HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI

Θουκυδίδης



Texte grec :

[11,478] Πέρσας ἔχον καὶ γρῦπας ἐξώλεις τινὰς (478) τῶν Περσικῶν — {Β.} Εἰς κόρακας, ὦ μαστιγία. {Α.} Καὶ κόνδυ καὶ ψυκτῆρα καὶ κυμβίον.» Νικόμαχος δ´ ἐν πρώτῳ περὶ Ἑορτῶν Αἰγυπτίων φησί· «Τὸ δὲ κόνδυ ἐστὶ μὲν Περσικόν, τὴν δὲ ἀρχὴν ἣν Ἕρμιππος ἀστρολογικὸς ὡς ὁ κόσμος ἐξ οὗ τῶν θεῶν τὰ θαύματα καὶ τὰ καρπώσιμα γίνεσθαι ἐπὶ γῆς· διὸ ἐκ τούτου σπένδεσθαι. » Παγκράτης δ´ ἐν πρώτῳ Βοκχορηίδος· «Αὐτὰρ ὅ γε σπείσας ἐκ κόνδυος ἀργυφέοιο (478b) νέκταρ ἐπ´ ἀλλοδαπὴν οἶμον ἔβαινε πόδα.» ΚΟΝΩΝΕΙΟΣ. Ἴστρος ὁ Καλλιμάχειος ἐν πρώτῳ Πτολεμαίδος τῆς ἐν Αἰγύπτῳ πόλεως γράφει οὕτως· «Κυλίκων Κονωνείων ζεῦγος καὶ θηρικλείων χρυσοκλύστων ζεῦγος.» (56) ΚΟΤΥΛΟΣ. Τὰ μόνωτα ποτήρια κότυλοι, ὧν καὶ Ἀλκαῖος μνημονεύει. Διόδωρος δ´ ἐν τῷ πρὸς Λυκόφρονα παρὰ Σικυωνίοις καὶ Ταραντίνοις ἐπιπολάζειν φησὶ τὸ ἔκπωμα, εἶναι δ´ αὐτὸ λουτηρίῳ ἐοικὸς βαθεῖ. Ἔχει δὲ καὶ οὖς ἐνιαχῇ. Μνημονεύει δὲ αὐτοῦ καὶ Ἴων ὁ Χῖος «Κότυλον οἴνου πλέων» λέγων. (478c) Ἕρμιππος δὲ ἐν Θεοῖς· «Τόν τε κότυλον πρῶτον ἤνεγκ´ ἐνέχυρον τῶν γειτόνων.» Καὶ Πλάτων ἐν Διὶ κακουμένῳ «Τὸν κότυλον φέρει » φησί, καὶ Ἀριστοφάνης ἐν Βαβυλωνίοις. Εὔβουλος δ´ ἐν Ὀδυσσεῖ ἢ Πανόπταις· «Ὁ δ´ ἱερεὺς Εὐήγορος ἐν μέσοις αὐτοῖσιν ἑστὼς τὴν καλὴν σκευὴν ἔχων οἶνον ἐξέσπενδε κοτύλῳ.» Πάμφιλος δὲ ποτηρίου φησὶν εἶναι γένος, ἴδιον δ´ εἶναι Διονύσου. Πολέμων δ´ ἐν τῷ περὶ τοῦ Δίου Κῳδίου φησί· (478d) «Μετὰ δὲ ταῦτα τὴν τελετὴν ποιεῖ καὶ αἱρεῖ τὰ ἐκ τῆς θαλάμης καὶ νέμει ὅσοι ἄνω τὸ κέρνος περιενηνοχότες. Τοῦτο δ´ ἐστὶν ἀγγεῖον κεραμεοῦν ἔχον ἐν αὑτῷ πολλοὺς κοτυλίσκους κεκολλημένους· ἔνεισι δ´ ἐν αὐτοῖς ὅρμινοι, μήκωνες λευκοί, πυροί, κριθαί, πισοί, λάθυροι, ὦχροι, φακοί, κύαμοι, ζειαί, βρόμος, παλάθιον, μέλι, ἔλαιον, οἶνος, γάλα, ὄιον ἔριον ἄπλυτον. Ὁ δὲ τοῦτο βαστάσας οἷον λικνοφορήσας τούτων γεύεται.» (57) ΚΟΤΥΛΗ. Ἀριστοφάνης Κωκάλῳ· «Ἄλλαι ὑποπρεσβύτεραι γρᾶες Θασίου μέλανος μεστὸν κεραμευομέναις κοτύλαις μεγάλαις ἔγχεον ἐς σφέτερον δέμας οὐδένα κόσμον, ἔρωτι βιαζόμεναι μέλανος οἴνου ἀκράτου.» (478e) Σιληνὸς καὶ Κλείταρχος ἔτι τε Ζηνόδοτος τὴν κύλικα· «Πάντῃ δ´ ἀμφὶ νέκυν κοτυλήρυτον ἔρρεεν αἷμα.» Καί· «Πολλὰ μεταξὺ πέλει κοτύλης καὶ χείλεος ἄκρου.» Σιμάριστος δὲ τὸ λεπτὸν ποτήριον οὕτως καλεῖσθαι. Διόδωρος δὲ τὸν παρά τισι κότυλον κοτύλην ὠνομακέναι τὸν ποιητήν «Πύρνον καὶ κοτύλην. «Ὃν κύλικα μὲν οὐκ εἶναι, οὐ γὰρ ἔχειν ὦτα, παραπλήσιον δ´ ὑπάρχειν λουτηρίῳ βαθεῖ, ποτηρίου δὲ εἶδος εἶναι. Δύνασθαι δὲ καὶ τὸν παρὰ (478f) τοῖς Αἰτωλοῖς καί τισι τῶν Ἰώνων λεγόμενον κότυλον, ὃν ὅμοιον ὄντα τῷ προειρημένῳ ἓν οὖς ἔχειν.» Μνημονεύει δ´ αὐτοῦ Κράτης ἐν Παιδιαῖς καὶ Ἕρμιππος ἐν Θεοῖς. Ἀθηναῖοι δὲ μέτρον τι καλοῦσι κοτύλην. Θουκυδίδης· «Ἐδίδοσαν μὲν αὐτῶν ἑκάστῳ ἐπὶ ὀκτὼ μῆνας κοτύλην ὕδατος καὶ δύο κοτύλας σίτου.» Ἀριστοφάνης Προάγωνι· «Ὃ δ´ ἀλφίτων .. πριάμενος τρεῖς χοίνικας κοτύλης δεούσας εἴκος´ ἀπολογίζεται. »

