HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XIII

ὧν



Texte grec :

[13,95] Καὶ μετά ταῦτα πάλιν καταδρομὴν αὐτοῦ ποιησάμενος, ὡς δανεισάμενος οὔτε τόκους οὔτε τἀρχαῖον ἀπεδίδου καὶ ὅτι ὑπερήμερος ἐγένετο γνώμῃ δικαστηρίου ἐρήμην καταδικασθεὶς καὶ ὡς ἠνεχυράσθη οἰκέτης αὐτοῦ στιγματίασ, καὶ πολλὰ ἄλλα κατειπὼν αὐτοῦ ἐπιλέγει ταῦτα · «᾿Αλλὰ γάρ, ὦ ἄνδρες δικασταί, οὐκ εἰς ἐμὲ μόνον τοιοῦτός ἐστιν, ἀλλὰ καὶ εἰς ἄλλους ἅπαντας τοὺς αὐτῷ κεχρημένους. Οὐχ οἱ μὲν κάπηλοι οἱ ἐγγὺς οἰκοῦντες, παρ' ὧν προδόσεις λαμβάνων οὐκ ἀποδίδωσι, δικάζονται αὐτῷ συγκλείσαντες τὰ καπηλεῖα, οἱ δὲ γείτονες οὕτως ὑπ' αὐτοῦ δεινὰ πάσχουσιν ὥστ' ἐκλιπόντες τὰς αὑτῶν οἰκίας ἑτέρας πόρρω μισθοῦνται ; ὅσους δ' ἐράνους συνείλεκται, τὰς μὲν ὑπολοίπους φορὰς - - - οὐ κατατίθησιν, ἀλλὰ περὶ τοῦτον τὸν κάπηλον ὡς περὶ στήλην διαφθείρονται. Tοσοῦτοι δὲ ἐπὶ τὴ οἰκίαν ἅμα τῇ ἡμέρᾳ ἀπαιτήσοντες τὰ ὀφειλόμενα ἔρχονται ὥστε οἶεσθαι τοὺς παριόντας ἐπ' ἐκφορὰν αὐτοὺς ἥκειν τούτου τεθνεῶτος. Οὓτω δ' οἱ ἐν τῷ Πειραιεῖ διάκεινται ὥστε πολὺ ἀσφαλέστερον εἶναι δοκεῖν εἰς τὸν ᾿Ανδρίαν πλεῖν τούτῳ συμβάλλειν. Πολὺ γὰρ μᾶλλον ἃ ἂν δανείσηται αὐτοῦ νομίζει εἶναι ἢ ἂ ὁ πατὴρ αὐτῷ κατέλιπεν. ᾿Αλλὰ γὰρ οὐ τὴν οὐσίαν κέκτηται ῾Ερμαίου τοῦ μυροπώλου, τὴν γυναῖκα διαφθείρας ἑβδομήκοντα ἔτη γεγονυῖαν ; ἧς ἐρᾶν προσποιησάμενος οὕτω διέθηκεν ὥστε τὸν μὲν ἄνδρα αὐτῆς καὶ τοὺς υἱοὺς πτωχοὺς ἐποίησεν, αὐτὸν δὲ ἀντὶ καπήλου μυροπώλην ἀπέδειξεν · οὕτως ἐρωτικῶς τὸ κόριον μετεχειρίζετο τῆς ἡλικίας αὐτῆς ἀπολαύων, ἧς ῥᾷον τοὺς ὀδόντας ἀριθμῆσαι {ὅσου ἐλάττους ἦσαν} ἢ τῆς χειρὸς τοὺς δακτύλους. Καί μοι ἀνάβητε τούτων μάρτυρες. - ῾Ο μὲν οὖν βίος τοῦ σοφιστοῦ τοιοῦτος» ῾Ο μὲν οὖν Λυσίας, ὦ Κύνουλκε, οὕτως. ᾿Εγὼ δὲ κατὰ τὸν ᾿Αρίσταρχον τὸν τραγικὸν ποιητήν Τάδ' οὐχ ὑπάρχων, ἀλλὰ τιμωρούμενος, καταπαύσω τὸν πρὸς σὲ καὶ τοὺς ἄλλους κύνας ἐνταῦθα λόγον.

Traduction française :

[13,95] Ensuite, l'orateur oriente ses attaques vers sa manière très particulière d'emprunter de l'argent : il n'a payé, ni intérêt, ni principal ; il a laissé passer le jour de l'expiration de paiement et a été condamné par défaut ; un de ses esclaves a même été mis en gage. En fin de compte, après avoir porté d'autres accusations, Lysias conclut : «Ça suffit maintenant, mes chers juges, car, voyez-vous, d'autres ont subi ses malversations : oui, il a agi tout aussi frauduleusement avec ses collaborateurs. Il n'y a pas un seul détaillant qu'il n'ait fréquenté – et de qui il avait obtenu quelque délai pour payer ses factures – qui l'ait traîné devant les tribunaux, après avoir été contraint de fermer boutique ; ses voisins ont été aussi fort mal lotis avec cet aigrefin, au point d'abandonner leurs propres maisons et d'en louer d'autres plus loin. Quant aux cotisations qu'il avait collectées, il les a gardées pour son usage personnel. Bref, tous ont été ruinés à cause de ce trafiquant, cet escroc, et ils se sont retrouvés semblables au chariot qui se renverse quand il tourne à la borne. Dès le matin, des foules se pressent chez lui pour réclamer leur dû, si bien que les passants croient que notre homme vient de rendre l'âme, et que ces gens sont venus assister à ses funérailles. D'ailleurs, les négociants du Pirée sont dans un tel état d'esprit qu'il leur semble beaucoup plus prudent d'armer un bateau pour naviguer dans l'Adriatique que de lui prêter de l'argent. On considère, en effet, qu'il dépense bien plus que ce que son père lui a légué. N'a-t-il pas acquis la propriété d'Herméos le parfumeur, après avoir séduit son épouse, qui avait soixante-dix ans ? Feignant d'être amoureux d'elle, il a jeté mari et fils dans un tel dénuement qu'ils en sont réduits à faire l'aumône. En revanche, lui, est passé du stade de marchand ambulant à celui de parfumeur. Avec quelle passion érotique il a harcelé cette «jeunette en abusant de sa fraîcheur», elle, dont on comptait plus facilement les dents que les doigts de la main ! Faites venir les témoins à la tribune !». Voila donc, mon cher Cynulcos, du Lysias tout pur ! Quant à moi, après avoir parlé, comme le dit le poète tragique Aristarque, «non pas pour agresser mais pour venger», je cesse maintenant de jeter mon venin sur toi et sur ta meute de chiens (cyniques).





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Dernière mise à jour : 15/09/2005