HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Clément d'Alexandrie, Discours aux gentils

ἐκ



Texte grec :

[102] Τί γὰρ ἡγεῖσθε, ὦ ἄνθρωποι, τὸν Τύχωνα Ἑρμῆν καὶ τὸν Ἀνδοκίδου καὶ τὸν Ἀμύητον; Ἦ παντί τῳ δῆλονὅτι λίθους, ὥσπερ καὶ τὸν Ἑρμῆν. Ὡς δὲ οὐκ ἔστι θεὸς ἡ ἅλως καὶ ὡς οὐκ ἔστι θεὸς ἡ ἶρις, ἀλλὰ πάθη ἀέρων καὶ νεφῶν, καὶ ὃν τρόπον οὐκ ἔστιν ἡμέρα θεός, οὐδὲ μὴν οὐδὲ ἐνιαυτὸς οὐδὲ χρόνος ὁ ἐκ τούτων συμπληρούμενος, οὕτως οὐδὲ ἥλιος οὐδὲ σελήνη, οἷς ἕκαστον τῶν προειρημένων (10.102.2) διορίζεται. Τίς ἂν οὖν τὴν εὔθυναν καὶ τὴν κόλασιν καὶ τὴν δίκην καὶ τὴν νέμεσιν εὖ φρονῶν ὑπολάβοι θεούς; Οὐδὲ γὰρ οὐδ' ἐρινῦς οὐδὲ μοῖραι οὐδὲ εἱμαρμένη, ἐπεὶ μηδὲ πολιτεία μηδὲ δόξα μηδὲ πλοῦτος θεοί, ὃν καὶ ζωγράφοι τυφλὸν (10.102.3) ἐπιδεικνύουσιν· εἰ δὲ αἰδῶ καὶ ἔρωτα καὶ ἀφροδίτην ἐκθειάζετε, ἀκολουθούντων αὐτοῖς αἰσχύνη καὶ ὁρμὴ καὶ κάλλος καὶ συνουσία. Οὔκουν ἔτ' ἂν εἰκότως ὕπνος καὶ θάνατος θεὼ διδυμάονε παρ' ὑμῖν νομίζοιντο, πάθη ταῦτα περὶ τὰ ζῷα συμβαίνοντα φυσικῶς· οὐδὲ μὴν κῆρα οὐδὲ (10.102.4) εἱμαρμένην οὐδὲ μοίρας θεὰς ἐνδίκως ἐρεῖτε. Εἰ δὲ ἔρις καὶ μάχη οὐ θεοί, οὐδὲ Ἄρης οὐδὲ Ἐνυώ. Ἔτι τε <εἰ> αἱ ἀστραπαὶ καὶ οἱ κεραυνοὶ καὶ οἱ ὄμβροι οὐ θεοί, πῶς τὸ πῦρ καὶ τὸ ὕδωρ θεοί; Πῶς δὲ καὶ οἱ διᾴσσοντες καὶ οἱ κομῆται διὰ πάθος ἀέρος γεγενημένοι; Ὁ δὲ τὴν τύχην θεὸν λέγων καὶ τὴν πρᾶξιν λεγέτω θεόν.

Traduction française :

[102] En effet, ô hommes ! pourquoi vous imaginer que Typhon est Mercure, Andocide et Amyet? N'est-il pas visible aux yeux de tous que ce sont autant de pierres comme Mercure lui-même? Si l'arc-en-ciel et le cercle qui environne la lune ne sont plus des dieux, mais de simples phénomènes produits par l'air ou par les nuages ; si vous effacez aussi de ce nombre le jour, le mois, l'année, le temps qui se forme de ces diverses périodes, il s'ensuivra que le soleil et la lune, dont le cours mesure les intervalles mentionnés tout à l'heure, ne sont pas davantage des dieux. Quel homme, s'il n'a l'esprit aliéné, inscrira parmi les dieux le jugement, le supplice, la vengeance? Plus de Furies! plus de Parques ! plus de Destin, puisque la république, la gloire et Plutus, que les peintres représentent aveugle, descendent de l'Olympe. La Honte, l'Amour, et Vénus des dieux ! Mais à ce titre il faut aussi que la turpitude, l'amour, la beauté, le commerce de la chair, montent au même rang. Vous ne prostituerez plus maintenant le nom de Dieu au sommeil et à la mort, ces deux frères jumeaux, dans le langage de vos poètes, puisqu'ils ne sont que des accidents naturels à tous les animaux. Laissez là votre Fortune, votre Sort, vos Parques! Si la Dispute et le Combat ne sont plus des dieux, il faut également refuser ce titre à Mars et à Enyo. Si les éclairs, les foudres, et les nuages ont perdu la qualification divine, pourquoi la conserver au feu, à l'eau, aux étoiles errantes ou comètes qui sont engendrées par une certaine disposition de l'air ? que celui qui fait de la fortune une déesse, en fasse une aussi de l'action !





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Dernière mise à jour : 26/02/2009