HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI

δὴ



Texte grec :

[11,463] (463) θεῶν δὲ προμηθείην αἰὲν ἔχειν ἀγαθόν.» (8) Καὶ ὁ χαρίεις δ´ Ἀνακρέων φησίν· «Οὐ φιλέω ὃς κρητῆρι παρὰ πλέῳ οἰνοποτάζων νείκεα καὶ πόλεμον δακρυόεντα λέγῃ, ἀλλ´ ὅστις Μουσέων τε καὶ ἀγλαὰ δῶρ´ Ἀφροδίτης συμμίσγων ἐρατῆς μνήσεται εὐφροσύνης.» Καὶ Ἴων δὲ ὁ Χῖός φησιν· (463b) «Χαιρέτω ἡμέτερος βασιλεύς, σωτήρ τε πατήρ τε· ἡμῖν δὲ κρητῆρ´ οἰνοχόοι θέραπες κιρνάντων προχύταισιν ἐν ἀργυρέοις· ὁ δὲ χρυσὸς οἶνον ἔχων χειρῶν νιζέτω εἰς ἔδαφος. Σπένδοντες δ´ ἁγνῶς Ἡρακλέι τ´ Ἀλκμήνῃ τε, Προκλέι Περσείδαις τ´, ἐκ Διὸς ἀρχόμενοι, (463c) πίνωμεν, παίζωμεν, ἴτω διὰ νυκτὸς ἀοιδή, ὀρχείσθω τις, ἑκὼν δ´ ἄρχε φιλοφροσύνης. Ὅντινα δ´ εὐειδὴς μίμνει θήλεια πάρευνος, κεῖνος τῶν ἄλλων κυδρότερον πίεται.» Ἐποιοῦντο δὲ καὶ οἱ ἑπτὰ καλούμενοι σοφοὶ συμποτικὰς ὁμιλίας. «Παραμυθεῖται γὰρ ὁ οἶνος καὶ τὴν τοῦ γήρως δυσθυμίαν » φησὶ Θεόφραστος ἐν τῷ περὶ Μέθης. (9) Διόπερ συνιοῦσι καὶ ἡμῖν ἐπὶ τὰς Διονυσιακὰς ταύτας λαλιὰς οὐδεὶς ἂν εὐλόγως φθονήσαι νοῦν ἔχων, κατὰ τοὺς Ἀλέξιδος Ταραντίνους, «Οἳ τῶν πέλας (463d) οὐδέν´ ἀδικοῦμεν οὐδέν. Ἆρ´ οὐκ οἶσθ´ ὅτι τὸ καλούμενον ζῆν τοῦτο διατριβῆς χάριν μόνον ἐστὶν ὑποκόρισμα τῆς ἀνθρωπίνης μοίρας; ἐγὼ γάρ, εἰ μὲν εὖ τις ἢ κακῶς φήσει με κρίνειν, οὐκ ἔχοιμ´ ἄν σοι φράσαι· ἔγνωκα γοῦν οὕτως ἐπισκοπούμενος εἶναι μανιώδη πάντα τἀνθρώπων ὅλως, ἀποδημίας δὲ τυγχάνειν ἡμᾶς αἰεὶ τοὺς ζῶντας, ὥσπερ εἰς πανήγυρίν τινα ἀφειμένους ἐκ τοῦ θανάτου καὶ τοῦ σκότους εἰς τὴν διατριβὴν εἰς τὸ φῶς τε τοῦθ´, ὃ δὴ (463e) ὁρῶμεν. Ὃς δ´ ἂν πλεῖστα γελάσῃ καὶ πίῃ καὶ τῆς Ἀφροδίτης ἀντιλάβηται τὸν χρόνον τοῦτον ὃν ἀφεῖται, κἂν τύχῃ γ´, ἐράνου τινός, πανηγυρίσας ἥδιστ´ ἀπῆλθεν οἴκαδε.» Καὶ κατὰ τὴν καλὴν οὖν Σαπφώ· «Ἐλθέ, Κύπρι, χρυσίαισιν ἐν κυλίκεσσιν ἁβρῶς συμμεμιγμένον θαλίαισι νέκταρ οἰνοχοοῦσα» τούτοις τοῖς ἑταίροις ἐμοῖς τε καὶ σοῖς. (10) Πρὸς οὓς λεκτέον ὅτι τρόποι εἰσὶ πόσεων κατὰ πόλεις ἴδιοι, ὡς Κριτίας παρίστησιν ἐν τῇ Λακεδαιμονίων Πολιτείᾳ διὰ τούτων· «Ὁ μὲν Χῖος (463f) καὶ Θάσιος ἐκ μεγάλων κυλίκων ἐπιδέξια, ὁ δ´ Ἀττικὸς ἐκ μικρῶν ἐπιδέξια, ὁ δὲ Θετταλικὸς ἐκπώματα προπίνει ὅτῳ ἂν βούλωνται μεγάλα. Λακεδαιμόνιοι δὲ τὴν παρ´ αὑτῷ ἕκαστος πίνει, ὁ δὲ παῖς ὁ οἰνοχόος ὅσον ἂν ἀποπίῃ » τοῦ δ´ ἐπιδέξια πίνειν μνημονεύει καὶ Ἀναξανδρίδης ἐν Ἀγροίκοις οὕτως·

