HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI

ἐπισχόμενος



Texte grec :

[11,499] (499) «Πολλάκι δ´ ἐν κορυφαῖς ὀρέων, ὅκα θεοῖσιν ἅδῃ πολύφανος ἑορτά, χρύσεον ἄγγος ἔχοισα μέγαν σκύφον, οἷά τε ποιμένες ἄνδρες ἔχουσιν, χερσὶ λεόντεον ἐν γάλα θεῖσα τυρὸν ἐτύρησας μέγαν ἄτρυφον ἀργειοφόνται.» Αἰσχύλος δ´ ἐν Περραιβίσι φησί· «Ποῦ μοι τὰ πολλὰ δῶρα κἀκροθίνια; ποῦ χρυσότευκτα κἀργυρᾶ σκυφώματα; » Στησίχορος δὲ τὸ παρὰ Φόλῳ τῷ Κενταύρῳ ποτήριον σκύφιον δέπας καλεῖ ἐν ἴσῳ τῷ σκυφοειδές· λέγει δ´ ἐπὶ τοῦ Ἡρακλέους· (499b) «Σκύφιον δὲ λαβὼν δέπας ἔμμετρον ὡς τριλάγυνον πί´ ἐπισχόμενος, τό ῥά οἱ παρέθηκε Φόλος κεράσας.» καὶ Ἄρχιππος δὲ ἐν Ἀμφιτρύωνι οὐδετέρως εἴρηκε. (100) Λάγυνον δὲ μέτρου λέγουσιν εἶναι ὄνομα παρὰ τοῖς Ἕλλησιν, ὡς χοὸς καὶ κοτύλης. (Χωρεῖν δ´ αὐτὸ κοτύλας Ἀττικὰς δώδεκα.) Καὶ ἐν Πάτραις δέ φασι τοῦτ´ εἶναι τὸ μέτρον τὴν λάγυνον. Ἀρσενικῶς δὲ εἴρηκε τὸν λάγυνον Νικόστρατος μὲν ἐν Ἑκάτῃ· (499c) «Τῶν κατεσταμνισμένων ἡμῖν λαγύνων πηλίκοι τινές; {Β.} Τρίχους.» Καὶ πάλιν· «Τὸν μεστὸν ἡμῖν φέρε λάγυνον.» Καὶ ἐν τῇ ἐπιγραφομένῃ Κλίνῃ· «Καὶ δυσχερὴς λάγυνος οὗτος πλησίον ὄξους.» Δίφιλος ἐν Ἀνασῳζομένοις· «Λάγυνον ἔχω κενόν, ὦ γραῦ, θύλακον δὲ μεστόν.» Λυγκεὺς δ´ ὁ Σάμιος ἐν τῇ πρὸς Διαγόραν Ἐπιστολῇ γράφει· «Καθ´ ὃν χρόνον ἐπεδήμησας ἐν Σάμῳ, Διαγόρα, πολλάκις οἶδά σε παραγινόμενον εἰς τοὺς παρ´ ἐμοὶ πότους, ἐν οἷς λάγυνος κατ´ ἄνδρα κείμενος οἰνοχοεῖτο, πρὸς ἡδονὴν διδοὺς ἑκάστῳ ποτήριον. » (499d) Ἀριστοτέλης δ´ ἐν τῇ Θετταλῶν Πολιτείᾳ θηλυκῶς λέγεσθαί φησιν ὑπὸ Θετταλῶν τὴν λάγυνον. Καὶ Ῥιανὸς ὁ ἐποποιὸς ἐν Ἐπιγράμμασιν· Ἥμισυ μὲν πίσσης κωνίτιδος, ἥμισυ δ´ οἴνου, Ἀρχῖν´, ἀτρεκέως ἥδε λάγυνος ἔχει. Λεπτοτέρης δ´ οὐκ οἶδ´ ἐρίφου κρέα· πλὴν ὅ γε πέμψας αἰνεῖσθαι πάντων ἄξιος Ἱπποκράτης. » Οὐδετέρως δὲ Δίφιλος ἐν Ἀδελφοῖς εἴρηκεν· (499e) «Ὦ τοιχωρύχον ἐκεῖνο καὶ τῶν δυναμένων λαγύνιον· ἔχον βαδίζειν εἰς τὰ γεύμαθ´ ὑπὸ μάλης, καὶ τοῦτο πωλεῖν μέχρι ἂν ὥσπερ ἐν ἐράνῳ εἷς λοιπὸς ᾖ κάπηλος ἠδικημένος ὑπ´ οἰνοπώλου.» Τὸ δ´ ἐν Γηρυονηίδι Στησιχόρου «Ἔμμετρον ὡς τριλάγυνον » τὴν τῶν τριῶν γενῶν ἀμφιβολίαν ἔχει. Ἐρατοσθένης δέ φησι λέγεσθαι τὴν πέτασον καὶ τὴν στάμνον ὑπό τινων. (101) Τὸ δὲ σκύφος ὠνομάσθη ἀπὸ τῆς σκαφίδος. Καὶ τοῦτο δ´ ἐστὶν ὁμοίως ἀγγεῖον ξύλινον στρογγύλον γάλα καὶ ὀρὸν δεχόμενον, (499f) ὡς καὶ παρ´ Ὁμήρῳ λέγεται· «Ναῖον δ´ ὀρῷ ἄγγεα πάντα γαυλοί τε σκαφίδες τε τετυγμένα, τοῖς ἐνάμελγεν.» Εἰ μὴ σκύφος οἷον σκύθος τις διὰ τὸ τοὺς Σκύθας περαιτέρω τοῦ δέοντος μεθύσκεσθαι.

