HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI

ταῖς



Texte grec :

[11,461] (4) (461) ἄξιον δ´ ἐστὶ ζητῆσαι εἰ οἱ ἀρχαῖοι μεγάλοις ἔπινον ποτηρίοις. Δικαίαρχος μὲν γὰρ ὁ Μεσσήνιος, ὁ Ἀριστοτέλους μαθητής, ἐν τῷ περὶ Ἀλκαίου μικροῖς φησιν αὐτοὺς ἐκπώμασι κεχρῆσθαι καὶ ὑδαρέστερον πεπωκέναι. Χαμαιλέων δ´ ὁ Ἡρακλεώτης ἐν τῷ περὶ Μέθης, εἴ γε τῆς φωνῆς μνημονεύω, φησίν· «Εἰ δὲ οἱ ταῖς ἐξουσίαις χρώμενοι καὶ τῷ πλουτεῖν προτιμῶσι τὴν μέθην ταύτην, οὐδὲν θαυμαστόν. Οὐκ ἔχοντες γὰρ ἑτέραν ἡδονὴν ταύτης καλλίω οὐδὲ μᾶλλον εὐχερῆ καταφεύγουσιν εἰκότως ἐπὶ τὸν οἶνον. (461b) Ὅθεν δὴ καὶ τὰ μεγάλα τῶν ἐκπωμάτων ἐπιχώρια γέγονε τοῖς δυνάσταις. Οὐ γὰρ παλαιὸν οὐδὲ τοῦτό γέ ἐστι παρὰ τοῖς Ἕλλησιν, ἀλλὰ νεωστὶ εὑρέθη πεμφθὲν ἐκ τῶν βαρβάρων. Ἐκεῖνοι γὰρ ἀπεστερημένοι τῆς παιδείας ὁρμῶσιν ἐπὶ τὸν πολὺν οἶνον καὶ πορίζονται τροφὰς περιέργους καὶ παντοίας. Ἐν δὲ τοῖς περὶ τὴν Ἑλλάδα τόποις οὔτ´ ἐν γραφαῖς οὔτ´ ἐπὶ τῶν πρότερον εὑρήσομεν ποτήριον εὐμέγεθες εἰργασμένον πλὴν τῶν ἐπὶ τοῖς ἡρωικοῖς. Τὸ γὰρ ῥυτὸν ὀνομαζόμενον μόνοις τοῖς ἥρωσιν ἀπεδίδοσαν. Ὃ καὶ δόξει τισὶν ἔχειν ἀπορίαν, εἰ μή τις ἄρα φήσειε διὰ τὴν ὀξύτητα (461c) τῆς ἐπιφανείας τῶν δαιμόνων καταδειχθῆναι τοῦτο. Χαλεποὺς γὰρ καὶ πλήκτας τοὺς ἥρωας νομίζουσι καὶ μᾶλλον νύκτωρ ἢ μεθ´ ἡμέραν. Ὅπως οὖν μὴ διὰ τὸν τρόπον, ἀλλὰ διὰ τὴν μέθην φαίνωνται τοιοῦτοι, δημιουργοῦσιν αὐτοὺς πίνοντας ἐκπώμασι μεγάλοις. Καί μοι δοκοῦσι λέγειν οὐ κακῶς οἱ φάσκοντες τὸ μέγα ποτήριον φρέαρ ἀργυροῦν εἶναι. » Ἐν τούτοις ἀγνοεῖν ἔοικεν ὁ Χαμαιλέων ὅτι οὔκ ἐστι μικρὸν τὸ παρ´ Ὁμήρῳ (461d) διδόμενον τῷ Κύκλωπι ὑπ´ Ὀδυσσέως κισσύβιον. Οὐ γὰρ ἂν τρὶς πιὼν οὕτως κατηνέχθη ὑπὸ μέθης τηλικοῦτος ὤν. Ἦν οὖν καὶ τότε μεγάλα ποτήρια, εἰ μὴ αἰτιάσεταί τις τὴν δύναμιν τοῦ οἴνου, ἣν αὐτὸς Ὅμηρος ἐξηγήσατο, ἢ τὸ ἄηθες τῆς πόσεως τοῦ Κύκλωπος, ἐπεὶ τὰ πολλὰ ἐγαλακτοπότει. Ἢ τάχα καὶ βαρβαρικὸν ἦν τὸ ἔκπωμα, εἴπερ μέγα ἦν, ἐκ τῆς Κικόνων εἰλημμένον λείας. Τί οὖν ἔχομεν λέγειν περὶ τοῦ Νέστορος ποτηρίου, ὃ μόλις ἂν νέος βαστάσαι ἴσχυεν, «Νέστωρ δ´ ὁ γέρων ἀμογητὶ ἄειρε, (461e) περὶ οὗ καὶ αὐτοῦ διδάξει τι ἡμᾶς ὁ Πλούταρχος. Ὥρα οὖν κατακλίνεσθαι. (5) Καὶ κατακλιθέντων «Ἀλλὰ μήν», ὁ Πλούταρχος ἔφη, «κατὰ τὸν Φλιάσιον ποιητὴν Πρατίναν. Οὐ γᾶν αὐλακισμέναν ἀρῶν, ἀλλ´ ἄσκαφον ματεύων, κυλικηγορήσων ἔρχομαι, οὐ τῶν Κυλικράνων εἷς ὑπάρχων, οὓς χλευάζων Ἕρμιππος ὁ κωμῳδιοποιὸς ἐν τοῖς Ἰάμβοις φησίν· «Εἰς τὸ Κυλικράνων βαδίζων σπληνόπεδον ἀφικόμην· εἶδον οὖν τὴν Ἡράκλειαν καὶ μάλ´ ὡραίαν πόλιν.» Ἡρακλεῶται δ´ εἰσὶν οὗτοι οἱ ὑπὸ τῇ Οἴτῃ κατοικοῦντες, (461f) ὥς φησι Νίκανδρος ὁ Θυατειρηνός, ὀνομασθῆναι φάσκων αὐτοὺς ἀπό τινος Κύλικος γένος Λυδοῦ, ἑνὸς τῶν Ἡρακλεῖ συστρατευσαμένων. Μνημονεύει δ´ αὐτῶν καὶ Σκυθῖνος ὁ Τήιος ἐν τῇ ἐπιγραφομένῃ Ἱστορίῃ λέγων οὕτως· «Ἡρακλῆς λαβὼν Εὔρυτον καὶ τὸν υἱὸν ἔκτεινε φόρους πρήσσοντας παρ´ Εὐβοέων.

