HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI

μὴν



Texte grec :

[11,474] «Σὺ δὲ μηκέτ´ ἔγχει, παιδάριον, εἰς ἀργυροῦν, εἰς τὸ βαθὺ δ´ ἐπανάγωμεν· εἰς τὸν κάνθαρον, (474) παιδάριον, ἔγχει, νὴ Δί´ εἰς τὸν κάνθαρον.» Ἐπιγένης Ἡρωίνῃ· «Ἀλλ´ οὐδὲ κεραμεύουσι νῦν τοὺς κανθάρους, ὦ τάλαν, ἐκείνους τοὺς ἁδρούς, ταπεινὰ δὲ καὶ γλαφυρὰ πάντες .... ὡσπερεὶ αὐτὰ τὰ ποτήρι´, οὐ τὸν οἶνον πιόμενοι.» (48) Σωσικράτης Φιλαδέλφοις· «Λεπτὴ δὲ κυρτοῖς ἐγγελῶσα κύμασιν αὔρα, κόρη Σκείρωνος, ἡσύχῳ ποδὶ (474b) προσῆγε πρᾴως καὶ καλῶς τὸν κάνθαρον.» Φρύνιχος Κωμασταῖς· «Εἶτα κεραμεύων ἂν οἴκοι σωφρόνως Χαιρέστρατος ἑκατὸν ἂν τῆς ἡμέρας ἔκλαιεν οἴνου κανθάρους. » Νικόστρατος Διαβόλῳ· «Ἡ ναῦς δὲ πότερον εἰκόσορός ἐστ´ ἢ κύκνος ἢ κάνθαρος; τουτὶ γὰρ ἂν πύθωμ´ ἔτι, αὐτὸς περανῶ τὰ πάντ´. {Β.} Ἀμέλει κυκνοκάνθαρος· (ἐξ ἀμφοτέρων τούτων κεκεραμευμένος)» Μένανδρος δὲ Ναυκλήρῳ· «Ἥκει λιπὼν Αἰγαῖον ἁλμυρὸν βάθος (474c) Θεόφιλος ἡμῖν, ὦ Στράτων. Ὡς ἐς καλὸν τὸν υἱὸν εὐτυχοῦντα καὶ σεσωσμένον πρῶτος λέγω σοι τόν τε χρυσοῦν κάνθαρον. {ΣΤΡ.} Ποῖον; τὸ πλοῖον; {Α.} Οὐδὲν οἶσθας, ἄθλιε.» (Καὶ μετ´ ὀλίγα·) «{ΣΤΡ.} Τὴν ναῦν σεσῶσθαί μοι λέγεις; {Α.} Ἔγωγε μὴν κείνην ναῦν Καλλικλῆς ἐποίησε τὸν καλούμενον, Εὐφράνωρ δ´ ἐκυβέρνα Θούριος.» Πολέμων δ´ ἐν τοῖς πρὸς Ἀντίγονον περὶ Ζωγράφων φησίν· «Ἀθήνησιν ἐν τῷ τοῦ Πειρίθου γάμῳ πεποίηκεν (474d) Ἵππυς τὴν μὲν οἰνοχόην καὶ τὸ κύπελλον λίθινα, χρυσῷ τὰ χείλη περιτεραμνίσας, τὰς δὲ κλισίας ἐλατίνας χαμᾶζε ποικίλοις στρώμασι κεκοσμημένας, ἐκπώματα δὲ κεραμέους κανθάρους, καὶ τὸν λύχνον ὁμοίως τὸν ἐκ τῆς ὀροφῆς ἐξηρτημένον, ἀνακεχυμένας ἔχοντα τὰς φλόγας.» Ὅτι δὲ καὶ ἀπὸ Κανθάρου κεραμέως ὠνομάσθη τὸ ἔκπωμα Φιλέταιρός φησιν ἐν Ἀχιλλεῖ· «Πηλεύς· ὁ Πηλεὺς δ´ ἐστὶν ὄνομα κεραμέως, (474e) ξηροῦ λυχνοποιοῦ, Κανθάρου, πενιχροῦ πάνυ, ἀλλ´ οὐ τυράννου, νὴ Δί´.» Ὅτι δὲ καὶ γυναικεῖον κοσμάριόν ἐστιν κάνθαρος Ἀντιφάνης εἴρηκεν ἐν Βοιωτίᾳ. (49) ΚΑΡΧΗΣΙΟΝ. Καλλίξεινος ὁ Ῥόδιος ἐν τοῖς περὶ Ἀλεξανδρείας φησὶν ὅτι ποτήριόν ἐστιν ἐπίμηκες, συνηγμένον εἰς μέσον ἐπιεικῶς, ὦτα ἔχον μέχρι τοῦ πυθμένος καθήκοντα. Ἐστὶ δὲ ἱκανῶς ἐπίμηκες (τὸ) ποτήριον τὸ καρχήσιον, (474f) καὶ τάχα διὰ τὸ ἀνατετάσθαι οὕτως ὠνόμασται. Ἀρχαιότατον δ´ ἐστὶ ποτήριον τὸ καρχήσιον, εἴ γε ὁ Ζεὺς ὁμιλήσας Ἀλκμήνῃ ἔδωκε δῶρον αὐτὸ τῆς μίξεως, ὡς Φερεκύδης ἐν τῇ δευτέρᾳ ἱστορεῖ καὶ Ἡρόδωρος ὁ Ἡρακλεώτης. Ἀσκληπιάδης δ´ ὁ Μυρλεανὸς κεκλῆσθαί φησιν αὐτὸ ἀπό τινος τῶν ἐν τῇ νηὶ κατασκευασμάτων. Τοῦ γὰρ ἱστοῦ τὸ μὲν κατωτάτω πτέρνα καλεῖται, ᾗ ἐμπίπτει εἰς τὴν ληνόν, τὸ δ´ οἷον εἰς μέσον τράχηλος, τὸ δὲ πρὸς τῷ τέλει καρχήσιον.

