HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XV

ἐν



Texte grec :

[15,690] « Μύρον τε παρὰ Πέρωνος, οὗπερ ἀπέδοτο (690a) ἐχθὲς Μελανώπῳ, πολυτελοῦς Αἰγυπτίου, ᾧ νῦν ἀλείφει τοὺς πόδας Καλλιστράτου. » Μνημονεύει τοῦ μυροπώλου τούτου τοῦ Πέρωνος καὶ Θεόπομπος ἐν Ἀδμήτῳ καὶ Ἡδυχάρει. Ἀντιφάνης δ´ ἐν Ἀντείᾳ)· « Πρὸς τῷ μυροπώλῃ γευόμενον κατελίμπανον αὐτὸν περὶ μύρον ..... μέλλει τε συνθείς σοι φέρειν τὰ κινναμώμινα ταῦτα καὶ τὰ νάρδινα. » 41. Παρὰ πολλοῖς δὲ τῶν κωμῳδιοποιῶν ὀνομάζεταί τι μύρον ΒΑΚΚΑΡΙΣ· οὗ μνημονεύει καὶ Ἱππῶναξ διὰ τούτων· (690b) « Βακκάρι δὲ τὰς ῥῖνας ἤλειφον· ἐσθ´ οἵη περ κρόκος. » Ἀχαιὸς δ´ ἐν Αἴθωνι σατυρικῷ· « Βακκάρει χρισθέντα καὶ ψυκτηρίοις πτεροῖς ἀναστήσαντα προσθίαν τρίχα. » Ἴων Ὀμφάλῃ· « Βακκάρεις δὲ καὶ μύρα καὶ Σαρδιανὸν κόσμον εἰδέναι χροὸς ἄμεινον ἢ τὸν Πέλοπος ἐν νήσῳ τρόπον. » Ἐν τούτοις Σαρδιανὸν κόσμον εἴρηκε τὸ μύρον, ἐπεὶ διαβόητοι ἐπὶ ἡδυπαθείᾳ οἱ Λυδοί· καὶ τὸ παρὰ Ἀνακρέοντι (690c) « λυδοπαθὴς » ἀκούουσιν ἀντὶ τοῦ ἡδυπαθής. Μνημονεύει τῆς βακκάριδος καὶ Σοφοκλῆς. Μάγνης δ´ ἐν Λυδοῖς· « Λούσαντα χρὴ καὶ βακκάριδι κεχριμένον. » Καὶ μήποτε οὔκ ἐστι μύρον ἡ βάκκαρις. Αἰσχύλος γὰρ ἐν Ἀμυμώνῃ ἀντιδιαστέλλων φησίν· « Κἄγωγε τὰς σὰς βακκάρεις τε καὶ μύρα. » Καὶ Σιμωνίδης· « Κἠλειφόμην μύροισι καὶ θυώμασι καὶ βακκάρι. » Ἀριστοφάνης δ´ ἐν Θεσμοφοριαζούσαις· (690d) « Ὦ Ζεῦ πολυτίμηθ´, οἷον ἔπνευσεν ὁ μιαρὸς φάσκωλος εὐθὺς λυόμενός μοι τοῦ μύρου καὶ βακκάριδος. » 42. ΒΡΕΝΘΕΙΟΥ δὲ μύρου μνημονεύει Φερεκράτης ἐν Λήροις οὕτως· « Ἔστην δὲ κἀκέλευον « ἐγχέασθε νῷν βρένθειον, ἵνα τοῖς εἰσιοῦσιν ἐγχέῃ. » ΒΑΣΙΛΕΙΟΥ δὲ μύρου μνημονεύει Κράτης ἐν Γείτοσιν λέγων οὕτως· « Γλυκύτατον δ´ ὦζε βασιλείου μύρου. » (690e) Σαπφὼ δ´ ὁμοῦ μέμνηται τοῦ τε βασιλείου καὶ τοῦ βρενθείου, λέγουσα οὕτως· « Βρενθείω βασιληίω. » ΨΑΓΔΗΣ Ἀριστοφάνης ἐν Δαιταλεῦσιν· « Φέρ´ ἴδω, τί σοι δῶ τῶν μύρων· ψάγδαν φιλεῖς; » Εὔπολις δ´ ἐν Μαρικᾷ· « Ψάγδαν ἐρυγγάνοντα. » Εὔβουλος δ´ ἐν Στεφανοπώλισιν· « Αἰγυπτίῳ ψάγδανι τρὶς λελουμένη. » Πολέμων δ´ ἐν τοῖς πρὸς Ἀδαῖον « παρὰ Ἠλείοις φησὶ μύρον τι ΠΛΑΓΓΟΝΙΟΝ καλεῖσθαι, εὑρεθὲν ὑπό τινος Πλαγγόνος. Ὁμοίως ἱστορεῖ καὶ Σωσίβιος ἐν Ὁμοιότησιν. (690f) Ὡς καὶ τὸ ΜΕΓΑΛΛΕΙΟΝ· ὠνομάσθη γὰρ καὶ τοῦτο ἀπὸ Μεγάλλου τοῦ Σικελιώτου· οἳ δ´ Ἀθηναῖόν φασιν εἶναι τὸν Μέγαλλον. Μνημονεύει δ´ αὐτοῦ Ἀριστοφάνης ἐν Τελμησσεῦσι καὶ Φερεκράτης ἐν Πετάλῃ, Στράττις δ´ ἐν Μηδείᾳ οὕτως· « Καὶ λέγ´, ὅτι φέρεις αὐτῇ μύρον τοιοῦτον οἷον οὐ Μέγαλλος πώποτε ἥψησεν οὐδὲ Δεινίας ᾁγύπτιος οὔτ´ εἶδεν οὔτ´ ἐκτήσατο. »

