HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI



Texte grec :

[11,484] (484) Τὸ μέντοι κωθωνίζεσθαι διά τινων ἡμερῶν δοκεῖ μοι ποιεῖν τινα καὶ τοῦ σώματος κάθαρσιν καὶ τῆς ψυχῆς ἄνεσιν. Γίγνονται γάρ τινες ἡμῖν ἐκ τῶν καθ´ ἡμέραν συμποσίων ἐπιπόλαιοι δριμύτητες· ταύταις οὖν ἐστι τῶν μὲν πόρων οἰκειότατος ὁ διὰ τῆς οὐρήσεως, τῶν δὲ καθάρσεων ἡ διὰ τῶν κωθωνισμῶν πρέπει μάλιστα. Κατανίζεται γὰρ τὸ σῶμα τοῖς οἴνοις· ὑγρὸν γὰρ καὶ θερμὸν ὁ οἶνος· τὸ δὲ ἀφ´ ἡμῶν διηθούμενον οὖρόν ἐστιν δριμύ. Τὰ γοῦν ἱμάτια τούτῳ χρώμενοι ῥύμματι πλύνουσιν οἱ γναφεῖς. (484b) Τρία δὲ παραφύλαττε ὅταν κωθωνίζῃ· μὴ πονηρὸν οἶνον πίνειν μηδὲ ἄκρατον μηδὲ τραγηματίζεσθαι ἐν τοῖς κωθωνισμοῖς. Ὅταν δ´ ἱκανῶς ἔχῃς ἤδη, μὴ κοιμῶ πρὶν ἂν ἐμέσῃς πλέον ἢ ἔλαττον. Εἶτα ἐὰν μὲν ἐμέσῃς ἱκανῶς, ἀναπαύου μικρὸν περιχεάμενος· ἐὰν δὲ μὴ δυνηθῇς ἱκανῶς κενῶσαι σαυτόν, πλείονι χρῆσαι τῷ λουτρῷ καὶ εἰς τὴν πύελον κατακλίθητι σφόδρα εἰς θερμὸν ὕδωρ. — » Πολέμων δ´ ἐν πέμπτῳ τῶν πρὸς Ἀδαῖον καὶ Ἀντίγονόν φησι· (484c) «Διόνυσος τέλειος καθήμενος ἐπὶ πέτρας· ἐξ εὐωνύμων δ´ αὐτοῦ Σάτυρος φαλακρός, ἐν τῇ δεξιᾷ κώθωνα μόνωτον ῥαβδωτὸν κρατῶν.» (68) ΛΑΒΡΩΝΙΑ ἐκπώματος Περσικοῦ εἶδος ἀπὸ τῆς ἐν τῷ πίνειν λαβρότητος ὠνομασμένον. Πλατὺ δ´ ἐστὶ τῇ κατασκευῇ καὶ μέγα· ἔχει δὲ καὶ ὦτα μεγάλα. Μένανδρος Ἁλιεῖ· «Εὐποροῦμεν, οὐδὲ μετρίως· ἐκ Κυίνδων χρυσίον, (484d) Περσικαὶ στολαὶ δ´ ἐκεῖναι πορφυρᾶ τε στρώματα ἔνδον ἔστ´, ἄνδρες, ποτηρίδια τορεύματα κἀκτυπωμάτων πρόσωπα, τραγέλαφοι, λαβρώνια. » Ἐν δὲ Φιλαδέλφοις· «Ἤδη δ´ ἐπιχύσεις διάλιθοι, λαβρώνιοι, Πέρσαι δ´ ἔχοντες μυιοσόβας ἑστήκεσαν.» Ἵππαρχος δ´ ἐν Θαίδ· «Ὁ λαβρώνιος δ´ ἔσθ´ οὗτος ὄρνις; {Β.} Ἡράκλεις, (484e) ποτήριον χρυσοῦς διακοσίους ἄγον. {Α.} περιβοήτου, φιλτάτη, λαβρωνίου.» Δίφιλος Τιθραύστῃ καὶ ἄλλα γένη καταλέγων ποτηρίων φησί· «Πρίστις, τραγέλαφος, βατιάκη, λαβρώνιος. Ἀνδραποδιον δὴ ταῦθ´, ὁρᾷς, ἥκιστά γε, ἐκπωμάτων δ´ ὀνόματα. {Β.} Πρὸς τῆς Ἑστίας. {Α.} Ὁ λαβρώνιος χρυσῶν δέ, παῖδες, εἴκοσι.» (484f) Δίδυμος δ´ ὅμοιον εἶναί φησιν αὐτὸ βομβυλιῷ ἢ βατιακίῳ. (69) ΛΑΚΑΙΝΑΙ κυλίκων εἶδος οὕτως λεγόμενον ἢ ἀπὸ τοῦ κεράμου, ὡς τὰ Ἀττικὰ σκεύη, ἢ ἀπὸ τοῦ σχήματος ἐπιχωριάσαντος ἐκεῖ, ὥσπερ - - - αἱ Θηρίκλειαι λέγονται. Ἀριστοφάνης Δαιταλεῦσι· Συβαρίτιδάς τ´ εὐωχίας, καὶ Χῖον ἐκ Λακαινᾶν (κυλίκων) μέθυ ἡδέως καὶ φίλως.