Traduction française :

[11,474] «Çà, valet, verse-moi dans ce vase d'argent, dans ce vase profond ; (474) allons, dis-je, verse dans ce canthare.» Et ailleurs : «Çà, valet, verse; verse, dis-je, par Jupiter ! dans ce canthare.» Epigène écrit, dans son Héroïne : «Ha ! malheureux que je suis ! les potiers ne font plus de ces grands canthares : ce ne sont plus que de petits vases, bien polis, il est vrai ; mais qu'ils semblent ne faire que pour les avaler plutôt que le vin.» (48) Sosicrates dit, dans ses Philadelphes : «Un vent léger, qui frisait la surface de l'onde, amena doucement et joliment la canthare de la fille de Sciron, sans qu'il fût besoin (474b) de toucher au cordage qui fixait la voile.» Phrynicus parle du canthare dans ses Comastes: «Ensuite Chérestrate, qui vit si régulièrement en faisant chez lui des vases de terre, gémissait (de voir avaler) cent canthares de vin par jour.» Nicostrate écrit, dans son Calomniateur : Diaboloo : «A. Mais, est-ce un vaisseau à vingt bancs de rameurs, ou un cygne, ou un canthare? car si je vous demande cela, c'est parce que c'est moi qui ai soin de tout. B. C'est absolument un cygne-canthare, pot composé de l'un et de l'autre. » Ménandre écrit, dans son Nauclère : «A. O Straton ! voici enfin (474c) Théophile qui nous est arrivé après avoir franchi la mer Égée. Quel avantage pour moi de t'amener le premier ce fils sain et sauf, et en outre ce canthare doré. STR. Quel canthare entends-tu ? A. Eh ! le vaisseau.» Peu après il dit : «Le navire, me dis-tu, est arrivé à bon port ? B. Oui, ce navire, le mien; celui, dis-je, qu'a construit Calliclès, et dont le nommé Euphranor de Thurie est le pilote.» Polémon, dans son ouvrage sur les Peintres, dédié à Antigonus, dit (474d) qu'Hippée fit en pierre, aux noces de Pirithoüs, un pot à verser le vin et un kypellon, dont il recouvrit les bords en or ; mais que quant aux lits, il les fit de sapin, sans pieds, et les orna de tapis de divers dessins, etc. Les vases à boire étaient des canthares. Au plancher supérieur était suspendu une lampe dont la lumière se répandait en se divisant selon certain nombre de becs. Philétaire dit, dans son Achille, que ce vase à boire fut nommé canthare du nom du potier qui l'inventa. «A. Pelée. B. Mais Pelée c'est le nom d'un potier, (474e) d'un pauvre malheureux faiseur de lampes de terre, et non, par Jupiter ! celui d'un roi.» Antiphane a écrit, dans sa Béotienne, que « Le cantharus est aussi un ornement de femme.» (49) KARCHEESION. Callixène de Rhodes nous apprend, dans ce qu'il a écrit sur Alexandrie, que le carchesium est un vase allongé, un peu resserré vers son milieu, ayant des anses qui s'étendent jusqu'à son fond. (474f) Ce vase un peu long a peut-être eu son nom de sa longueur. Or, il est fort ancien, puisque Jupiter ayant joui d'Alcmène lui en donna un pour prix de cette jouissance, comme le rapportent Phérécyde, liv. 2, et Hérodore d'Héraclée. Asclépiade de Myrlée dit qu'on l'a ainsi nommé de certaine partie de la mâture des navires, car la partie inférieure du mât se nomme le talon ; c'est celle qui tombe dans le leenos ; la partie près du milieu se nommait tracheelos, le cou, et l'on appelait carchesium celle qui approchait de l'extrémité supérieure.





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Dernière mise à jour : 10/01/2008