HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI

γαυλοί



Texte grec :

[11,500] Ἱερώνυμος δ´ ὁ Ῥόδιος ἐν τῷ περὶ Μέθης καὶ τὸ μεθύσαι σκυθίσαι φησί· (500) συγγενὲς γὰρ εἶναι τὸ <φ> τῷ <θ>. Ὕστερον δὲ κατὰ μίμησιν εἰργάσαντο κεραμέους τε καὶ ἀργυροῦς σκύφους. Ὧν πρῶτοι μὲν ἐγένοντο καὶ κλέος ἔλαβον οἱ Βοιώτιοι λεγόμενοι, χρησαμένου κατὰ τὰς στρατείας πρώτου Ἡρακλέους τῷ γένει· διὸ καὶ Ἡρακλεωτικοὶ πρός τινων καλοῦνται. Ἔχουσι μέντοι πρὸς τοὺς ἄλλους διαφοράν· ἔπεστι γὰρ ἐπὶ τῶν ὤτων αὐτοῖς ὁ λεγόμενος Ἡράκλειος δεσμός. Μνημονεύει δὲ τῶν Βοιωτίων σκύφων Βακχυλίδης ἐν τούτοις ποιούμενος τὸν λόγον πρὸς τοὺς Διοσκόρους, καλῶν αὐτοὺς ἐπὶ ξένια· (500b) «Οὐ βοῶν πάρεστι σώματ´ οὔτε χρυσὸς οὔτε πορφύρεοι τάπητες, ἀλλὰ θυμὸς εὐμενὴς Μοῦσά τε γλυκεῖα καὶ Βοιωτίοισιν ἐν σκύφοισιν οἶνος ἡδύς.» Διήνεγκαν δὲ μετὰ τοὺς Βοιωτίους οἱ Ῥοδιακοὶ λεγόμενοι Δαμοκράτους δημιουργήσαντος. Τρίτοι δ´ εἰσὶν οἱ Συρακόσιοι. Καλεῖται δ´ ὁ σκύφος ὑπὸ Ἠπειρωτῶν, ὥς φησι Σέλευκος, λυρτός, ὑπὸ δὲ Μηθυμναίων, ὡς Παρμένων φησὶν ἐν τῷ περὶ Διαλέκτου, σκύθος. Ἐκαλεῖτο δὲ καὶ (500c) Δερκυλλίδας ὁ Λακεδαιμόνιος Σκύφος, ὥς φησιν Ἔφορος ἐν τῇ ὀκτωκαιδεκάτῃ λέγων οὕτως· «Λακεδαιμόνιοι ἀντὶ Θίμβρωνος Δερκυλλίδαν ἔπεμψαν εἰς τὴν Ἀσίαν, ἀκούοντες ὅτι πάντα πράττειν εἰώθασιν οἱ περὶ τὴν Ἀσίαν βάρβαροι μετὰ ἀπάτης καὶ δόλου. Διόπερ Δερκυλλίδαν ἔπεμψαν ἥκιστα νομίζοντες ἐξαπατηθήσεσθαι· ἦν γὰρ οὐδὲν ἐν τῷ τρόπῳ Λακωνικὸν οὐδ´ ἁπλοῦν ἔχων, ἀλλὰ πολὺ τὸ πανοῦργον καὶ τὸ θηριῶδες. Διὸ καὶ Σκύφον αὐτὸν οἱ Λακεδαιμόνιοι προσηγόρευον.» (102) (500d) ΤΑΒΑΙΤΑΣ Ἀμύντας ἐν τῷ πρώτῳ τῶν τῆς Ἀσίας Σταθμῶν περὶ τοῦ ἀερομέλιτος καλουμένου διαλεγόμενος γράφει οὕτως· « Σὺν τοῖς φύλλοις δρέποντες συντιθέασιν εἰς παλάθης Συριακῆς τρόπον πλάττοντες, οἳ δὲ σφαίρας ποιοῦντες. Καὶ ἐπειδὰν μέλλωσι προσφέρεσθαι, ἀποκλάσαντες ἀπ´ αὐτῶν ἐν τοῖς ξυλίνοις ποτηρίοις, οὓς καλοῦσι ταβαίτας, προβρέχουσι καὶ διηθήσαντες πίνουσι. Καὶ ἔστιν ὅμοιον ὡς ἄν τις μέλι πίνοι διείς, τούτου δὲ καὶ πολὺ ἥδιον.» ΤΡΑΓΕΛΑΦΟΣ. Οὕτω τινὰ καλεῖται ποτήρια, ὧν μνημονεύει (500e) Ἄλεξις μὲν ἐν Κονιατῇ· «Κυμβία, φιάλαι, τραγέλαφοι, κύλικες.» Εὔβουλος δ´ ἐν Κατακολλωμένῳ· «Ἀλλ´ εἰσὶ φιάλαι πέντε, τραγέλαφοι δύο. Μένανδρος δ´ ἐν Ἁλιεῖ φησι· «Τραγέλαφοι, λαβρώνιοι.» Ἀντιφάνης Χρυσίδι· «- - - Σατραποπλούτῳ δ´, ὡς λέγουσι, νυμφίῳ, κεκτημένῳ τάλαντα, παῖδας, ἐπιτρόπους, ζεύγη, καμήλους, στρώματ´, ἀργυρώματα, φιάλας, τριήρεις, τραγελάφους, καρχήσια, (500f) γαυλοὺς ὁλοχρύσους—{Β.} Πλοῖα; {Α.} Τοὺς κάδους μὲν οὖν καλοῦσι γαυλοὺς πάντες οἱ προγάστορες.» ΤΡΙΗΡΗΣ. Ὅτι καὶ τριήρης εἶδος ἐκπώματος Ἐπίνικος ἐν Ὑποβαλλομέναις δεδήλωκε. Προείρηται δὲ τὸ μαρτύριον. ΥΣΤΙΑΚΟΝ ποτήριον ποιὸν Ῥίνθων ἐν Ἡρακλεῖ· «Ἐν ὑστιακῷ τε καθαρὸν ἐλατῆρα σὺ καθαρῶν τ´ ἀλήτων κἀλφίτων ἀπερρόφεις. » (103) ΦΙΑΛΗ. Ὅμηρος μὲν ὅταν λέγῃ· «Ἀμφίθετον φιάλην ἀπύρωτον ἔθηκε» καὶ «Χρυσῆν φιάλην καὶ δίπλακα δημόν ,»

