HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

DION CASSIUS, L'Histoire romaine, livre LIII

κἂν



Texte grec :

[53,13] τὰ μὲν οὖν ἔθνη οὕτω διῃρέθη, βουληθεὶς δὲ δὴ καὶ ὣς ὁ Καῖσαρ πόρρω σφᾶς ἀπαγαγεῖν τοῦ τι μοναρχικὸν φρονεῖν δοκεῖν, ἐς δέκα ἔτη τὴν ἀρχὴν τῶν δοθέντων οἱ ὑπέστη· τοσούτῳ τε γὰρ χρόνῳ καταστήσειν αὐτὰ ὑπέσχετο, καὶ προσενεανιεύσατο εἰπὼν ὅτι, ἂν καὶ θᾶττον ἡμερωθῇ, θᾶττον αὐτοῖς καὶ ἐκεῖνα ἀποδώσει. κἀκ τούτου πρῶτον μὲν αὐτοὺς τοὺς βουλευτὰς ἑκατέρων τῶν ἐθνῶν, πλὴν Αἰγυπτίων, ἄρχειν κατέδειξεν (ἐκείνοις γὰρ δὴ μόνοις τὸν ὠνομασμένον ἱππέα, δι´ ἅπερ εἶπον, προσέταξεν)· ἔπειτα δὲ τοὺς μὲν καὶ ἐπετησίους καὶ κληρωτοὺς εἶναι, πλὴν εἴ τῳ πολυπαιδίας ἢ γάμου προνομία προσείη, καὶ ἔκ τε τοῦ κοινοῦ τῆς γερουσίας συλλόγου πέμπεσθαι μήτε ξίφος παραζωννυμένους μήτε στρατιωτικῇ ἐσθῆτι χρωμένους, καὶ ἀνθυπάτους καλεῖσθαι μὴ ὅτι τοὺς δύο τοὺς ὑπατευκότας ἀλλὰ καὶ τοὺς ἄλλους τοὺς ἐκ τῶν ἐστρατηγηκότων ἢ δοκούντων γε ἐστρατηγηκέναι μόνον ὄντας, ῥαβδούχοις τέ σφας ἑκατέρους ὅσοισπερ καὶ ἐν τῷ ἄστει νενόμισται χρῆσθαι, καὶ τὰ τῆς ἀρχῆς ἐπίσημα καὶ παραχρῆμα ἅμα τῷ ἔξω τοῦ πωμηρίου γενέσθαι προστίθεσθαι καὶ διὰ παντὸς μέχρις ἂν ἀνακομισθῶσιν ἔχειν ἐκέλευσε. τοὺς δὲ ἑτέρους ὑπό τε ἑαυτοῦ αἱρεῖσθαι καὶ πρεσβευτὰς αὐτοῦ ἀντιστρατήγους τε ὀνομάζεσθαι, κἂν ἐκ τῶν ὑπατευκότων ὦσι, διέταξε. τῶν γὰρ δὴ δύο τούτων ὀνομάτων ἐπὶ πλεῖστον ἐν τῇ δημοκρατίᾳ ἀνθησάντων, τὸ μὲν τοῦ στρατηγοῦ τοῖς αἱρετοῖς ὡς καὶ τῷ πολέμῳ ἀπὸ τοῦ πάνυ ἀρχαίου προσῆκον ἔδωκεν, ἀντιστρατήγους σφᾶς προσειπών, τὸ δὲ δὴ τῶν ὑπάτων τοῖς ἑτέροις ὡς καὶ εἰρηνικωτέροις, ἀνθυπάτους αὐτοὺς ἐπικαλέσας. αὐτὰ μὲν γὰρ τὰ ὀνόματα, τό τε τοῦ στρατηγοῦ καὶ τὸ τοῦ ὑπάτου, ἐν τῇ Ἰταλίᾳ ἐτήρησε, τοὺς δὲ ἔξω πάντας ὡς καὶ ἀντ´ ἐκείνων ἄρχοντας προσηγόρευσε. τῇ τε οὖν ἐπικλήσει τῇ τῶν ἀντιστρατήγων τοὺς αἱρετοὺς χρῆσθαι, καὶ ἐπὶ πλείω καὶ ἐνιαυτοῦ χρόνον, ἐφ´ ὅσον ἂν ἑαυτῷ δόξῃ, ἄρχειν ἐποίησε, τήν τε στρατιωτικὴν σκευὴν φοροῦντας καὶ ξίφος, οἷς γε καὶ στρατιώτας δικαιῶσαι ἔξεστιν, ἔχοντας. ἄλλῳ γὰρ οὐδενὶ οὔτε ἀνθυπάτῳ οὔτε ἀντιστρατήγῳ οὔτε ἐπιτρόπῳ ξιφηφορεῖν δέδοται, ᾧ μὴ καὶ στρατιώτην τινὰ ἀποκτεῖναι ἐξεῖναι νενόμισται· οὐ γὰρ ὅτι τοῖς βουλευταῖς ἀλλὰ καὶ τοῖς ἱππεῦσιν, οἷς τοῦθ´ ὑπάρχει, καὶ ἐκεῖνο συγκεχώρηται. ταῦτα μὲν οὖν οὕτως ἔχει, ῥαβδούχοις δὲ δὴ πέντε πάντες ὁμοίως οἱ ἀντιστράτηγοι χρῶνται, καὶ ὅσοι γε οὐκ ἐκ τῶν ὑπατευκότων εἰσί, καὶ ὀνομάζονται ἐπ´ αὐτοῦ τοῦ ἀριθμοῦ τούτου. τά τε τῆς ἡγεμονίας κοσμήματα, ὅταν τε ἐς τὴν προστεταγμένην σφίσι χώραν ἐσέλθωσιν, ἑκάτεροι ὁμοίως ἀναλαμβάνουσι, καὶ ἐπειδὰν διάρξωσιν, εὐθὺς κατατίθενται.

