HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI

οὕτω



Texte grec :

[11,479] (479) Ἀπολλόδωρος δὲ ποτηρίου τι γένος ὑψηλὸν καὶ ἔγκοιλον. Πᾶν δὲ τὸ κοῖλον κοτύλην, φησίν, ἐκάλουν οἱ παλαιοί, ὡς καὶ τὸ τῶν χειρῶν κοῖλον· ὅθεν καὶ κοτυλήρυτον αἷμα τὸ ἀμφοτέραις ταῖς χερσὶν ἀρυσθῆναι δυνάμενον. Καὶ ἐν κοτύλῃ δέ τις παιδιὰ καλεῖται, ἐν ᾗ κοιλάναντες τὰς χεῖρας δέχονται τὰ γόνατα τῶν νενικηκότων οἱ νενικημένοι καὶ βαστάζουσιν αὐτούς. Διόδωρος δ´ ἐν Ἰταλικαῖς Γλώσσαις καὶ Ἡράκλειτος, ὥς φησι Πάμφιλος, τὴν κοτύλην καλεῖσθαι καὶ ἡμίναν, παρατιθέμενος Ἐπιχάρμου· (479b) «Καὶ πιεῖν ὕδωρ διπλάσιον χλιαρόν, ἡμίνας δύο. » Καὶ Σώφρων «Κατάστρεψον, τέκνον, τὰν ἡμίναν.» Κοτυλίσκην δ´ εἴρηκε Φερεκράτης ἐν Κοριαννοῖ· «Τὴν κοτυλίσκην μηδαμῶς.» Ἀριστοφάνης ἐν Ἀχαρνεῦσι· «Κοτυλίσκιον τὸ χεῖλος ἀποκεκρουμένον.» Κοτύλη δὲ καλεῖται καὶ ἡ τοῦ ἰσχίου κοιλότης, καὶ αἱ τοῦ πολύποδος ἐν ταῖς πλεκτάναις ἐπιφύσεις παραγώγως κοτυληδόνες. Καὶ τὰ κύμβαλα δ´ Αἰσχύλος ἐν Ἠδωνοῖς κοτύλας εἴρηκεν· «Ὃ δὲ χαλκοδέτοις κοτύλαις ὀτοβεῖ.» (479c) Μαρσύας δέ φησι τὸ ἐν τῷ ἰσχίῳ ὀστοῦν καλεῖσθαι ἄλεισον καὶ κύλικα. Κοτυλίσκος δὲ καλεῖται ὁ ἱερὸς τοῦ Διονύσου κρατηρίσκος, καὶ οἷς χρῶνται οἱ μύσται, ὡς Νίκανδρός φησιν ὁ Θυατειρηνὸς παρατιθέμενος τὸ ἐκ Νεφελῶν Ἀριστοφάνους· «Μηδὲ στέψω κοτυλίσκον.» Σιμμίας δὲ ἀποδίδωσι τὴν κοτύλην ἄλεισον. (58) ΚΟΤΤΑΒΙΣ. Ἁρμόδιος ὁ Λεπρεάτης ἐν τῷ περὶ τῶν κατὰ Φιγάλειαν Νομίμων διεξιὼν περὶ τῶν ἐπιχωρίων δείπνων γράφει καὶ ταῦτα· «Καθαγισάντων ταῦτα ἐν κεραμέᾳ κοτταβίδι πιεῖν ἑκάστῳ μικρόν, καὶ ὁ προσφέρων ἂν εἶπεν εὐδειπνίας. » (479d) Ἡγήσανδρος δ´ ὁ Δελφὸς ἐν Ὑπομνήμασιν, ὧν ἀρχὴ «Ἐν τῇ ἀρίστῃ πολιτείᾳ, φησίν· ὁ καλούμενος κότταβος παρῆλθεν εἰς τὰ συμπόσια καὶ περὶ Σικελίαν, ὥς φησιν Δικαίαρχος, πρῶτον εἰσαγαγόντων. Τοσαύτη δὲ ἐγένετο σπουδὴ περὶ τὸ ἐπιτήδευμα ὥστε εἰς τὰ συμπόσια παρεισφέρειν ἆθλα κοτταβεῖα καλούμενα. Εἶτα κύλικες αἱ πρὸς τὸ πρᾶγμα χρήσιμαι μάλιστ´ εἶναι δοκοῦσαι κατεσκευάζοντο, καλούμεναι κοτταβίδες. Πρὸς δὲ τούτοις οἶκοι κατεσκευάζοντο κυκλοτερεῖς, ἵνα πάντες εἰς τὸ μέσον τοῦ κοττάβου τεθέντος (479e) ἐξ ἀποστήματος ἴσου καὶ τόπων ὁμοίων ἀγωνίζοιντο περὶ τῆς νίκης. Οὐ γὰρ μόνον ἐφιλοτιμοῦντο βάλλειν ἐπὶ τὸν σκοπόν, ἀλλὰ καὶ καλῶς ἕκαστα αὐτῶν. Ἔδει γὰρ εἰς τὸν ἀριστερὸν ἀγκῶνα ἐρείσαντα καὶ τὴν δεξιὰν ἀγκυλώσαντα ὑγρῶς ἀφεῖναι τὴν λάταγα· οὕτω γὰρ ἐκάλουν τὸ πῖπτον ἐκ τῆς κύλικος ὑγρόν· ὥστε ἔνιοι μεῖζον ἐφρόνουν ἐπὶ τῷ καλῶς κοτταβίζειν τῶν ἐπὶ τῷ ἀκοντίζειν μέγα φρονούντων.» (59) (479f) ΚΡΑΤΑΝΙΟΝ. Μήποτε τὸ νῦν καλούμενον κρανίον ἔκπωμα οὕτως ὠνόμαζον οἱ ἀρχαῖοι. Πολέμων γοῦν ἢ ὅστις ἐστὶν ὁ ποιήσας τὸν ἐπιγραφόμενον Ἑλλαδικὸν περὶ τοῦ ἐν Ὀλυμπίᾳ λέγων Μεταποντίνων ναοῦ γράφει καὶ ταῦτα· «Ναὸς Μεταποντίνων, ἐν ᾧ φιάλαι ἀργυραῖ ρλβʹ, οἰνοχόαι ἀργυραῖ βʹ, ἀποθυστάνιον ἀργυροῦν, φιάλαι γʹ ἐπίχρυσοι.