Traduction française :

[11,500] J'observe d'ailleurs que Hiéronyme de Rhodes dit, dans son Traité de l'Ivresse, skythisai pour methysai, (500) s'enivrer. Enfin, les lettres phi et theeta se mettent l'une pour l'autre comme identiques. Mais par la suite on fit des scyphes de terre et d'argent, à l'imitation de ceux de bois. Ce fut en Béotie qu'on fit les premiers, et ceux qu'on nomma scyphes héracléotiques eurent particulièrement la vogue, en ce qu'Hercule, Béotien de naissance, s'en servit dans ses expéditions. Voilà pourquoi quelques-uns les ont appelés héracléotiques ; mais ils sont un peu différents des autres, car on voit sur leurs anses ce qu'on a appelé le nœud d'Hercule. Bacchylide fait mention des scyphes béotiens dans ce passage, où il adresse la parole aux Dioscures, en les invitant à venir loger chez lui. (500b) «Il n'y a chez moi, ni des boeufs, ni de l'or, ni des tapis de pourpre ; mais j'ai un cœur bienfaisant, une muse agréable, et de charmant vin dans des scyphes béotiens,» Après les scyphes béotiens, les plus renommés furent ceux de Rhodes, faits de la main de Damocrate ; après les Rhodiens, ceux de Syracuse eurent quelque renommée. Seleucus dit que les Épirotes appellent un scyphe kyrtos, mais les habitants de Méthymne disent skythos pour skyphos, selon ce que rapporte Parménon dans son Traité du Dialecte. (500c) Dercyllidas, Lacédémonien, fut surnommé Skythos, comme le dit Éphore, au liv. 18 ; voici le passage : «Les Lacédémoniens envoyèrent Dercyllidas en Asie, en place de Thimbron, ayant su que les Barbares de l'Asie ne font rien qu'avec tromperie et astuce ; c'est pourquoi ils l'envoyèrent, pensant qu'il ne serait nullement trompé, car il n'avait rien de cette franchise Spartiate; au contraire, c'était un homme rusé et féroce en même temps ; ce qui l'avait fait surnommer Skythos à Lacédémone.» (102) (500d) TABAITAS. Voici ce que raconte Amyntas au liv. 1 de son ouvrage sur les Stations de l'Asie, en parlant de ce qu'on appelle miel aérien : «Après avoir cueilli cela avec les feuillages, ils l'arrangent en masse comme des figues de Syrie ; d'autres en font des globules, et lorsqu'ils veulent s'en servir, ils font tomber ce miel des brins de bois dans des vases à boire de bois, qu'ils appellent tabaïtes, y versent de l'eau peu à peu, le passent et le boivent. Cela ressemble à du miel qu'on boirait après l'avoir délayé; mais c'est en même temps beaucoup plus agréable que celui-ci (que le miel ).» TRAGELAPHOS. C'est ainsi qu'on appelle certains vases à boire (poteeria), comme on le voit (500e) dans ce passage de la Coniate d'Alexis : «Des cymbions, des phiales, des tragelaphes, des calices.» Ménandre, dans son Pécheur, dit: «Des tragelaphes, des labroonios.» On lit dans le Mélakolloomène d'Eubule : «Mais il y a cinq phiales, deux tragelaphes.» Ménandre dit, dans son Pécheur : «Des tragelaphes, des labroonios.» Antiphane en parle dans ce passage de sa Chrysis, ou Coupe d'or : «Quant au jeune marié saproploute, il avait, dit-on, nombre de talents, des esclaves, des intendants, différents attelages, des chameaux, des tapis, force argenterie, des phiales, des trières, des tragelaphes, des carchèses, des gaulos d'or massif, des vaisseaux sur mer : (500f) or, par gaulos il faut entendre des cades, selon le langage de tous les amateurs de franches-lipées.» TRIEEREES, ou TRIRÈME. Epinicus a montré, dans ses Supposées, que trière était le nom de certain vase à boire (ekpoomatos) ; mais nous en avons cité la preuve précédemment. HYSTIAKON. C'est le nom de certain vase à boire (poteerion) ; Rhinton le nomme dans son Hercule: «Tu avalas dans un hystiaque un elatère fait de farine pure et de grain moulu.» (103) PHIALEE. Lorsqu'Homère dit : «Il posa une phiale amphithète, apyroote ;» et ailleurs : «Une phiale d'or et une graisse double»





Recherches | Texte | Lecture | Liste du vocabulaire | Index inverse | Menu | Site de Philipe Remacle

 
UCL |FLTR |Itinera Electronica |Bibliotheca Classica Selecta (BCS) |
Responsable académique : Alain Meurant
Analyse, design et réalisation informatiques : B. Maroutaeff - J. Schumacher

Dernière mise à jour : 10/01/2008