HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI

ἀργυροῦς



Texte grec :

[11,480] (480) Ναὸς Βυζαντίων, ἐν ᾧ Τρίτων κυπαρίσσινος ἔχων κρατάνιον ἀργυροῦν, σειρὴν ἀργυρᾶ, καρχήσια βʹ ἀργυρᾶ, κύλιξ ἀργυρᾶ, οἰνοχόη χρυσῆ, κέρατα δύο. Ἐν δὲ τῷ ναῷ τῆς Ἥρας τῷ παλαιῷ φιάλαι ἀργυραῖ λʹ, κρατάνια ἀργυρᾶ βʹ, χύτρος ἀργυροῦς, ἀποθυστάνιον χρυσοῦν, κρατὴρ χρυσοῦς, Κυρηναίων ἀνάθημα, βατιάκιον ἀργυροῦν.» ΚΡΟΥΝΕΙΑ. Ἐπιγένης Μνηματίῳ· «Κρατῆρες, κάδοι, ὁλκεῖα, κρουνεῖ´. {Β.} Ἔστι γὰρ κρουνεῖα; {Α.} Ναί.» (480b) ΚΥΑΘΙΣ, κοτυλῶδες ἀγγεῖον. Σώφρων ἐν τῷ ἐπιγραφομένῳ μίμῳ «Γυναῖκες αἳ τὰν θεὸν φαντὶ ἐξελᾶν· «ὑποκατώρυκται δὲ ἐν κυαθίδι τρικτὺς ἀλεξιφαρμάκων.» (60) ΚΥΛΙΞ. Φερεκράτης Δουλοδιδασκάλῳ· «Νυνὶ δ´ ἀπόνιζε τὴν κύλικα δώσων πιεῖν, ἔγχει τ´ ἐπιθεὶς τὸν ἡθμόν.» Ταῦτα δ´ ἐστὶ κεράμεα ποτήρια καὶ λέγεται ἀπὸ τοῦ κυλίεσθαι τῷ τροχῷ· ἀφ´ ὧν καλεῖται τό τε κυλικεῖον, ἐν ᾧ τίθεται τόπῳ τὰ ποτήρια, κἂν ἀργυρᾶ τυγχάνῃ ὄντα, καὶ τὸ κυλικηγορεῖν, ὅταν ἐπὶ τῇ κύλικί τις ἀγορεύῃ. (480c) Ἀθηναῖοι δὲ καὶ τὴν ἰατρικὴν πυξίδα καλοῦσι κυλιχνίδα διὰ τὸ τῷ τόρνῳ κεκυλίσθαι. Ἐγένοντο δ´ ἐπίσημοι κύλικες αἵ τε Ἀργεῖαι καὶ αἱ Ἀττικαί. Καὶ τῶν μὲν Ἀττικῶν μνημονεύει Πίνδαρος ἐν τοῖσδε· «Ὦ Θρασύβουλ´, ἐρατᾶν ὄχημ´ ἀοιδᾶν τοῦτό τοι πέμπω μεταδόρπιον. Ἐν ξυνῷ κεν εἴη συμπόταισίν τε γλυκερὸν καὶ Διωνύσοιο καρπῷ καὶ κυλίκεσσιν Ἀθηναίαισι κέντρον - - -.» Αἱ δ´ Ἀργεῖαι δοκοῦσι καὶ τὸν τύπον ἔχειν διάφορον πρὸς τὰς Ἀττικάς. Φοξαὶ γοῦν ἦσαν τὸ χεῖλος, (480d) ὡς Σιμωνίδης φησὶν ὁ Ἀμόργιος· «Αὐτὴ δὲ φοξίχειλος Ἀργείη κύλιξ,» ἡ εἰς ὀξὺ ἀνηγμένη, οἷοί εἰσιν οἱ ἄμβικες καλούμενοι. Τὸ γὰρ φοξὸν ἐπὶ τούτου τάττουσι, καθότι Ὅμηρος ἐπὶ τοῦ Θερσίτου· «Φοξὸς ἔην κεφαλήν.» Καὶ ἔστιν οἷον φαοξός, ὁ πρὸς τὰ φάη ὀξὺς ὁρώμενος. (61) Διάφοροι δὲ κύλικες γίνονται καὶ ἐν τῇ τοῦ συσσίτου ἡμῶν Ἀθηναίου πατρίδι Ναυκράτει. (480e) Εἰσὶν γὰρ φιαλώδεις μέν, οὐ κατὰ τόρνον, ἀλλ´ ὥσπερ δακτύλῳ πεποιημέναι, καὶ ἔχουσιν ὦτα τέσσαρα, πυθμένα εἰς πλάτος ἐκτεταμένον (πολλοὶ δ´ ἐν τῇ Ναυκράτει κεραμεῖς ἀφ´ ὧν καὶ ἡ πλησίον τῶν κεραμείων πύλη Κεραμικὴ καλεῖται) καὶ βάπτονται εἰς τὸ δοκεῖν εἶναι ἀργυραῖ. Ἐπαινοῦνται δὲ καὶ αἱ Χῖαι κύλικες, ὧν μνημονεύει Ἕρμιππος ἐν Στρατιώταις· «Χία δὲ κύλιξ ὑψοῦ κρέμαται περὶ πασσαλόφιν.» (480f) Γλαύκων δ´ ἐν ταῖς Γλώσσαις Κυπρίους φησὶ τὴν κοτύλην κύλικα καλεῖν. Ἑρμῶναξ δ´ ἐν Συνωνύμοις οὕτως γράφει· «Ἄλεισον, ποτήριον, κύπελλον, ἄμφωτις, σκύφος, κύλιξ, κώθων, καρχήσιον, φιάλη.» Ἀχαιὸς δὲ ὁ Ἐρετριεὺς ἐν Ἀλκμαίωνι ἀντὶ τοῦ κύλικες παραγώγως κυλιχνίδας εἴρηκε διὰ τούτων· «Ἀλλ´ ὡς τάχιστα μέλανα δεῦρ´ ἀμνὸν φέρειν κοινόν τε χρὴ κρατῆρα καὶ κυλιχνίδας.» Καὶ Ἀλκαῖος ἐν τῷ ..·