Traduction française :

[11,479] (479) Selon Apollodore, c'est une sorte de vase à boire élevé et évidé. Or, les anciens appelaient cotyle toute chose creuse; c'est ainsi que le creux de la main était pour eux une cotyle, et qu'ils disaient, d'un sang qui coulait abondamment, kotylerrhyton, c'est-à-dire qu'on peut ramasser de chaque cotyle, ou de chaque main. Il y a aussi un jeu qu'on appelle encotyle, ou dans la cotyle, et dans lequel les vaincus faisant un creux de leurs deux mains, reçoivent les genoux des vainqueurs, et les portent ainsi. Diodore, dans ses Gloses Italiques, et Héraclite, comme le dit Pamphile, nous apprennent que la cotyle a aussi le nom d'hémine, et il cite ce passage d'Épicharme : (479b) «Et boire le double d'eau tiède, savoir, deux hémines.» Sophron dit : «Mon fils, renverse l'hémine.» Phérécrate a employé le mot kotyliskee dans sa Corianne : «Mais la cotyliskee, point du tout.» Aristophane se sert de kotyliskion dans ses Acharnes: «Un kotyliskion ébréché.» On appelle aussi cotylee, la cavité de l'ischion, où s'insère l'os de la cuisse. On a en outre transporté le sens de ce mot aux epiphyses, ou décrétions qui se voient aux bras des polyps, et on les a nommés cotyledons. Eschyle a donné le nom de cotyles aux cymbales dans ses Hedons, en disant : «Il fait retentir l'air de ses cotyles d'airain.» (479c) Marsias dit que l'os qui est dans l'ischion se nomme aleison, et calice. Le cratérisque, ou petit cratère de Bacchus, se nomme aussi cotyliscos, de même que les vases dont se servent les candidats, selon Nicandre de Thyatire, qui cite ce passage des Nuées d'Aristophane : «Je ne couronnerai pas non plus le cotylisque,» Mais Simmias interprète la cotyle par le mot aleison. (58) KOTTABIS. Harmodius de Léprée, parlant des usages des Phigaliens, s'exprime comme il suit, au sujet des soupers de leur contrée : «Lorsqu'on a consacré ces choses dans une cottabis de terre, on en donne à boire un peu à chacun, et celui qui le présente dit : Soupez bien .» (479d) Hégésandre de Delphes dit, dans ses Commentaires (dont le commencement est : «Dans le meilleur gouvernement, etc.» ) «Ce qu'on appelle cottabe a été introduit dans les festins à l'imitation de ce qui se pratiquait en Sicile, selon le rapport de Dicéarque. On conçut ensuite une si grande passion pour cet exercice, qu'on proposa aux festins des prix qui en portèrent le nom ; dès lors on fit des calices qu'on crut le mieux appropriés à la chose, et on les appela cottabides. Outre cela, on bâtit des salles rondes, (479e) afin que le cottabe, étant placé au centre, tous les joueurs pussent disputer le prix à une égale distance, et à de semblables places, car on s'appliquait non seulement à frapper au but, on voulait encore que tout fût fait avec grâces. En effet, il fallait d'abord s'appuyer sur le coude gauche, et faisant un mouvement circulaire de la droite lancer le latax avec souplesse. C'est ainsi qu'on appela la liqueur qui tombait du vase ; de sorte que nombre de personnes mettaient plus de gloire à bien jouer au cottabe, qu'à bien lancer un javelot.» (59) (479f) KRATANION. Les anciens n'auraient-ils pas nommé cratanion le vase à boire que nous appelons kranion. Polémon ou l'auteur quelconque de l'ouvrage intitulé l'HeIladique, parlant du temple que les Métapontins avoient à Olympie, écrit ce qui suit : «Il y a cent trente-deux phiales d'argent, deux pots d'argent à verser le vin, un apothysanion d'argent, trois phiales dorées.





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Dernière mise à jour : 10/01/2008