Traduction française :

[11,478] où l'on voit des figures de Perses et des gryphons terribles, tels que ceux de la Perse. (478) A. Peste soit de toi ! coquin que tu es ! B. Mais il y a aussi un condy, un réfrigérant, une gondole (cymbion).» Nicomaque écrit, au paragraphe 1 de son ouvrage sur les Fêtes de l'Égypte, que le condy est un vase de Perse. «A son origine, il était formé comme le globe céleste d'où, dit Ermippe l'astrologue, les dieux manifestent leurs merveilles, et envoient sur terre les principes de sa fertilité, et voilà pourquoi on s'en sert dans les libations.» Pancrate dit, au paragraphe 1 de sa Conchoreeide: «Mais lui ayant versé du nectar d'un condy d'argent, (478b) il tourna ses pas pour aller dans un pays étranger. » KONOONIOS. Istrus, disciple de Callimaque, au paragraphe 1 de son ouvrage sur la Ville de Ptolémaïs d'Égypte, dit : «Une couple de calices de Conon, et une couple de thériclées ayant un couvercle d'or.» (56) KOTYLOS, le cotyle. Les cotyles sont des vases à boire qui n'ont qu'une anse, et dont Alcée fait mention. Diodore, dans ses remarques sur Lycophron, dit que ce vase à boire (ekpooma) est très commun à Sicyone, et semblable à un bassin profond dont on se sert pour se laver ; que d'ailleurs on en voit çà et là avec une anse. Ion de Chio rappelle ce vase en disant : «Un cotyle plein de vin.» Ermippe écrit, (478c) dans ses Dieux : «Il apporta d'abord un cotyle, comme le gage des voisins.» Platon dit, dans son Jupiter irrité : «Il apporte un cotyle.» Aristophane, dans ses Babyloniens, Eubule dans son Ulysse, ou les Panoptes, en font mention ; celui-ci dit: «Mais le prêtre Euegore, debout au milieu d'eux, et magnifiquement vêtu, fit les libations en versant le vin avec un cotyle.» Selon Pamphile, le cotyle est une espèce de vase, mais particulier à Bacchus. Polémon dit, en parlant de la toison de Jupiter : (478d) «Après cela, il fait les cérémonies sacrées de l'initiation, tire le cotyle de son étui, et distribue une portion à chacun de ceux qui ont porté le kernos, vase de terre qui contient dans sa capacité plusieurs petits cotyles agglutinés, et dans lesquels il y a des jets de plantes, des pavots blancs, du froment, de l'orge, des pois, de la gesse, des ciceroles, des lentilles, des fèves, de l'épeautre, de l'avoine, un petit cabas de figues sèches, du miel, de l'huile, du vin, du lait, de la laine de brebis non lavée, et celui qui a porté cela, y a part comme s'il eût porté le van.» (57) KOTYLEE, la kotyle. Aristophane parle de la cotyle, dans son Cocale: «D'autres vieilles femmes, cédant à la passion impérieuse qui les portait vers un bon vin rouge de Thase, s'en abreuvèrent largement le corps, en vidant à l'aise de grandes cotyles de terre.» . (478e) Silène, Clitarque et Zénodote ont parlé de ce vase (Homère a dit) : «Le sang coulait, à le ramasser par cotyle, tout autour du cadavre.» On a dit aussi : «Il se passe bien des choses entre la cotyle et le bout des lèvres.» Selon Simariste, c'est un vase à boire blanc. Diodore dit que «le poète (Homère) a dit la cotyle pour ce que d'autres appellent le cotyle. «Un morceau de pain et une cotyle.» Or, la cotyle n'est pas ce qu'on appelle ordinairement calice, parce qu'elle n'a pas deux anses, et c'est une espèce de vase à boire dont la forme est analogue à celle d'un vase profond destiné à se laver. En outre, ce peut être (478f) ce que quelques Étoliens et quelques Ioniens appellent un cotyle, vase semblable à ceux dont il a été parlé, et qui a une anse.» Cratès, dans ses Jeux, et Ermippe dans ses Dieux, ont fait mention de la cotyle. Les Athéniens donnent ce nom à une sorte de mesure. Thucydide dit à ce sujet : «On leur donna à chacun par jour une cotyle d'eau pendant huit mois, et deux cotyles de farine.» Aristophane dit, dans son Proagon : «Mais lui, ayant acheté trois chœnix de farine où il manquait une cotyle ; il déduisit vingt (oboles) du paiement.»





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Dernière mise à jour : 10/01/2008