HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI

Ἔστι



Texte grec :

[11,472] Ὅτι δὲ διαφέρει σαφῶς παρίστησι Καλλίξεινος ἐν τοῖς (472) περὶ Ἀλεξανδρείας φάσκων τινὰς ἔχοντας θηρικλείους πομπεύειν, τοὺς δὲ καρχήσια. Ὁποῖον δ´ ἐστὶ τὸ καρχήσιον ἐν τοῖς ἑξῆς λεχθήσεται. Καλεῖται δέ τις καὶ θηρίκλειος κρατήρ, οὗ μνημονεύει Ἄλεξις ἐν Κύκνῳ· «Φαιδρὸς δὲ κρατὴρ θηρίκλειος ἐν μέσῳ ἕστηκε λευκοῦ νέκταρος παλαιγενοῦς πλήρης, ἀφρίζων· ὃν λαβὼν ἐγὼ κενὸν τρίψας, ποήσας λαμπρόν, ἀσφαλῆ βάσιν στήσας, συνάψας καρπίμοις κισσοῦ κλάδοις (472b) ἔστεψα.» θηλυκῶς δὲ τὴν θηρίκλειον εἶπε Μένανδρος ἐν Θεοφορουμένῃ· «Μέσως μεθύων τὴν θηρίκλειον ἔσπασε.» Καὶ ἐν Μηναγύρτῃ· «Προπίνων θηρίκλειον τρικότυλον.» Καὶ Διώξιππος ἐν Φιλαργύρῳ· «Τῆς θηρικλείου τῆς μεγάλης χρεία ἐστί μοι. {ΑΙΣΧ.} Εὖ οἶδα. {Α.} Καὶ τῶν Ῥοδιακῶν. Ἥδιστα γὰρ ἐκ τῶν τοιούτων, Αἰσχρέα, ποτηρίων εἴωθα πίνειν.» Πολέμων δ´ ἐν πρώτῳ περὶ τῆς Ἀθήνησιν Ἀκροπόλεως οὐδετέρως ὠνόμασεν εἰπών· (472c) «Τὰ χρυσᾶ θηρίκλεια ὑπόξυλα Νεοπτόλεμος ἀνέθηκεν.» (44) Ἀπολλόδωρος δ´ ὁ Γελῷος ἐν Φιλαδέλφοις ἢ Ἀποκαρτεροῦντί φησιν· «Ἐφεξῆς στρώματ´, ἀργυρώματα, θηρίκλειοι καὶ τορευτὰ πολυτελῆ ποτήρια ἕτερα.» Ἀριστοφῶν δ´ ἐν Φιλωνίδῃ· «Τοιγαροῦν ἐμοὶ μὲν ἀρτίως ὁ δεσπότης δι´ ἀρετὴν τῶν θηρικλείων εὐκύκλωτον ἀσπίδα, ὑπεραφρίζουσαν, τρυφῶσαν, ἴσον ἴσῳ κεκραμένην, (472d) προσφέρων ἔδωκεν· οἶμαι, χρηστότητος οὕνεκα. Εἶτ´ ἐλευθέραν ἀφῆκε βαπτίσας ἐρρωμένως.» Θεόφιλος δ´ ἐν Βοιωτίᾳ· «Τετρακότυλον δὲ κύλικα κεραμέαν τινὰ τῶν θηρικλείων, πῶς δοκεῖς, κεραννύει καλῶς, ἀφρῷ ζέουσαν. Οὐδ´ ἂν Αὐτοκλῆς οὕτως μὰ τὴν Γῆν εὐρύθμως τῇ δεξιᾷ ἄρας ἐνώμα.» (472e) Ἐν δὲ Προιτίσι· «Καὶ κύλικα - - - θηρίκλειον εἰσφέρει πλέον ἢ κοτύλας χωροῦσαν ἕπτ´ Ἀγαθῆς Τύχης.» ΙΣΘΜΙΟΝ. Πάμφιλος ἐν τοῖς περὶ Ὀνομάτων Κυπρίους τὸ ποτήριον οὕτως καλεῖν. (45) ΚΑΔΟΣ. Σιμμίας ποτήριον, παρατιθέμενος Ἀνακρέοντος· «Ἠρίστησα μὲν ἰτρίου λεπτοῦ μικρὸν ἀποκλάς, οἴνου δ´ ἐξέπιον κάδον. » Ἐπιγένης δ´ ἐν Μνηματίῳ φησίν· «Κρατῆρες, κάδοι, (472f) ὁλκεῖα, κρουνεῖ´. {Β.} Ἔστι γὰρ κρουνεῖα; {Α.} Ναί· λουτήρι´—ἀλλὰ τί καθ´ ἕκαστον δεῖ λέγειν; ὄψει γὰρ αὐτός. {Β.} Βασιλέως υἱὸν λέγεις Καρῶν ἀφῖχθαι δηλαδὴ Πιξώδαρον.» Ἡδύλος Ἐπιγράμμασι·