Traduction française :

[11,480] (480) Quant au temple des Byzantins, il y a un Triton de bois de cyprès, qui tient un cratanion d'argent, une chaîne d'argent, deux carcheses d'argent, un pot d'argent à verser le vin, et deux cornes; mais dans l'ancien temple de Junon, il y a trente phiales d'argent, deux cratanions d'argent, une bassine d'argent, un apothysanion d'or, un cratère d'or, offrande des Cyrénéens, et un plat d'argent.» KROYNEIA. Epigène en fait mention, dans son Petit Sépulcre : «Des cratères, des cades, des holcées, des krouneia, mais ce sont des krouniai.» (480b) KYATHIS. La cyathis est un vase dont la cavité est arrondie. Sophron écrit dans le mime, intitulé les Femmes : «Lesquelles, dit-on, se sont rendu favorable la déesse ; mais l'on a caché par dessous, dans une cyatide, un alexipharmaque broyé.» (60) KYLIX. Phérécrate dit, dans son Doulodidascale, ou Valet-Maître : «Maintenant rince ce calice, pour donner à boire, en y ajoutant ce qui a coulé par la passoire.» Or, les calices sont des vases de terre, et qui ont été appelés kylix en grec, du mot kylioo, je tourne, parce qu'on les forme sur la roue, et c'est de kylix qu'on a fait kylikeion, buffet à serrer les calices ou vases à boire ; même ceux d'argent. On en a encore formé le verbe kylikeegorein pour dire disserter sur les calices. (480c) Mais les Athéniens ont donné le nom de kylikis à la boîte des médecins, parce qu'elle est faite au tour. Les calices Attiques et les Argiens ont été fort renommés. Pindare fait mention des Attiques dans ce passage : «Ô Thrasibule! je t'envoie, pour dessert, cette provision de chansons aimables. Ce sera un surcroît de douceur, tant pour les convives que pour la liqueur de Bacchus, et un nouvel aiguillon en faveur des calices d'Athènes.» Mais les calices Argiens semblent avoir été d'une forme différente de ceux de l'Attique; car ils se terminaient en pointe à leurs bords, (480d) comme le dit Simonide d'Amorgos : «Mais ce calice est phoxicheilos, ou élevé en pointe, tels que sont ceux qu'on appelle ambix.» C'est pourquoi on leur a donné l'épithète de phoxos, pointu avec certain arrondissement, comme Homère le dit de Thersite. «Il était phoxos, pointu par la tête.» Or, on a dit phoxos dans le sens de "pros ta phaee oxys horoomenos", c'est-à-dire, qui paraît pointu à la lumière. (61) On fait des calices de différentes formes, même à Naucrate, patrie d'Athénée, (480e) un de nos convives. Ils ont l'apparence des phiales, ne sont pas faits à la roue, mais comme modelés au doigt. Le fond en est large, et l'on y voit quatre anses. Il y a beaucoup de potiers de terre (kerameis) à Naucrate, et c'est d'eux que l'on a nommé céramique l'embouchure du Nil, voisine de cette ville. Du reste, leurs vases sont recouverts d'une couleur qui les ferait prendre pour de l'argent. On vante aussi les calices de Chio, dont Ermippus fait mention dans ses Soldats : «Mais un calice de Chio est suspendu en haut à des chevilles.» (480f) Glaucon dit, dans ses Gloses, que les Cypriotes donnent le nom de calice à la cotyle. Hipponax nomme ces vases-ci dans ses Synonymes : L'aleison, le pooteerion, le kypellon, l'amphootis, le scyphus, le calice, le cothon, le carchèse, la phialée. Achée d'Érétrie, dans son Alcmœon, a fait de kylix le mot kylichnis : «Apporte ici, et bien vite, du vin rouge seulement, un cratère pour tout le monde, et à chacun sa kylichnis, ou son calice.» Alcée dit:





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Dernière mise à jour : 10/01/2008