HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

DION CASSIUS, L'Histoire romaine, livre LIII

πλεῖον



Texte grec :

[53,29] οἱ δὲ δὴ Κάνταβροι οἵ τε Ἄστυρες, ὡς τάχιστα ὁ Αὔγουστος ἐκ τῆς Ἰβηρίας, Λούκιον Αἰμίλιον ἄρχοντα αὐτῆς καταλιπών, ἀπηλλάγη, ἐπανέστησαν, καὶ πέμψαντες πρὸς τὸν Αἰμίλιον, πρὶν καὶ ὁτιοῦν ἐκφῆναί οἱ, σῖτόν τε καὶ ἄλλα τινὰ χαρίσασθαι τῷ στρατεύματι βούλεσθαι ἔφασαν, κἀκ τούτου στρατιώτας συχνοὺς ὡς καὶ κομιοῦντας αὐτὰ λαβόντες ἔς τε χωρία αὐτοὺς ἐπιτήδειά σφισιν ἐσήγαγον καὶ κατεφόνευσαν. οὐ μέντοι καὶ ἐπὶ πολὺ ἥσθησαν· τῆς τε γὰρ χώρας αὐτῶν δῃωθείσης καὶ τειχῶν τινων καυθέντων, τό τε μέγιστον τῶν χειρῶν τοῖς ἀεὶ ἁλισκομένοις ἀποκοπτομένων, ταχέως ἐχειρώθησαν. ἐν ᾧ δὲ ταῦτ´ ἐγίγνετο, καὶ ἄλλη τις στρατεία καινὴ ἀρχήν τε ἅμα καὶ τέλος ἔσχεν· ἐπὶ γὰρ Ἀραβίαν τὴν εὐδαίμονα καλουμένην, ἧς Σαβὼς ἐβασίλευεν, Αἴλιος Γάλλος ὁ τῆς Αἰγύπτου ἄρχων ἐπεστράτευσε. καὶ ἐς μὲν ὄψιν οὐδεὶς αὐτῷ τήν γε πρώτην ἦλθεν, οὐ μὴν καὶ ἀπόνως προεχώρει· ἥ τε γὰρ ἐρημία καὶ ὁ ἥλιος τά τε ὕδατα φύσιν τινὰ ἄτοπον ἔχοντα πάνυ αὐτοὺς ἐταλαιπώρησεν, ὥστε τὸ πλεῖον τοῦ στρατοῦ φθαρῆναι. τὸ δὲ δὴ νόσημα οὐδενὶ τῶν συνήθων ὅμοιον ἐγίγνετο, ἀλλ´ ἐς τὴν κεφαλὴν ἐνσκῆψαν ἐξήραινεν αὐτήν, καὶ τοὺς μὲν πολλοὺς αὐτίκα ἀπώλλυε, τῶν δὲ δὴ περιγιγνομένων ἔς τε τὰ σκέλη κατῄει, πᾶν τὸ μεταξὺ τοῦ σώματος ὑπερβάν, καὶ ἐκεῖνα {τε} ἐλυμαίνετο, ἴαμά τε αὐτοῦ οὐδὲν ἦν χωρὶς ἢ εἴ τις ἔλαιον οἴνῳ μεμιγμένον καὶ ἔπιε καὶ ἠλείψατο. ὅπερ που πάνυ ὀλίγοις σφῶν ὑπῆρξε ποιῆσαι· οὔτε γὰρ ἡ χώρα οὐδέτερον αὐτῶν φέρει οὔτε ἐκεῖνοι ἄφθονα αὐτὰ προπαρεσκευάσαντο. κἀν τῷ πόνῳ τούτῳ καὶ οἱ βάρβαροί σφισι προσεπέθεντο. τέως μὲν γὰρ ἥττους, ὁπότε γε καὶ προσμίξειαν αὐτοῖς, ἐγίγνοντο, καί τινα καὶ χωρία ἀπέβαλλον· τότε δὲ συμμάχῳ τῇ νόσῳ αὐτῶν χρησάμενοι τά τε σφέτερα ἐκομίσαντο καὶ ἐκείνων τοὺς περιλειφθέντας ἐξήλασαν ἐκ τῆς χώρας. πρῶτοι μὲν δὴ Ῥωμαίων οὗτοι, νομίζω δ´ ὅτι καὶ μόνοι, τοσοῦτον ἐπὶ πολέμῳ τῆς Ἀραβίας ταύτης ἐπῆλθον· μέχρι γὰρ τῶν Ἀθλούλων καλουμένων, χωρίου τινὸς ἐπιφανοῦς, ἐχώρησαν.

Traduction française :

[53,29] Quant aux Cantabres et aux Astures, Auguste n'eut pas plutôt quitté l'Espagne en y laissant L. Emilius pour commander, qu'ils se soulevèrent et envoyèrent dire à Emilius, avant de lui avoir laissé rien deviner, qu'ils voulaient faire présent à son armée de blé et d'autres provisions, et qu'ayant pris avec eux, sous ce prétexte, un assez grand nombre de soldats romains, pour rapporter ces dons, ils les emmenèrent dans un endroit favorable et les massacrèrent. Cependant leur joie ne fut pas de longue durée: en dévastant le pays, en incendiant plusieurs villes, et, par-dessus tout, en coupant les mains à ceux qu'on ne cessait de prendre, Emilius les eut bientôt soumis. Pendant que ces choses se passaient, une autre expédition eut lieu, expédition nouvelle, qui commença et finit en même temps : AElius Gallus, préfet d'Égypte, marcha contre l'Arabie appelée Heureuse, dont Sabos était roi. Personne d'abord ne se présenta à sa vue, et cependant il ne s'avançait pas sans peine; le désert, le soleil et la nature étrange des eaux les tourmentaient beaucoup, en sorte que la majeure partie de l'armée y périt. De plus, il survint une maladie qui ne ressemblait à aucune de celles que l'on connaît ; elle attaquait la tête qu'elle desséchait. Beaucoup succombèrent sur-le-champ ; quant à ceux qui survivaient, le mal leur descendait dans les jambes après avoir franchi toute la partie intermédiaire du corps, et les mettait dans un état pitoyable; et, à cette maladie, il n'y avait de remède efficace que l'huile mêlée au vin, employée en boisson et en onction, ce qu'un bien petit nombre purent faire, car le pays ne produit ni vin ni huile, et les Romains n'en avaient pas une abondante provision. Au milieu de ces souffrances, les barbares les attaquèrent. Jusqu'à ce moment ils avaient eu le dessous dans tous les engagements et, de plus, ils avaient perdu plusieurs places; mais alors, profitant du secours que leur offrait la maladie, ils recouvrèrent leurs possessions et chassèrent de leur pays le reste des ennemis. Ce furent là les premiers Romains, et aussi, je crois, les seuls, qui s'avancèrent si loin à main armée dans cette Arabie; car ils allèrent jusqu'à la célèbre place nommée Adulis.





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Dernière mise à jour : 28/09/2006