Traduction française :

[11,463] (463) mais usons toujours de cette prévoyance dont les suites sont si heureuses.» (8) Le charmant Anacréon dit dans une de ses pièces : «Je n'aime pas celui qui, buvant à larges rasades à côté d'un cratère, parle de querelles et de funestes guerres; mais celui qui, entremêlant les aimables faveurs des Muses et de Vénus, me rappelle aux charmes de la joie.» Ion de Chio écrit : (463b) «Salut à notre roi, notre père et notre sauveur. Que des serviteurs échansons nous mêlent le vin dans des aiguières d'argent : qu'avec ce pot d'or un autre fasse couler de ses mains le vin sur le sol de l'appartement. Faisons avec pureté de cœur des libations à Hercule, Alcmène, Proclès, aux descendants de Persée, en commençant par Jupiter. (463c) Buvons, jasons: que le chant ne cesse de la nuit. Çà, que quelqu'un danse, et qu'il prélude de plein gré à la joie; je veux dire celui à qui est destinée la charmante épouse, et qu'il boive plus largement que les autres !» Les Sept Sages se rassemblement aussi pour boire; car, dit Théophraste, dans son Traité de l'Ivresse, le vin égaie l'humeur morose de la vieillesse. (9) Ainsi qu'aucun homme sensé ne nous porte envie, nous qui sommes réunis pour ces conversations bachiques: il aurait tort assurément ; car pour parler avec les Tarentins d'Alexis, nous ne faisons injure à personne du voisinage. «... mais ne sais-tu pas (463d) que ce qu'on appelle vivre n'est qu'un terme adouci, par manière de parler, et sous lequel on flatte le malheureux sort de l'homme ? au reste, qu'on dise que j'ai bien ou mal jugé, je ne répondrai rien. Pour moi, après avoir bien réfléchi, je me suis convaincu que tout était absolument folie chez les hommes. Dans cette vie, nous sommes toujours comme hors de notre patrie. Nous sortons, pour ainsi dire, de la mort et des ténèbres, pour nous rendre à une assemblée générale, et nous y amuser en jouissant de la lumière qui nous éclaire; (463e) de sorte que celui qui a le plus ri et bu davantage, jouissant d'ailleurs plus que tout autre des plaisirs de Vénus, pendant le temps qu'il lui est permis de le faire, et qui a eu meilleure part au festin de cette assemblée ; celui-là, dis-je, s'en retourne avec le plus de plaisir à son vrai domicile.» La belle Sapho disait aussi : «Viens, Vénus; verse un mélange de nectar dans ces gobelets (kylikessi) au milieu de ces festins, pour ces amis, pour les miens et les tiens.» (10) Il faut ajouter à ces détails qu'il y avait différentes manières de boire, particulières à certaines villes, comme le montre Critias. Voici ce qu'il dit en parlant de la république de Lacédémone : «L'habitant de Thase (463f) et celui de Chio le boivent dans de grands gobelets (kylikoon) en passant le vase à droite; celui de l'Attique le présente de même, mais on y boit dans de petits gobelets. Quant à celui de la Thessalie, il porte la santé dans de grands vases (ekpoomata) à qui il lui plaît ; mais chez les Lacédémoniens chacun boit du vase qui est à côté de lui, et c'est un esclave qui lui verse à boire autant qu'il en veut.» Anaxandride rappelle ainsi, dans ses Campagnards, l'usage de boire en présentant toujours le vase à droite.





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Dernière mise à jour : 10/01/2008