Traduction française :

[11,461] (4) (461) Mais pour revenir à la question qu'il s'agit d'examiner, voyons donc si les anciens buvaient dans de grands vases : poteeriois. Dicéarque de Messène, disciple d'Aristote, dit, dans ce qu'il a écrit au sujet d'Alcée, que les anciens ne se servaient que de petits vases (poteeriois), et qu'ils buvaient leur vin beaucoup détrempé; mais, si je m'en souviens bien, Chaméléon d'Héraclée dit, dans son Traité de l'Ivresse : «Il n'est pas étonnant que les gens puissants et riches préfèrent la débauche du vin à tout. Ne connaissant pas de plaisir plus honnête, ni plus facile à prendre, c'est avec raison qu'ils ont sur-le-champ recours au vin. (461b) Voilà pourquoi les grands vases sont devenus particuliers aux gens puissants ; mais cet usage n'est pas ancien, et ce ne sont pas les Grecs qui l'ont imaginé ; mais on sait qu'il est nouvellement venu des Barbares. En effet, ceux-ci, privés de toute éducation, s'abandonnent sans discrétion au vin, et veulent des mets aussi recherchés que variés ; mais aucun lieu de la Grèce, aucun tableau, aucun monument ancien ne nous apprend que l'on eût fait autrefois un grand vase à boire, poteerion, si ce n'est lors des temps héroïques, car ce n'est qu'au héros qu'on donnait le rhyton ; ce qui semble présenter une difficulté à quelques-uns : à moins qu'on ne dise qu'on les a représentés avec le rhyton, pour désigner leur apparition subite et imprévue : (461c) en effet, l'antiquité supposait ces demi-dieux violents, prêts à frapper, la nuit surtout plus que le jour. Comme on a voulu attribuer ces faits violents à leur ivresse, on les a représentés buvants avec ces grands vases ; et pour moi, je pense que c'est avec raison qu'on a nommé puits d'argent tout grand vase à boire ; poteerion.» Mais ces détails de Caméléon me semblent montrer qu'il ignorait que le cissybion, (461d) dans lequel Ulysse présente à boire au cyclope Polyphème, n'était pas un petit vaisseau, car un homme de cette taille n'aurait pas été abattu par le vin, pour l'avoir vidé trois fois : il y avait donc alors de grands vases à boire; à moins qu'on n'attribue cette ivresse à la force du vin, dont Homère parle, il est vrai; ou à ce que le cyclope qui vivait en grande partie de lait n'était pas accoutumé à l'autre boisson. Peut-être aussi, en le supposant grand, était-ce un de ces vases des Barbares, enlevé parmi les dépouilles des Ciconiens. Mais que dirons-nous donc du vase de Nestor, qu'un jeune homme pouvait à peine lever, tandis que Nestor, quoique déjà très âgé, le levait sans peine? (461e) Or, Plutarque va nous dire quelque chose sur ce vase. (Il est donc temps de nous coucher sur les lits. Dès qu'ils furent couchés). (5) Mais, Messieurs, dit Plutarque, pour parler avec Pratinas, poète de Phlionte, si je vais vous parler de vases, kylikoon, «Ce n'est pas qu'en homme insidieux je cherche à me procurer un champ bien labouré, ni que je désire un gobelet, hyphos,» Ni que je sois un de ces (kylikranes) Cylicranes, que le comique Ermippus badine dans ses Iambes, en ces termes : «Chemin faisant, je vins dans le pays montueux des Cylicranes : j'y vis donc Héraclée, qui certes est une très belle ville.» Or, ces Cylicranes sont les Héracléotes qui habitent au pied du mont Œta. (461f) Selon Nicandre de Thyatire, ils furent ainsi nommés d'un certain Kylix, Lydien, un de ceux qui accompagnèrent Hercule dans ses expéditions. Skythinus de Téos en parle ainsi dans son ouvrage intitulé Histoire : «Hercule, ayant pris Eurytus et son fils, les tua, parce qu'ils exigeaient des tributs des Eubéens ;





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Dernière mise à jour : 10/01/2008