HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI

κοὐδ´



Texte grec :

[11,494] (494) Πτολεμαῖος δὲ μεταπεμψάμενος αὐτοὺς καὶ ἥκειν κελεύσας μετὰ τῶν βιβλίων, ἐν οἷς αἱ ἀναγραφαί εἰσι τῶν τὰς συντάξεις λαμβανόντων, λαβὼν ταύτας εἰς χεῖρας (ὁ βασιλεὺς) καὶ κατιδὼν ἔφη καὶ αὐτὸς ἀπειληφέναι αὐτὸν οὕτως· ἦν ὀνόματα ἐγγεγραμμένα ταῦτα, Σωτῆρος Σωσιγένους Βίωνος Ἀπολλωνίου (Δίωνος)· εἰς ἃ ἀποβλέψας ὁ βασιλεὺς εἶπεν «ὦ θαυμάσιε λυτικέ, ἐὰν ἀφέλῃς τοῦ Σωτῆρος τὸ <σω> καὶ τοῦ Σωσιγένους τὸ <σι> καὶ τοῦ Βίωνος τὴν πρώτην συλλαβὴν (βι) καὶ τὴν τελευταίαν τοῦ Ἀπολλωνίου, εὑρήσεις σαυτὸν ἀπειληφότα κατὰ τὰς σὰς ἐπινοίας. Καὶ (494b) «Ταῦτ´ οὐχ ὑπ´ ἄλλων, ἀλλὰ τοῖς αὑτοῦ πτεροῖς» κατὰ τὸν θαυμάσιον Αἰσχύλον ἁλίσκῃ, ἀπροσδιονύσους λύσεις πραγματευόμενος.» (86) ΟΛΜΟΣ ποτήριον κερατίου τρόπον εἰργασμένον. Μενεσθένης ἐν δʹ Πολιτικῶν γράφει οὕτως· «Ἀλβατάνης δὲ στρεπτὸν καὶ ὅλμον χρυσοῦν. Ὁ δὲ ὅλμος ἐστὶ ποτήριον κερατίου τρόπον εἰργασμένον, ὕψος ὡς πυγονιαῖον.» (87) ΟΞΥΒΑΦΟΝ. Ἡ μὲν κοινὴ συνήθεια οὕτως καλεῖ τὸ ὄξους δεκτικὸν σκεῦος· ἐστὶ δὲ καὶ ὄνομα ποτηρίου, οὗ μνημονεύει Κρατῖνος μὲν ἐν Πυτίνῃ οὕτως· (494c) «Πῶς τις αὐτόν, πῶς τις ἂν ἀπὸ τοῦ πότου παύσειε, τοῦ λίαν πότου; ἐγᾦδα. Συντρίψω γὰρ αὐτοῦ τοὺς χόας καὶ τοὺς καδίσκους συγκεραυνώσω σποδῶν καὶ τἄλλα πάντ´ ἀγγεῖα τὰ περὶ τὸν πότον, κοὐδ´ ὀξύβαφον οἰνηρὸν ἔτι κεκτήσεται.» Ὅτι δέ ἐστι τὸ ὀξύβαφον εἶδος κύλικος μικρᾶς κεραμέας σαφῶς παρίστησιν Ἀντιφάνης ἐν Μύστιδι διὰ τούτων· γραῦς ἐστι φίλοινος ἐπαινοῦσα κύλικα μεγάλην καὶ ἐξευτελίζουσα τὸ ὀξύβαφον ὡς βραχύ. (494d) Εἰπόντος οὖν τινος πρὸς αὐτήν «σὺ δ´ ἀλλὰ πῖθι» , λέγει· «Τοῦτο μέν σοι πείσομαι. Καὶ γὰρ ἐπαγωγόν, ὦ θεοί, τὸ σχῆμά πως τῆς κύλικός ἐστιν ἄξιόν τε τοῦ κλέους τοῦ τῆς ἑορτῆς. Οὗ μὲν ἦμεν ἄρτι γὰρ ἐξ ὀξυβαφίων κεραμέων ἐπίνομεν· τούτῳ δέ, τέκνον, πολλὰ κἀγάθ´ οἱ θεοὶ τῷ δημιουργῷ δοῖεν, ὃς ἐποίησέ σε, τῆς συμμετρίας καὶ τῆς ἀφελείας οὕνεκα.» Κἀν τοῖς Βαβυλωνίοις οὖν τοῖς Ἀριστοφάνους ἀκουσόμεθα ποτήριον τὸ ὀξύβαφον, ὅταν ὁ Διόνυσος λέγῃ (494e) περὶ τῶν Ἀθήνησι δημαγωγῶν ὡς αὐτὸν ᾔτουν ἐπὶ τὴν δίκην ἀπελθόντα ὀξυβάφω δύο. Οὐ γὰρ ἄλλο τι ἡγητέον εἶναι ἢ ὅτι ἐκπώματα ᾔτουν. Καὶ τὸ τοῖς ἀποκοτταβίζουσι δὲ ὀξύβαφον τιθέμενον εἰς ὃ τὰς λάταγας ἐγχέουσιν οὐκ ἄλλο τι ἂν εἴη ἢ ἐκπέταλον ποτήριον. Μνημονεύει δὲ τοῦ ὀξυβάφου ὡς ποτηρίου καὶ Εὔβουλος ἐν Μυλωθρίδι· «Καὶ πιεῖν χωρὶς μέτρω ὀξύβαφον εἰς τὸ κοινόν· εἶθ´ ὑπώμνυτο ὁ μὲν οἶνος ὄξος αὑτὸν εἶναι γνήσιον, (494f) τὸ δ´ ὄξος οἶνον αὑτὸ μᾶλλον θατέρου.» (88) ΟΙΝΙΣΤΗΡΙΑ. Οἱ μέλλοντες ἀποκείρειν τὸν σκόλλυν ἔφηβοι, φησὶ Πάμφιλος, εἰσφέρουσι τῷ Ἡρακλεῖ μέγα ποτήριον πληρώσαντες οἴνου, ὃ καλοῦσιν οἰνιστηρίαν, καὶ σπείσαντες τοῖς συνελθοῦσι διδόασι πιεῖν. ΟΛΛΙΞ. Πάμφιλος ἐν Ἀττικαῖς Λέξεσι τὸ ξύλινον ποτήριον ἀποδίδωσι.