Traduction française :

[11,499] (499) «Souvent sur les cimes des montagnes, lors de la fête bruyante des dieux, tu avais à la main un vase d'or, qui était un grand scyphe (skyphon megan), comme en ont les hommes qui gardent les troupeaux, et au milieu des divertissement léontiques tu errais, après avoir fait cailler un grand fromage, sans apprêt, et blanc.» Eschyle écrit skyphooma dans ses Perrhèbes : «Que sont devenus ces nombreux présent, et ces prémices des dépouilles des ennemis? où sont ces scyphômes faits en or et en argent?» Stésichore appelle coupe scyphion le vase à boire qui était chez le centaure Pholus ; ce qui équivaut à en forme de scyphe ; mais en parlant d'Hercule, il dit : (499b) «Prenant une coupe skyphion, qui tenait environ trois lagynes, il but tout d'un trait ce vin qu'il lui avait mêlé.» Archippus a aussi employé ce mot au neutre dans son Amphytrion. LAGYNON. (100) On dit que ce mot désigne certaine mesure ancienne chez les Grecs, comme le conge et la cotyle, et contenant douze cotyles Attiques. C'est aussi, dit-on, la même mesure qu'on nomme le lagane à Fatras. Mais Nicostrate écrit le lagynos au masculin dans son Hécate : (499c) «Combien grands sont ces lagynes qu'on nous a mesures ?» Il dit encore ailleurs au masculin : «Quelques-uns font le lagyne de trois conges.» Et dans un autre passage : «Apporte-nous ce lagyne qui est plein.» Et dans sa pièce intitulée le Lit : «Ce lagyne est bien mal placé près du vinaigre.» Diphile écrit, dans ses Sauvés : «Bonne vieille, j'ai le lagyne vide, mais le sac plein.» Lyncée de Samos écrit, dans sa Lettre à Diagoras : «Je sais, Diagoras, que pendant ton séjour à Samos, tu t'es trouvé plusieurs fois aux repas que je donnais, où chacun avait sur table son lagyne pour se verser à boire à son gré dans ce vase que je faisais servir à chaque convive». (499d) Mais Aristote dit, dans son Histoire du Gouvernement de Thessalie : «LesThessaliens disent la lagyne au féminin.» Rhianus le poète épique en use de même dans ses Épigrammes. «Archine, cette lagyne contient réellement moitié poix à enduire les rames, et moitié vin. Quant au chevreau, je n'ai pas vu de viande plus délicate; ainsi, Hippocrate qui l'a envoyé mérite toute sorte d'éloges.» Diphile a cependant fait ce mot neutre dans ses Adelphes : (499e) «Oh ! le fripon, qui peut même, ayant un lagynion caché sous l'aisselle, aller où l'on goûte le vin, et le vendre jusqu'à ce qu'il rencontre enfin un tavernier qui soit trompé par le vendeur de vin, comme on l'est ordinairement dans un repas où chacun paie son écot.» Quant au pluriel lagynois, que Stésichore présente dans sa Géryonide, et au vase qu'il a dit (précédemment) être de la mesure de trois lagynes, ces expressions laissent toujours les trois genres de ce mot indécis. Ératosthène écrit que quelques-uns font les mots petasos et stamnos féminin ; mais le mot skyphos a été pris du mot suivant scaphis. SKAPHIS. (101) Celui-ci est pareillement un vase rond de bois, propre à mettre du lait, ou le lait-clair, (499f) comme il est dit dans Homère : «Tous ces vases, tant les gaulos, que les scaphis, dans lesquels il trayait, étaient si pleins de lait clair qu'il coulait de ces vases faits pour cet usage.» D'autres déduiront peut-être le mot skyphos de skythos, parce que les Scythes boivent toujours outre mesure.





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Dernière mise à jour : 10/01/2008