HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Basile de Césarée, Sur le mépris du monde

οὐδὲν



Texte grec :

[14] καὶ οὐδὲν τῶν συμβαινόντων δακρύων ἠξίωσεν. Ἐπειδὴ δὲ ἧκέ τις ἀγγέλλων, ὡς τοῖς παισὶ καὶ ταῖς θυγατράσιν εὐωχουμένοις ἐπετίναξε πνεῦμά τι βίαιον τὸ τῆς εὐφροσύνης δωμάτιον, τότε μόνον τὴν ἐσθῆτα διέῤῥηξε, τὸ τῆς φύσεως ἐπιδεικνύμενος συμπαθὲς, καὶ ὅτι πατὴρ εἴη φιλόστοργος οἷς ἔπραττε μαρτυρόμενος. Πλὴν καὶ τότε ταῖς λύπαις ὅρον καὶ μέτρον ἐπιτιθεὶς, καὶ ταῖς εὐσεβέσιν ἐκείναις φωναῖς κοσμῶν τὸ γινόμενον, ἔλεγεν· Ὁ Κύριος ἔδωκεν, ὁ Κύριος ἀφείλετο· ὡς τῷ Κυρίῳ ἔδοξεν, οὕτω καὶ ἐγένετο, μονονουχὶ τοιαῦτα βοῶν· Ἐκλήθην πατὴρ ἐφ´ ὅσον ὁ τοῦτό με ποιήσας ἐβούλετο χρόνον. Περιελεῖν μου τὸν ἐκ τῆς γονῆς στέφανον ἐβουλεύσατο πάλιν, οὐ διαμάχομαι περὶ τῶν ἰδίων αὐτῷ. Κρατείτω τὸ τῷ Δεσπότῃ δοκοῦν· αὐτός ἐστιν ὁ πλάστης τοῦ γένους, ἐγὼ δὲ ὄργανον. Τί με χρὴ δοῦλον ὄντα δυσχεραίνειν ἀνόνητα, καὶ μέμφεσθαι ψῆφον ἣν οὐ δύναμαι λύειν; Τοιούτοις τὸν διάβολον ὁ δίκαιος κατηκόντιζε ῥήμασιν. Ἐπειδὴ δὲ αὐτὸν νικῶντα εἶδε πάλιν ὁ δυσμενὴς, καὶ οὐδενὶ τούτων τιναχθῆναι δυνάμενον, αὐτῇ τῇ σαρκὶ τὸ τῆς πείρας προσῆγε μηχάνημα, καὶ τὸ σῶμα μαστίξας ἀῤῥήτοις πληγαῖς, σκωλήκων ἀναδίδοσθαι πηγὰς ἐξ αὐτοῦ παρεσκεύασε· καὶ τῶν τῆς βασιλείας θρόνων τὸν ἄνδρα καταγαγὼν, ἐπὶ κοπρίας ἐκάθισεν. Ὁ δὲ, καὶ τοιούτοις βαλλόμενος πάθεσιν, ἀκίνητος ἔμεινε· καὶ σπαραττομένου τοῦ σώματος, ἄσυλον ἐφύλαττε τὸν τῆς εὐσεβείας θησαυρὸν ἐν τῷ κρυπτῷ τῆς ψυχῆς.

Traduction française :

[14] Aucune de ses disgrâces ne lui paraissait digne de ses pleurs. Lorsqu'on vint lui annoncer qu'un vent violent avait renversé la maison où ses fils et ses filles célébraient un festin, et qu'ils avaient été écrasés sous les ruines, il se contenta de déchirer ses habits par une sensibilité naturelle, pour montrer qu'il était père et qu'il chérissait ses enfants; mais il mit des bornes à sa douleur, et embellissant son désastre même par des paroles religieuses, il disait : Le Seigneur me l'a donné, le Seigneur me l’a ôté; il est arrivé ce que le Seigneur a voulu. Il semblait dire: J’ai été appelé père tout le temps qu'il a plu à celui qui m'a rendu père; il veut m'ôter la couronne de la paternité, je ne m'oppose pas à ce qu'il prenne son bien. Il est le créateur de la race humaine, le maître suprême des hommes ; je ne suis qu'un faible instrument et un esclave, pourquoi combattrais-je ses ordres absolus ? pourquoi me plaindrais-je de ce que je ne puis empêcher ? C'est par ces paroles, comme par des traits, que le juste a percé le démon. Lorsque cet ennemi mortel vit que Job ne pouvait être ébranlé par aucun de ces maux, et qu’il était toujours vainqueur, il l'attaqua d'une autre manière ; il couvrit tout son corps d'une effroyable plaie, d'où sortaient des vers en abondance comme d'une source inépuisable, et le précipitant du trône où il était assis, il l'étendit sur un fumier. Toutes ces calamités affreuses ne purent ébranler la constance de Job; et tandis que son corps était déchiré, il gardait le trésor de sa piété au fond de son âme comme dans un asile à l'abri de toute attaque.





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Dernière mise à jour : 6/04/2009