Traduction française :

[11,494] (494) Ptolémée les fait venir en leur ordonnant d'apporter en même temps les registres sur lesquelles étaient écrites les pensions qu'il faisait. Le roi prend ces registres, y jette les yeux, et lui dit aussi : Mais tu as été payé. Or, voici comment : Il y avait plusieurs noms écrits sur ces registres, entre autres Soteere, Sosigène, Bion, Apollonos, Dion. Ptolémée, regardant ces noms, lui dit : «Eh bien, admirable interprète, prends la première syllabe so de Sotère, la seconde si de Sosigène, la première bi de Bion, et la dernière os d'Apollonos, tu trouveras qu'en réunissant ces syllabes, selon ton ingénieuse critique, cela fait ton nom, et que tu as reçu ce que tu demandes ; car pour me servir des termes d'Eschyle, (494b) tu te trouves pris là par tes propres plumes, non par celles d'autrui, en ne t'occupant que de solutions futiles, et dont il ne résulte aucun avantage.» (86) HOLMOS. C'est le nom d'un vase à boire (poteerion) fait en forme de petite corne. Ménesthène le rappelle ainsi dans le liv. 4 de ses Politiques : «Une albatane torse et un holmos d'or. Or, l'holmos est un vase à boire (poteerion) fait comme une petite corne à peu près de la hauteur d'une coudée.» (87) OXYBAPHON. On donne, dans l'usage ordinaire, ce nom à ce vase qui sert à mettre le vinaigre ; mais c'est aussi le nom d'un vase à boire (poteerion) dont Cratinus fait mention dans sa Pytine : (494c) «Comment donc le faire cesser de boire ? oh ! je le sais ; je vais briser tous ses conges, je renverserai, foudroierai ses barillets, et tous les vases qui servent à la boisson; il ne lui restera même plus un oxybaphe à verser le vin.» Antiphane montre clairement, dans sa Mystis, que l'oxybaphe est une espèce de petit calice, de terre cuite. Il s'agit d'une vieille qui aimait à boire, et qui, voulant un grand calice, parle avec dédain d'un oxybaphe, comme d'un trop petit calice. (494d) Or, un autre acteur lui dit: «A. Oui, je gagnerai cela sur toi. En effet, que ce calice a une forme attrayante ! par les dieux, il est digne de l'appareil brillant de la fête que nous célébrons. N'avons-nous pas assez bu de garum, ces jours derniers, dans des oxybaphes de terre? B. Ah ! mon enfant, puissent les dieux combler de bien l'ouvrier qui t'a fait, tant à cause de ta belle symétrie, que de ta solidité!» Nous devons aussi prendre l'oxybaphe pour un vase à boire (poteerion), dans les Babyloniens d'Aristophane, (494e) lorsqu'il dit que les démagogues ou orateurs d'Athènes demandèrent deux oxybaphes à Bacchus qui allait plaider sa cause. Assurément on ne peut entendre ici ce mot que d'un vase à boire (ekpooma). En outre, l'oxybaphe que l'on posait, et dans lequel on lançait les latages en jouant au cottabe, ne pouvait être qu'un vase à boire d'une ouverture fort large. Eubule fait aussi mention l'oxybaphe, comme d'un vase à boire, dans sa Meunière : «... et avoir bu sans mesure dans l'oxybaphe commun : ensuite le vin jura qu'il n'était que de vrai vinaigre ; et le vinaigre, de son côté, jurait (494f) qu'il était plutôt du vin que l'autre.» (88) OINEESTEERIA. Pamphile dit que ceux qui vont se tondre les cheveux de certaine partie de la tête, présentent à Hercule, dans un de ses temples, un grand vase à boire (poteerion) plein de vin, lequel vase se nomme oineesteeria, et après en avoir fait des libations ils en donnent à boire à ceux qui y sont venus en même temps. ONYX. Pamphile, dans ses Termes Attiques, donne le mot onyx pour le nom d'un vase à boire (poteerion) de bois.





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Dernière mise à jour : 10/01/2008