τῶν πάντων ἀπέτρεψέ με κινδυνεύουσιν ὑμῖν ἐπικουρῆσαι, οὐ πόνος, οὐ φόβος, οὐκ ἐχθρῶν ἀπειλαί, οὐ φίλων δεήσεις, οὐ τὸ πλῆθος τῶν συνεστηκότων, οὐχ ἡ ἀπόνοια τῶν ἀντιτεταγμένων, ἀλλ´ ἐπέδωκα ἀφειδῶς ὑμῖν ἐμαυτὸν ἐς πάντα τὰ περιεστηκότα, καὶ ἔπραξα καὶ ἔπαθον ἅπερ ἴστε. ἐξ ὧν αὐτὸς μὲν οὐδὲν κεκέρδαγκα πλὴν τοῦ τὴν πατρίδα περιπεποιῆσθαι, ὑμεῖς δὲ καὶ σώζεσθε καὶ σωφρονεῖτε. ἐπειδὴ δὲ καλῶς ποιοῦσα ἡ τύχη καὶ τὴν εἰρήνην ἄδολον καὶ τὴν ὁμόνοιαν ἀστασίαστον δι´ ἐμοῦ ὑμῖν ἀποδέδωκεν, ἀπολάβετε καὶ τὴν ἐλευθερίαν καὶ τὴν δημοκρατίαν, κομίσασθε καὶ τὰ ὅπλα καὶ τὰ ἔθνη τὰ ὑπήκοα, καὶ πολιτεύεσθε ὥσπερ εἰώθειτε.

Traduction française :

[53,5] « Plût aux dieux que je n'eusse pas eu cette tâche à entreprendre, c'est-à-dire plût aux dieux que Rome n'eût pas eu un pareil service à réclamer de moi; que nous eussions toujours, comme autrefois nos pères, nous les hommes de ce siècle, vécu dès le principe au sein de la paix et de la concorde. Mais puisqu'une destinée, comme il est vraisemblable, vous a réduits à avoir besoin de moi, quoique bien jeune alors encore, et à me mettre à l'épreuve, tant que les affaires ont réclamé mon assistance, j'ai tout fait avec un zèle au-dessus de mon âge, j'ai tout accompli avec un bonheur au-dessus de ce que mes forces comportaient; rien ne m'a détourné de vous prêter mon assistance dans vos dangers, ni fatigues, ni crainte, ni menaces d'ennemis, ni prières d'amis, ni multitude de séditieux, ni délire d'adversaires ; je me suis livré à vous sans réserve, en vue de tous les hasards, j'ai exécuté et subi ce que vous savez. De cela je n'ai, moi, retiré aucun profit, excepté la délivrance de la patrie ; vous, vous avez acquis la sùreté et le repos. Puis donc que la fortune favorable vous a rendu par moi une paix sans danger, une concorde à l'abri des séditions, reprenez et la liberté et le gouvernement républicain; recevez aussi les armes et les peuples soumis, et gouvernez-vous selon vos anciens usages.





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Dernière mise à jour : 28/09/2006