Traduction française :

[11,484] (484) néanmoins je pense qu'une débauche de vin (kohthohnizesthai) de quelques jours purge le corps, et détende les ressorts de l'âme. Les repas que nous faisons tous les jours donnent lieu à des acrimonies redondantes; or, la voie la plus convenable pour les éconduire est celle des urines, et c'est à quoi peuvent le plus contribuer les purgations qui résultent de ces débauches passagères. En effet, le vin étant chaud et humectant, détrempe la fibre et les humeurs. Il faut encore remarquer que l'urine que nous rendons est acrimonieuse, et c'est pour cela que les foulons s'en servent à nétoyer les habits.» (484b) «Mais il y a trois choses à observer lorsqu'on se livre à ces débauches : 1 °. de ne pas boire de mauvais vin; 2°. de ne pas en boire de pur; 3°. de ne pas manger de friandises de dessert lorsqu'on boit ainsi plus qu'à l'ordinaire. Lorsque vous aurez passablement bu, ne dormez pas avant d'avoir vomi plus ou moins. Après avoir suffisamment vomi, allez reposer lorsque vous aurez pris un petit bain. Si vous ne pouvez pas vous faire assez évacuer, restez plus longtemps au bain, et prenez une position horizontale dans la baignoire, et que l'eau soit bien chaude.» (484c) Polémon, liv. 5 de l'ouvrage cité ci-devant, dit que Bacchus était représenté d'un âge fait, assis sur un rocher, ayant à sa gauche un Satyre chauve, qui tenait de la main droite un cothon seul, orné de losanges. (68) LABRONIA. C'est une sorte de vase à boire (ekpoomatos) de Perse, ainsi nommé de ce qu'on y peut boire largement. Il est très évasé, et d'une grande continence. Les anses en sont aussi fort grandes. Ménandre parle du labronion dans ce passage de son Pêcheur : «Lorsqu'un homme a une riche fortune, il peut aussi avoir un buffet garni en or, des robes pourpres (484d) de Perse, de petits vases ornés de reliefs, de figures en bosse, des tragelaphes, des labronions.» Il dit encore dans ses Philadelphes, au masculin : «Déjà l'on avait apporté le vase à verser le vin, des labronioi enrichis de pierreries, et l'on avait placé des Perses avec des chasse-mouches.» Hipparque écrit dans sa Thaïs : «A. Ce labronios est venu bien à propos. B. Ma foi, c'est un vase à boire (484e) qui pèse deux cents pièces d'or. O ! ma chère, le fameux labronios!» Diphile, faisant le détail de quelques vases dans sa Pithrauste, rappelle aussi le labronios : «A. Un tragelaphe, un pristis, une batiaque, un labronios. B. Mais ce sont là des noms d'esclave. A. Non certes; par Vesta ! ce sont des noms de vases à boire. Mais mes enfants, ce labronios vaut vingt pièces d'or.» (484f) Didyme dit que le labronion est semblable au bombylion (biberon), et à la petite batiaque. (69) LAKAINAI. C'est une espèce de vases à boire, ou de calices ainsi appelés de la terre dont on les fait, comme les Attiques, ou de la forme particulière qu'ils ont dans le lieu, comme les thériclées ont eu leur nom. Aristophane en parle dans ses Dœtalées: «Des festins de Sybaris, et du Chio pris avec plaisir et amitié dans des calices lakaines ou lacédémoniens.»





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Dernière mise à jour : 10/01/2008