Traduction française :

[11,472] mais Callixène montre clairement, (472) dans son Histoire d'Alexandrie, que ce vase était différent : «Dans cette pompe, les uns portaient des thériclées, les autres des carchesium.» Je dirai plus loin ce qu'était le carchesium. Il y avait aussi un cratère qu'on appelait thériclée. Alexis en parle dans son Cycnus. «Au milieu était un cratère thériclée, plein d'un nectar blanc très vieux, et couvert d'écume. Je le pris, le vidai, le nettoyai jusqu'à le rendre bien brillant ; puis le posant solidement sur sa base, j'y arrangeai des branches de lierre portant son fruit, (472b) dont je le couronnai.» Ménandre a fait le mot thériclée féminin, en grec, dans sa Femme enthousiaste: «A demi-ivre, il avala la thériclée .» Et dans son Ménagyrte, ou Prestigiateur : «Lui portant la santé avec une thericlée de trois cotyles.» Dioxippe dit, dans son Phylargyre, ou qui aime l'argent : « A. J'ai actuellement besoin de la grande thériclée. B. Je sais cela. A. Et des rhodiaques ; car c'est dans ces sortes de vases que j'ai coutume de boire avec plaisir, et largement.» Polémon, parlant de la citadelle d'Athènes, a dit theerikleia au neutre pluriel : (472c) «Néoptolème y consacra, ou suspendit des thériclées d'or dont le pied était de bois.» (44) Apollodore de Géla, dans ses Philadelphes, ou son Apocarteroon, fait de suite mention de tapis, de vases d'argent, de thériclées ornés de reliefs, et d'autres vases à boire très riches. Aristophane écrit, dans sa pièce intitulée Philonide: «C'est pourquoi notre maître me présenta dernièrement, pour récompense de mes services, le large ventre d'un de ces thériclées, bien tourné, tout couvert de l'écume d'un vin délicieux (472d) mêlé avec égale quantité d'eau : or, je ne doute pas que c'est parce qu'il avait bien reconnu ma fidélité. Enfin, m'ayant bienfait boire, il me déclara femme libre.» Théophile n'a pas oublié ce vase dans sa Béotienne : «Mais il mêle, comment crois-tu? on ne peut mieux, certes, un de ces calices thériclées de terre, contenant quatre cotyles, et la liqueur s'y couvre d'écume en bouillonnant. Non, par la terre! jamais Autoclès n'a appuyé son bras avec tant de grâce sur l'articulation de l'épaule.» (472e) Et dans ses Prœtides : «Il apporte dans la salle un calice thériclée contenant plus de sept cotyles, pour porter la santé de la bonne fortune.» ISTHMON, ou ISTHMION. Pamphile rapporte, dans son ouvrage sur les Noms, qu'on appelle isthmon certain vase à boire (45) KADOS. Simmias désigne ainsi un vase à boire, en rapportant ce passage d'Anacréon : «J'ai dîné en rompant une croûte d'itrion, et j'ai bu un cade de vin.» Épigène dit, dans son Mneemation, ou petit Monument sépulcral : «A. Des cratères, des cades, (472f) des holcées, des krounia, il y a aussi des kronnianes : mais qu'est-il besoin de vous détailler tout ? vous le verrez de vos propres yeux. B. Mais ne dis-tu pas que Pixodare, le fils du roi, est arrivé ?..» On lit dans les épigrammes d'Hédyle :





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Dernière mise à jour : 10/01/2008