Traduction française :

[15,690] « Du parfum de chez Péron, cet Égyptien si cher, qui en donna (690a) cependant hier à Ménalope, et avec lequel celui-ci frotte les pieds de Callistrate. » Théopompe fait mention de ce Péron dans son Admète ou Hedycharis. Antiphane le rappelle aussi dans son Antéa : « Je l'ai laissé chez le parfumeur Péron ; et il va faire le marché avec lui, et vous apporter ces parfums de cannelle et de nard. » 41. Nombre de poètes comiques ont rappelé ce parfum de baccaris : voici un passage d'Hipponax à ce sujet : (690b) « Je me frottai les narines avec du baccaris, qui est analogue à celui de safran. » Achée dit dans son Aethon satyrique ; « Étant oint de baccaris, et ayant relevé le devant de sa chevelure en forme de deux éventails. » Ion dans son omphale: « Il est plus avantageux de connaître les baccaris, les parfums, et tout ce que la Lydie fournit pour embellir la peau, que les mœurs du Péloponnèse. » Comme les Lydiens étaient renommés pour leur volupté, Anacréon les appelle (690c) Lydopathes pour Hedypathes, voluptueux. Sophocle parle aussi du baccaris. Magnés dit dans ses Lydiens : « Il faut après s'être baigné et oint de baccaris. » Mais serait-il vrai que baccaris ne fût pas le nom d'un parfum ? Car Eschyle les oppose l'un à l'autre dans son Amymone : « Et moi tes baccaris et tes parfums. » Et Simonide : « Et nous sommes frottés de baccaris, et de parfums et d'aromates pour des fumigations. » Aristophane dans ses Thesmophores : (690d) « Ô ! Jupiter, dieu vénérable ! que ce maudit sac m'exhala une odeur de parfum et de baccaris. » 42. Phérécrate fait mention d'un parfum qu'il appelle brenthion dans ses Badinages : « Je m'arrêtai, et j'ordonnai qu'on nous versât à tous deux dans nos vases du parfum, brenthion, afin qu'il en versât à ceux qui partaient. » Cratès parle de parfum royal dans ses Voisins : « Ô ! Jupiter que ce parfum royal est suave ! » Sapho rappelle le brenthion et le royal ensemble, dans cette expression : « Avec du brenthion royal. » Aristophane dit dans ses Détalées ; « Çà, que je sache quel parfum tu veux que je te donne. Aimes-tu le g-psagdas ? » Eupolis écrit dans sa Marique ; « Il exhalait le g-psagdas en rotant. » Eubule dans ses Vendeuses de couronnes ; « S'étant lavée trois fois avec du g-psagdas Égyptien. » Polémon dans son ouvrage adressé à Adée, dit : « il y a chez les Éléens certain onguent qu'on appelle g-plangonion, du nom de son inventeur. Sosibius dit la même chose dans ses Similitudes ; (690f) et que ce nom lui a été donné comme au g-megallion de Mégallus, natif de Sicile. Selon d'autres ce Mégallus était Athénien. Aristophane le rappelle dans ses Telmisses; et Phérécrate dans sa Pétale. Strattis le nomme aussi dans ce passage de sa femme Mède : « Et dis-lui que tu lui apportes du parfum tel que Mégalle n'en a jamais composé ; et que Dinias l'Égyptien n'en a pas vu non plus, ni possédé de pareil. »





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Dernière mise à jour : 27/04/2010