Traduction française :

[53,13] César voulant, même dans ces conditions, écarter aussi loin que possible l'idée de tout projet monarchique, se chargea pour dix ans du gouvernement des provinces qui lui étaient données; il promit de rétablir l'ordre dans cet espace de temps, et il ajouta, avec une jactance juvénile, que, si elles étaient pacifiées plus tôt, il les rendrait plus tôt. Il donna aux sénateurs le gouvernement de ces deux sortes de provinces, excepté celui de l'Égypte (seule, cette province fut, pour les raisons que j'ai dites, confiée au chevalier nommé plus haut) : ces gouverneurs devaient être les uns annuels et tirés au sort, à moins que, par le nombre de ses enfants ou par un mariage, un citoyen n'eût obtenu un privilége; il voulut aussi qu'ils fussent pris dans l'ensemble du sénat, sans pouvoir ceindre l'épée ni porter le costume militaire; que le titre de proconsul fùt attribué non pas seulement aux deux citoyens qui avaient géré le consulat, mais aussi à ceux qui avaient exercé la préture, ou même qui avaient été mis au rang d'anciens préteurs ; qu'ils eussent, les uns et les autres, des licteurs en même nombre que les lois leur en accordaient dans Rome ; qu'ils prissent, aussitôt sortis du Pomoerium, les insignes de leur autorité et les conservassent tout le temps jusqu'à leur retour. Quant aux autres, il statua qu'ils seraient choisis par lui, qu'ils seraient appelés ses légats et propréteurs, lors même qu'ils seraient des personnages consulaires. Ces deux titres ayant longtemps été en honneur du temps du gouvernement populaire, il donna aux gouverneurs qui étaient à son choix le titre de préteurs, comme un titre de tout temps appliqué à la guerre, en les appelant propréteurs ; aux autres, il donna celui de consuls, comme ayant des fonctions plus pacifiques, les désignant par le titre de proconsuls. Il conserva, même en Italie, ces titres de préteur et de consul à tous ceux qui avaient une charge au dehors, comme s'ils n'eussent été que des remplaçants. Il voulut que les gouverneurs à son choix, désignés par le mot de propréteurs, eussent une autorité qui n'avait pas pour limite celle d'une année, mais bien celle qu'il lui plaisait, avec permission de porter le "paludamentum" et l'épée, quand ils avaient droit de vie et de mort sur les soldats. Personne, en effet, ni proconsul, ni propréteur, ni procurateur, n'a permission de porter l'épée, quand la loi lui refuse le pouvoir de mettre à mort un soldat; mais sénateurs et chevaliers, quand ils sont en possession de ce pouvoir, jouissent de ce droit. Voilà ce qui a lieu. Les propréteurs ont tous également six licteurs, même ceux qui n'ont point passé par le consulat et qu'on désigne par un nom formé de ce nombre six; les uns et les autres prennent également les ornements de leurs charges en arrivant dans la province qui leur est attribuée, et les déposent aussitôt qu'ils ont cessé leurs fonctions.





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Dernière mise à jour : 28/09/2006